Sur l'initiative de la Fondation Moufdi Zakaria, création prochaine d'un Club de poésie

Pour l''heure, la fondation est à la recherche de poètes et hommes de lettres qui constitueraient les membres fondateurs de ce club. Le poète Aboul Kacem Khemmar, chargé du projet de création de ce club, exprimera à l''occasion le souhait que «tous les établissements culturels adoptent la démarche de la fondation afin de permettre l''exposition des nouveautés de la scène littéraire et intellectuelle».

De son côté, le directeur général de la Bibliothèque nationale, Amine Zaoui, a salué l''initiative de proclamation de la Journée de la poésie coïncidant avec la date du décès de Moufdi Zakaria dont le nom est «synonyme de la révolution algérienne». M. Zaoui relèvera que, cette année, cette commémoration coïncide également avec la célébration de la victoire de la résistance libanaise sur l''ennemi israélien.

A ce propos, le représentant de la Fondation Moufdi Zakaria dira que cette rencontre poétique «tient lieu d''un éloge pour ceux qui ont donné un exemple de résistance». L''intervena nt a précisé que, en plus de l''Algérie qui était le thème récurrent de son oeuvre, le poète a fait sienne la cause palestinienne et les questions arabes. Le poème Qol ya Djamel composé à l''issue de l''agression tripartite (Angleterre, France et Israël) contre l''Egypte en 1956 est un exemple de cet engagement pour les causes justes.

La parole a ensuite été donnée à plusieurs poètes, des plasticiens et des musiciens venus principalement du rassemblement des poètes organisé depuis le 15 août à Tipasa. Accompagnés au luth par Mohamed Boulifa, les poètes ont déclamé leurs plus belles créations sur, entres autres thèmes, la patrie, la nation arabe, la Palestine et l''amour.

Moufdi Zakaria, de son vrai nom Zakari Cheikh Ould, est né le 12 juin 1908 à Beni Isguen et a poursuivi ses études à Annaba puis à l''école El Khaldounia et l''université Zeytouna en Tunisie avant de regagner l''Algérie en 1926. Son oeuvre a été dans sa majorité consacrée au mouvement national. En plus de son Iliade sur l''Algérie composée de 1 001 vers et de l''hymne national Qassaman, Moufdi Zakaria a écrit la Flamme sacrée (1961), Sous l''ombre des oliviers (1966), A l''inspiration de l''Atlas (1976).

Reda Cadi


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