
Nabil Farès est né en 1940 à Collo en Algérie. Après le déclenchement de la guerre de libération algérienne, il participe aux grèves lycéennes de 1956, rejoint le FLN puis l'ALN.
A l'indépendance de l'Algérie, il s'installe en France où il obtient une maîtrise de philosophie en 1967. Il est docteur 3° cycle en ethnologie. En 1981, il enseigne à Aix-en-Provence et active au sein du CIMADE au service des immigrés. Professeur à Alger puis, en 1984 maître de conférences à l'Université de Grenoble 3. Prix Kateb Yacine de la Fondation Noureddine Aba, en 1994.
Pour qui le connaît, Nabil Farès est l'artisan du verbe. L'histoire du peuple sahraoui a été rapportée par lui en des chants d'histoire dans un style concis, plein de non-dits et de métaphores. Il a aussi la faculté de produire des calligrammes sur des sujets qui n'intéressent guère.
Ses principales oeuvres :
- L'éxil au féminin
- Miroir de Cordoue
- Chant d'Akli
- La mort de Salah Baye ou la vie obscure d'un maghrébin
- Peuple Sahraoui - Chants d'histoire et de vie pour des roses de sable (Bilingue français-espagnol)