Le style de l’écrivain racé est là , confirmé une nouvelle fois. L’anticonformiste aussi. Comme à son accoutumée, Rachid Boudjedra ne prend pas de gants pour dire ses mots avec panache, rigueur stylistique et provocation langagière. Le mythique hôtel Saint Georges, dont la blancheur rayonne sur les hauteurs d’Alger, lui sert de prétexte et de clé à l’écriture de son histoire.
Avec tout ce que notre scène culturelle endure depuis des années, notamment les vues figées et le despotisme du classicisme parfois apparent, souvent déguisé, ça fait toujours plaisir d’entendre un "grand" du domaine mettre les points sur les i et ce en poussant la clairvoyance et l’audace jusqu’à traiter un autre Grand tel Naguib Mahfouz de "vieux jeu" !

Né en 1941 à Aïn Beïda, Rachid Boudjedra passe sa jeunesse à Ain Beida. Issu d'une famille bourgeoise, il commence ses études à Constantine et les poursuit à Tunis.