Biographie de Maissa Bey

De son vrai nom Samia Benameur, Maïssa Bey est née en 1950 à Ksar-el-Boukhari, petit village au sud d' Alger. Elle est professeur de français dans un lycée de l'Ouest algérien et mère de quatre enfants. "Au commencement était la mer..." est son premier roman. Elle a publié chez Grasset "Nouvelles d'Algérie" (1998) (tiré de "Cinq romans algériens" Marsa, France, 1998)
Elle a été « une enfant colonisée ». Son père , combattant du FLN, a été tué durant la guerre. Après des études au lycée Fromentin d’Alger, puis universitaires, Maïssa Bey est actuellement professeur de français dans son pays. Nourrie, imprégnée de culture française, elle écrit dans cette langue, dont elle déclare qu’ « il est bien plus réaliste de (la) considérer comme un acquis, un bien précieux, et peut-être même un « butin de guerre » ainsi que la définissait Kateb Yacine. »
Maïssa Bey est un pseudonyme ; « C’est ma mère qui a pensé à ce prénom qu’elle avait déjà voulu me donner à la naissance (...) Et l’une de nos grand-mères maternelles portait le nom de Bey.(...)C’est donc par des femmes que j’ai trouvé ma nouvelle identité, ce qui me permet aujourd’hui de dire, de raconter, de donner à voir sans être immédiatement reconnue. »

« Aujourd’hui, écrire , parler, dire simplement ce que nous vivons, n’est plus une condition nécessaire et suffisante pour être menacée. (...)Combien d’hommes, de femmes et d’enfants continuent d’être massacrés dans des conditions horribles, alors qu’ils se pensaient à l’abri, n’ayant jamais songé à déclarer publiquement leur rejet de l’intégrisme ? Il est certain qu’en écrivant, en rompant le silence, en essayant de braver la terreur érigée en système, je me place au premier rang dans la catégorie des personnes à éliminer. Pour moi, pour toute ma famille, j’essaie de préserver mon anonymat, du moins dans la ville où j’habite. » « A tous ceux qui me demandent pourquoi j’écris, je réponds tout d’abord qu’aujourd’hui je n’ai plus le choix., parce que l’écriture est mon ultime rempart, elle me sauve de la déraison et c’est en cela que je peux parler de l’écriture comme d’une nécessité vitale. »


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