Une délégation de l'Assemblée populaire nationale (APN) composée des députés de sept partis, notamment le Parti des travailleurs, le FLN, le RND, le MSP et El Islah, s'est rendue, lundi dernier, au siège de l'ambassade des Etats-Unis à Alger pour exprimer «sa profonde préoccupation» et «condamner» les agressions israéliennes contre les peuples libanais et palestinien.
A défaut d'être reçue par l'ambassadeur, c'est au chargé des affaires culturelles de l'ambassade qu'elle a remis en définitive une motion destinée au gouvernement américain. Dans celle-ci, les députés affirment que «nos responsabilités nous imposent de nous adresser, à travers l'ambassadeur des Etats-Unis à Alger, au gouvernement américain qui est pour tout le monde le détenteur de la décision en ce qui concerne la guerre de destruction massive menée par l'armée israélienne». Ils ajoutent : «Depuis le début de son agression, non seulement il lui fournit les armes, mais justifie ses opérations barbares. Il s'est opposé à toute résolution dénonçant l'Etat hébreu au sein du Conseil de sécurité et à toutes les tentatives de cessez-le-feu, même après la destruction de la moitié du Liban, poussant à l'exil un million de personnes et tuant un millier de civils dont le tiers sont des enfants et nourrissons.» Après avoir rappelé les mise en garde des organisations humanitaires quant à «une catastrophe humanitaire au Liban, en interdisant l'acheminement des dons humanitaires aux
Libanais», les parlementaires se demandent s'il ne s'agit pas d'«un massacre collectif qui entre dans le cadre des crimes contre l'humanité et les crimes de guerre».
Le groupe de députés exprime sa solidarité sans conditions avec le Liban, annonce son «refus de tout plan de morcellement colonial, en joignant sa voix à celle des «millions à travers le monde, y compris aux États-Unis et en Israël, qui réclament un cessez-le-feu immédiat et le retrait de l'armée israélienne du Liban, sans conditions préalables».
Les parlementaires dénoncent en outre «le kidnapping du président du Parlement palestinien par le gouvernement israélien en violation de toutes les lois internationales», et réclament «sa libération ainsi que celle de tous les parlementaires et ministres palestiniens, et l'arrêt des raids israéliens sur Ghaza et la Cisjordanie ainsi que la levée du blocus sur elles pour mettre fin à l'opération criminelle visant à affamer ces deux peuples», souligne la motion.
publié le 9 Août 2006 par Amar Rafa
Copyright 2006. La tribune, Alger









