Festival documentaire sur l'histoire coloniale, du 3 au 11 février 2007

Lundi 5 février, "De la responsabilité coloniale"

tarif : l'entrée sur libre participation.

14h : « L’insurrection de l’Ile rouge. Madagascar » Un film de Corinne Godeau
(1994, 55 mns)
Pour la première fois, la télévision française lève le voile sur un drame méconnu de l'histoire : l'insurrection populaire puis la répression militaire à Madagascar. En 1947, les nationalistes estiment que l'heure de l'indépendance est venue mais la IVème République tient à ses colonies. Le 29 mars, l'insurrection éclate : elle durera deux ans et fera 89.000 victimes. Une enquête où les deux parties - malgache et française - s'expriment.

20h30 : « Rwanda, Une République Devenue Folle, 1894-1994 » réalisé par Luc De Heusch
(1996, 1h12)
En 1994, plus de cinq cent mille Tutsi, hommes, femmes et enfants, périssaient dans le premier génocide qu'ait connu l'histoire africaine. Luc de Heusch, ethnologue et cinéaste, reconstitue le véritable visage de cette société déformée par l'idéologie coloniale d'abord, puis par celle du régime républicain. Un siècle d'histoire rwandaise : la colonisation allemande, la tutelle belge, le rôle de l'église, le drame de l'indépendance, la prise du pouvoir par Grégoire Kayibanda, la dictature de Juvénal Habyarimana, le déclenchement programmé des massacres.

Samedi 3 - Dimanche 4 - Lundi 5 - Mardi 6 - Mercredi 7 - Jeudi 8 - Vendredi 9 - Samedi 10 - Dimanche 11

Mardi 6 février, "Images d'une indépendance"

tarif : l'entrée sur libre participation.

20h30 : « 25 » ( Vinte cinco ) Réalisé par Zé Celso Martinez Corréa et Celso de Luca, du groupe brésilien Oficina.
Ce film fut présenté officiellement à Maputo le 25 juin 1976 lors du premier anniversaire de la République Populaire du Mozambique et dans sa version commerciale à Cannes en 1978. « 25 » est le produit d’un esprit internationaliste d’émancipation qui a irradié la vie d’une génération durant les éphémères années 70 et constitue un exemple d’un cinéma d’action porté par les idées de révolution et de libération.
En Présence de Gilles de Stal

Mercredi 7 février..

tarif : l'entrée sur libre participation.

Séance pour les enfants

16h : « Cocorico M. Poulet » de Jean Rouch
avec : DAMOURE ZIKA & LIAM IBRAHIM DIA (1974, 1h37)
Les tribulations de trois personnages qui vendent leurs poulets à bord d'une vieille 2CV en partant de la grande ville de Niamey au Niger jusqu'au fond de la brousse. Le voyage est ponctué d' événements insolites comme la rencontre de la femme-diablesse ou le passage du fleuve Niger, qui sont prétextes à de nombreuses palabres et discussions. Un film surprenant de drôlerie et de vitalité réalisé par le cinéaste-ethnologue Jean Rouch, grand amoureux de l'Afrique, en collaboration avec ses deux interprètes.

Une grande figure anti-coloniale

20h30 : « Frantz Fanon, mémoire d'asile » de Abdenour Zahzah et Bachir Ridouh
(2002, 54 mns)
Si le nom de Frantz Fanon évoque moins le psychiatre que le révolutionnaire, c’est pourtant par sa pratique auprès des malades qu’il a mesuré les inégalités et les injustices engendrées par le colonialisme. Une prise de conscience politique née de son engagement contre le nazisme, quand il a découvert que la hiérarchie de l’armée d’Afrique était bâtie sur la couleur de la peau. Archives et interviews témoignent de ce double parcours.
Né en Martinique en 1925, Frantz Fanon est nommé à 28 ans médecin chef de l’hôpital psychiatrique de Blida, au sud d'Alger. Il va s'employer à transformer ce bastion de la folie - "où les cris des malades ne doivent pas atteindre les chastes oreilles des bien-pensants" - en appliquant des thérapeutiques basées sur le travail manuel, le sport et l’expression artistique. Des méthodes révolutionnaires pour l’époque, impliquant malades indigènes, déconsidérés jusqu’ici, et personnel soignant. Ses idéaux le conduisent très vite à épouser la cause de la lutte de libération, en hébergeant et en soignant des combattants algériens. Contraint de démissionner, il poursuit la lutte en rejoignant le FLN à Tunis. Nommé ambassadeur itinérant en Afrique, il publie chez Maspéro "Dans l’enceinte de la révolution algérienne", interdit dès sa sortie. Malade, il se hâte de finir "Les Damnés de la terre", ouvrage sur l’aliénation du colonisé, et meurt aux Etats-Unis, un an avant l’indépendance de l’Algérie.
Débat en présence d’Alice Cherki, ancienne collaboratrice de Frantz Fanon, et auteur du livre « Frantz Fanon, Portrait »



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