Une fresque pour la paix dans le monde sera réalisée par des artistes Algériens et Français à Cherchell

Des plasticiens, sculpteurs et designers algériens de l'Union nationale des arts et de la culture (UNAC) et français du collectif Solo Sary ont entamé, dimanche dernier, la réalisation d'une fresque pour la paix à Cherchell.

Cette oeuvre collective est un travail «improvisé» pour dénoncer d'une manière «artistique» les guerres dans le monde. Ce travail a été programmé dans le cadre de l'exposition «Rencontre d'été», manifestation ayant débuté le 1er août à Cherchell, à laquelle participent ces artistes. Abdelhamid Laroussi, artiste et président de l'UNAC, a précisé que cette fresque sera l'expression des artistes des deux rives condamnant artistiquement «les guerres dans le monde en général, et particulièrement l'attaque israélienne contre le Liban».

La plasticienne Jo Tachon, vice-présidente du collectif d'artistes Solo Sary de Lyon, renchérira en ajoutant que l'objectif de cette oeuvre est d'exprimer le refus des artistes de «toute sorte de guerre dans le monde» avec «une pensée pour le Liban» et le peuple libanais qui subit la plus condamnable des agressions qu'Israël ait commises dans la région.Allant dans ce sens, Michel Remy Bez, le président de Solo Sary, tout en appelant à l'arrêt des massacres et des guerres dans le monde, dira qu'«aucune guerre ne sera justifiable», notamment les bombardements des écoles.

La «Rencontre d'été» fait par ailleurs escale à Alger avec la tenue, jusqu'à jeudi prochain, d'une exposition collective des artistes algériens et français à la galerie Mohamed Racim. Comme la fresque, l'exposition est placée sous le signe de la solidarité avec le Liban. Une quarantaine de tableaux, dont une majorité traitant du thème de la paix, y sont présentés. Ainsi, Zahia Kaci a consacré une des deux toiles semi-figuratives qu'elle expose au Liban. Il en est de même pour Salah Hioun et Noureddine Chegrane qui évoquent la paix dans leurs oeuvres. Quant à Mohamed Massen, il a monté une installation autour d'un poème de Paul Eluard. Aux côtés des artistes algériens, on retrouve également Walid Boukrif, Algérien résidant en France, qui expose des oeuvres réalisées en techniques mixtes (peinture à l'huile, fusain, pigments et acryliques) sur papier et toile qu'il place ensuite entre deux plaques de verre.Côté français, Chantal Moulin présente une peinture titrée Palestine ave c des textes de Mahmoud Derwiche, et Michel Rémy Bez, sculpteur et président de l'association Solorazy, collectif d'artistes de la ville de Lyon, a conçu une sculpture virtuelle en sons et lumières alors que Cathy Toussaint présente une série de paysages imaginaires avec une lune «qui doit briller pour tout le monde», dira-t-elle.

publié le 8 Août 2006 par Reda Cadi
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