Mahmoud Darwich, Une saison en poésie

Mahmoud DarwichMahmoud Darwich De janvier à décembre 2006, le Volcan - Scène nationale du Havre célèbre la poésie de Mahmoud Darwich, considéré comme le plus grand poète de langue arabe vivant. Sa poésie, loin d’être l’expression d’un lieu - La Palestine, où il est né - ou d’une époque, touche à l’universel. Raffinée et populaire à la fois. Ses mots pour chanter l’exil, l’amour d’une terre, l’amour d’une femme ou les joies et les souffrances du quotidien, sont d’une grande beauté et d’une grande sensualité.
Vous aurez l’occasion de rencontrer et d’entendre Mahmoud Darwich au cours de soirées exceptionnelles. Vous pourrez aussi emprunter les multiples chemins qui conduisent à son œuvre : soirées musicales avec du flamenco, du jazz, du maqâm, soirées poétiques, soirées théâtrales... Ces diverses propositions artistiques renvoient l’écho de sa poésie dans le monde et l’écho du monde dans sa poésie.
En février 2006, paraît chez Actes Sud un nouveau recueil de poèmes de Mahmoud Darwich Ne t’excuse pas. Toute l’œuvre du poète est traduite en français par l’historien Elias Sanbar, conseiller artistique de cette manifestation. Sans lui, ce voyage poétique ne serait guère possible.

Informations pratiques

Tous les spectacles programmés jusqu’en juin 2006 dans le cadre de la manifestation « Mahmoud Darwich, une saison en poésie », sont accessibles dès maintenant à la location :
. Accueil /billetterie hall du Petit Volcan - Espace Oscar Niemeyer du mardi au samedi de 14 h à 19 h
. Réservation par téléphone 02 35 19 10 20 aux mêmes horaires
. Billetterie en ligne http://www.levolcan.com/
. Le soir des spectacles

La caisse est ouverte une demi-heure avant la représentation

Le Volcan - Scène nationale du Havre
BP 1106 - 76063 Le Havre Cedex
téléphone : 02 35 19 10 10
télécopie : 02 35 19 10 00
site internet : http://www.levolcan.com/

Une vie, une œuvre

1942 Mahmoud Darwich naît près de Saint-Jean-d’Acre, en Galilée
1948 premier départ familial sur les routes de l’exil, au Liban
1950 retour clandestin en Galilée
1960-70 ses premiers poèmes lui valent d’être emprisonné à plusieurs reprises ; il milite au sein du Parti communiste israélien
1970 Mahmoud Darwich fuit Israël et s’installe à Beyrouth
1982 l’invasion israélienne du Liban pousse à nouveau le poète sur les routes de l’exil, à Tunis, puis au Caire et à Paris
1993 il démissionne du comité exécutif de l’OLP (Organisation de la libération de la Palestine)
Mahmoud Darwich vit aujourd’hui entre Amman, en Jordanie, et Ramallah en Palestine.
Son œuvre comprend vingt grands recueils de poésie - dont un inédit Ne t’excuse pas publié en février 2006 chez Actes Sud ; ainsi que plusieurs ouvrages en prose et de nombreux articles. Elle est traduite dans plus de quarante langues.

Principaux ouvrages

Publications Actes Sud

Au dernier soir sur cette terre (poèmes, 1994)
Une mémoire pour l’oubli (récit, 1994)
Pourquoi as-tu laissé le cheval à sa solitude ? (poèmes, 1996)
La Palestine comme métaphore (entretiens, 1997)
Le lit de l’étrangère (poèmes, 2000)
Murale (poème, 2003)
Ne t’excuse pas (poèmes, février 2006)

Publications Poésie / Gallimard

La terre nous est étroite et autres poèmes (2000)

      Elle, le soir

      Elle est seule, le soir
      et moi, comme elle, je suis seul...
      Entre moi et ses chandelles
      dans le restaurant hivernal,
      deux tables vides. [Rien ne trouble notre silence]
      Elle ne me voit pas quand je la vois
      cueillir une rose à sa poitrine.
      Je ne la vois pas quand elle me voit
      siroter un baiser de mon vin...
      Elle n’émiette pas son morceau de pain,
      et moi, je ne renverse pas l’eau
      sur la nappe en papier.
      [Rien ne ternit notre sérénité]
      Elle est seule et je suis seul
      devant sa beauté. Je me dis :
      Pourquoi cette fragilité ne nous unit-elle pas ?
      Pourquoi ne puis-je goûter son vin ?
      Elle ne me voit pas quand je la vois
      décroiser les jambes...
      Et je ne la vois pas quand elle me voit
      ôter mon manteau...
      Rien ne la dérange en ma compagnie,
      rien ne me dérange, nous sommes à présent
      unis dans l’oubli...
      Notre dîner, chacun seul, fut appétissant,
      la voix de la nuit était bleue.
      Je n’étais pas seul, elle n’était pas seule.
      Ensemble nous écoutions le cristal.
      [Rien ne brise notre nuit]

      Elle ne dit pas :
      L’amour naît vivant
      Et finit en idée.
      Moi non plus, je ne dis pas :
      L’amour a fini en idée.

      Mais il en a tout l’air...

      Extrait de :
      "Ne t’excuse pas"

      Mahmoud Darwich
      Poèmes traduits de l’arabe (Palestine) par Elias Sanbar
      Actes Sud, février 2006.



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