Rachid Mimouni

Rachid Mimouni

Rachid Mimouni (de l'arabe: رشيد ميموني) est un écrivain algérien né le 20 novembre 1945 à Boudouaou (Alma) (à 30 km à l'est d'Alger), mort à Paris le 12 février 1995 d'une hépatite aigüe.

Originaire d'une famille de paysans pauvres, il part à Alger faire ses études supérieures et passe une licence de chimie en 1968. Assistant de recherche à l'Institut National de la Production et du Développement Industriel, il obtient une bourse et part au Canada où il termine son 'post-graduate degree'. Il revient ensuite en France pour enseigner, notamment à l'Ecole Supérieure du Commerce à partir de 1990.

Auteur réaliste, il a décrit la société algérienne. En 1993, il quitte sa ville Boumerdès et son pays en proie à la guerre civile et à l'assassinat d'intellectuels. Rachid Mimouni reste l'auteur algérien le plus récompensé à ce jour. Mais Rachid Mimouni est un auteur précoce et sa seule préoccupation devient rapidement l'écriture. Président de la Fondation Kateb Yacine, il a également occupé le poste de vice-président d'Amnesty International. Il est aussi membre du Conseil de la Culture. En 1995, il surprend malheureusement tout le monde : admis en janvier à l'hôpital Cochin, il n'avait jusqu'à présent révélé sa maladie à personne. Il est mort loin des siens et de l'Algérie, laissant un dernier témoignage, 'La malédiction'.

Œuvres principales


- « Le printemps n'en sera que plus beau » (1978)
- « Le Fleuve détourné » (1982)
- « Une paix à vivre » (1983)
- « Tombéza » (1984)
- « L'Honneur de la tribu » (1989)
- « La ceinture de l'ogresse » (1990)
- « Une peine à vivre » (1991)
* « De la barbarie en général et de l'intégrisme en particulier » (1992)
- « La Malediction » (1993)

Prix littéraires


- Prix de l'Amitié Franco-Arabe pour « L'honneur de la tribu » (1990)
- Prix de la critique littéraire : Ruban de la francophonie pour « L'honneur de la tribu » (1990)
- Prix de littérature-cinéma du festival international du film à Cannes pour « L'honneur de la tribu » (1990)
- Prix de l'Académie Française pour « La ceinture de l'ogresse » (1991)
- Prix Hassan II des Quatre Jurys pour l'ensemble de l'œuvre (1992)
- Prix Albert Camus pour « Une peine à vivre et De la barbarie en général et de l’intégrisme en particulier » (1993)
- Prix du Levant pour « La malédiction » (1993)
- Prix Liberté Littéraire pour « La malédiction » (1994)
- Prix spécial Grand Atlas pour l'ensemble de son œuvre (1995)


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