Festival documentaire sur l'histoire coloniale, du 3 au 11 février 2007

Dimanche 11 février

tarif : l'entrée sur libre participation.

Congo : Monographie d’un catastrophe / Hommage à Thierry Michel

14h : « Zaïre, le cycle du serpent » de Thierry Michel
(1992, 120 mns)
Après trente années d'indépendance et vingt-cinq années de mobutisme, Thierry Michel a filmé pendant cinq semaines Kinshasa, la capitale du Zaïre. Kinshasa de la mendicité, des marginaux et des laissés-pour-compte. Kinshasa de la bourgeoisie d'affaires, des dignitaires religieux et militaires, Kinshasa enfin des quartiers populaires enterrant leurs morts victimes de la dictature.

16h : « Les derniers colons » de Thierry Michel
(1995, 160 mns)
Après trente ans de régime Mobutu, le Zaïre est au bord de la faillite. Les pillages et les émeutes de ces dernières années ont entraîné un exode massif des Européens. Mais certains Blancs ont décidé de rester coûte que coûte. A la manière d'un carnet de voyage à la première personne, Thierry Michel dresse le portrait de ces expatriés - diplomates, missionnaires, patrons, hommes d'affaires ou aventuriers - qui s'accrochent à cette terre d'Afrique.

20h : « Congo River » de Thierry Michel
(2006, 120 mns)
Sur les traces de Stanley, Congo river nous fait remonter de l'embouchure à la source le plus grand bassin fluvial du monde, celui du fleuve Congo. Tout au long de ses 4 371 km, nous découvrons les lieux témoins de l'histoire tumultueuse du pays, tandis que les archives nous rappellent le souvenir des personnages de la mythologie africaine qui en ont fait son destin : les colonisateurs Stanley et Léopold II, les dirigeants africains Lumumba et Mobutu.
Ce voyage au cœur de l'Afrique est un hymne à la vie, à l'égal de cette végétation indomptable qui enserre les rives du fleuve. Sur les berges, aux différentes étapes du voyage, les images égrènent les joies et les souffrances d'un peuple, les fêtes et les drames qui rythment l'existence des piroguiers, pêcheurs, commerçants, voyageurs, militaires, rebelles, enfants, soldats, miliciens maï-maï, femmes violées...

Dossier de Presse:

Le cinéma, une nouvelle source d’écriture

En partenariat avec la ville de Paris, l’association Confluences organise un festival documentaire sur l’histoire coloniale dont une importante partie est consacrée à l’Algérie.

Carte blanche est donnée samedi 3 février à Benjamin Stora avec comme invités Costa Gavras et Yves Boisset sur le thème « Des Images de la guerre d’Algérie ». La journée s’ouvre avec la diffusion Des années algériennes, une série documentaire de 4 h réalisée par Bernard Favre, produite par Philippe Alfonsi, et conçue par Benjamin Stora a été diffusée sur France 2 en septembre-octobre 1991, au moment du trentième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie. L’entreprise a nécessité deux ans de travail autour d’une centaine de témoins, des centaines d’heures de documents filmés (archives de l’INA et de l’ECPA). Il ne s’agissait pas de « raconter simplement la guerre d’Algérie, mais de la comprendre, sans excuser les différents acteurs. Tous les points de vue sont représentés, du soldat à l’immigré algérien, du pied-noir au harki. La parole est donnée aux anonymes qui ont vécu cette guerre au quotidien ». Première partie : D’amour et de haine (63 mn). Le documentaire traite de l’Algérie d’avant la guerre, de l’Algérie coloniale et de l’insurrection du 1er novembre 1954. Deuxième partie : Les tricheurs (67 mn). Le documentaire aborde l’envoi du contingent, la Bataille d’Alger et la torture. Troisième partie : Je ne regrette rien (61 mn) De Gaulle parle d’autodétermination, le putsch des généraux, la création de l’OAS, l’Algérie flambe, le départ d’un million de pieds-noirs, le massacre des harkis. Algérie été 62, l’indépendance aux deux visages de Benjamin Stora et J.M. Meurice (2002, 53 mn) Ce film revient sur les mois qui ont suivi la proclamation de l’indépendance en Algérie, le 5 juillet 1962. Quarante ans après, une dizaine d’acteurs de la révolution algérienne — leaders historiques de l’insurrection, chefs des maquis de l’intérieur, cadres de l’Armée des frontières, responsables de la Fédération de France du FLN, interrogés par l’historien Benjamin Stora, évoquent, devant la caméra de Jean-Michel Meurice, « cet été pendant lequel les nationalistes qui venaient d’en finir avec la guerre contre le colonisateur se sont affrontés dans une terrible bataille pour le pouvoir, jusqu’à la victoire d’Ahmed Ben Bella ». Suivra un débat avec Benjamin Stora portant sur le rapport de l’historien aux images. Avec la source écrite et les témoignages oraux, le cinéma apparaît comme une source nouvelle pour écrire l’histoire contemporaine du XXe siècle.



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