La culture palestinienne sur la scène algérienne

Films et lectures théâtrales au programme de Marhaba Falastine

Alger et Blida sont parmi les villes des cinq continents qui célèbrent la culture palestinienne jusqu'au 26 mai

Alger et Blida, à l'instar des autres villes des cinq continents, expriment leur solidarité au peuple palestinien en rendant hommage à sa culture, à travers des projections de films et des séances de lecture théâtrale. «Depuis le 15 mai jusqu'au 15 juin 2006, des dizaines de villes des cinq continents lancent une série d'évènements culturels, sous le label «Bienvenue la Palestine».

 

A Paris, Barcelone, Madrid, Bruxelles, Tokyo, Alger, Le Caire, Beyrouth, Montréal, Buenos Aires, New York, Bamako, Casablanca, Blida, Tunis, Damas, Munich, Londres des chanteurs, musiciens, poètes, écrivains, peintres, cinéastes, et des personnalités engagées du monde entier présentent leurs réalisations dans des cafés et lieux de vie pour rencontrer les publics et célébrer la culture et la résistance palestiniennes», expliquent les organisateurs. En Algérie, cette manifestation est organisée par l'association Chrysalide, l'association El Ikhtilef, l'Espace Noun, la filmathèque Zinet et le café Ben dali à Blida.

 

Le film de Samir Abdallah et José Reynès, Ecrivains des frontières, a inauguré cette manifestation le 18 mai à Alger. Conçu sous la forme d'un carnet de voyages, le film relate la visite de la délégation d'écrivains qui se sont rendus en Palestine, suite à l'appel du poète palestinien Mahmoud Darwish, membre fondateur du Parlement international des écrivains assiégé à Ramallah. «Nous voulons écouter et faire entendre d'autres voix dans le fracas de la guerre, celle des écrivains, des artistes, des universitaires, de tous ceux qui préparent l'avenir Opposer à la logique de la guerre, non pas une force d'interposition mais des forces d'interprétation», a affirmé, dans le film, l'écrivain français Christian Salmon.

 

Le public aura également l'occasion d'assister à la projection de Kafr Kassem de Borhane Alaouié, un des chefs-d'oeuvre du cinéma arabe, les Dupes de Tewfik Salah, El Djana el an (le Paradis maintenant) de Hany Abu Assad, Sanaoud (On reviendra) de Mohamed Slim Riad et, enfin, du film Route 181, fragments d'un voyage en Palestine-Israël qui propose un regard inédit sur les habitants de Palestine-Israël, le regard commun d'un Israélien et d'un Palestinien. C'est le compte-rendu de deux mois de tournage réalisé en 2002 par Eyal Sivan et Michel Khleifi. Ils ont donné la parole aux hommes et aux femmes, Israéliens et Palestiniens, jeunes ou vieux, civils ou militaires

Des lectures théâtrales sont également prévues, notamment celle du récit Retour à Haïfa de Ghassan Kanafani. Selon les critiques, l'auteur «va au plus profond du conflit qui oppose Palestiniens et Israéliens, nous livrant un double testament, littéraire et politique, d'une rare intensité. Les dix nouvelles qui précèdent, tirées de trois recueils parus successivement en 1961, 1962 et 1965, permettront de mieux connaître cet écrivain trop tôt disparu et qui est, assurément, l'une des figures les plus attachantes de la littérature arabe contemporaine».

 

    par Farida Belkhiri