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  <title>Actualités Internationales</title>
  <subtitle>Arabesques</subtitle>
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  <updated>2006-10-01T11:06:21-06:00</updated>
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    <title>Hydrocarbures - Statoil et Norsk Hydro fusionnent</title>
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    <published>2006-12-18T19:16:36-07:00</published>
    <updated>2006-12-18T19:16:36-07:00</updated>
    <author>
      <name>la redaction</name>
    </author>
    <category term="Divers" />
    <summary type="html"><![CDATA[<p>Les conseils d’administration des compagnies norvégiennes Norsk Hydro et Statoil ont approuvé une fusion de leurs activités dans le domaine du pétrole et du gaz, a annoncé hier dans un communiqué le groupe norvégien Statoil.<br />
Cette fusion va créer le plus grand opérateur dans le monde pour la production d’hydrocarbures en offshore. La nouvelle compagnie aura une production cumulée de 1,9 million de barils par jour et des réserves prouvées de pétrole et de gaz de 6,3 milliards de barils équivalent pétrole, selon Statoil.</p>
<br class="clear" />    ]]></summary>
    <content type="html"><![CDATA[<p>Les conseils d’administration des compagnies norvégiennes Norsk Hydro et Statoil ont approuvé une fusion de leurs activités dans le domaine du pétrole et du gaz, a annoncé hier dans un communiqué le groupe norvégien Statoil. </p>
<p>Cette fusion va créer le plus grand opérateur dans le monde pour la production d’hydrocarbures en offshore. La nouvelle compagnie aura une production cumulée de 1,9 million de barils par jour et des réserves prouvées de pétrole et de gaz de 6,3 milliards de barils équivalent pétrole, selon Statoil. </p>
<p>La nouvelle compagnie s’est fixé comme objectifs d’assurer la demande nationale en énergie et d’aller à l’international pour assurer à long terme sa croissance par de nouvelles opportunités grâce au savoir-faire accumulé par les deux compagnies et à sa force financière. Toutefois, Norsk Hydro poursuivra ses activités dans l’aluminium sous le même label, étant donné qu’elle est le numéro trois dans le monde. Les deux présidents des conseils d’administration de Norsk Hydro, Jan Reinas, et de Statoil, Jannik Lindbaek, ont expliqué cette fusion par le fait que « l’industrie fait face à un environnement de plus en plus provocant et la fusion devient quelque chose de parfait et raisonnable ». </p>
<p>Les actionnaires de Norsk Hydro détiendront 32,7 % et ceux de Statoil 67,3 %. L’Etat norvégien détiendra 62,5% dans la nouvelle compagnie. Les approbations par les autorités compétentes, notamment celles de la régulation, devraient intervenir durant le deuxième trimestre de l’année 2007 et la finalisation de la fusion est programmée pour le troisième trimestre. Un nouveau nom pour la nouvelle entité sera choisi, ont décidé les directions des deux compagnies. Eivind Reiten, le PDG de Norsk Hydro, a été proposé comme nouveau président du conseil d’administration, alors que Helge Lunde, le PDG de Statoil, occupera le poste de PDG de la nouvelle compagnie. </p>
<p>Selon Eivind Reiten, PDG de Norsk Hydro, la fusion va assurer la création de la valeur à long terme pour les actionnaires et un développement continu de la compétence et de l’innovation ainsi que le renforcement du rôle de la Norvège en tant que fournisseur global et principal d’énergie dans le monde. Pour sa part, le PDG de Statoil a estimé que cette fusion constitue une étape historique importante et que le moment était favorable pour que la Norvège dispose d’un champion en énergie. « Nous créons une compagnie plus forte et plus concurrentielle et, en combinant le meilleur des deux entreprises, nous améliorerons de manière significative notre capacité concurrentielle à l’international et favoriserons la durée de vie des réserves du plateau continental norvégien », a-t-il déclaré après l’annonce de la fusion. </p>
<p>La nouvelle compagnie sera présente dans près de 40 pays et disposera d’un effectif de 31 000 personnes. En matière de capitalisation boursière, elle occupera la dixième place dans le monde avec 77,1 milliards d’euros. Cette fusion a reçu le soutien de tous les acteurs politiques en Norvège et du syndicat aussi. Pour le Premier ministre norvégien, « le projet de fusion est justifié sur le plan stratégique et industriel ». Le syndicat du secteur s’est félicité du fait que la fusion se fera sans réduction d’effectifs et que la production sur le plateau continental sera prolongée. La nouvelle compagnie sera plus forte à l’international, selon le président du syndicat. </p>
<p>Depuis le début du déclin de la production d’hydrocarbures en mer du Nord, les deux compagnies Statoil et Norsk Hydro ont développé une stratégie agressive à l’international. Mais la concurrence reste forte et les difficultés rencontrées dans plusieurs régions du monde ont sûrement amené les autorités norvégiennes et les dirigeants du secteur énergétique à opérer la fusion pour rassembler les moyens technologiques et financiers et gagner des parts dans le secteur des hydrocarbures. Du fait que Statoil est présente en Algérie sur deux gisements gaziers et des blocs d’exploration, la nouvelle compagnie sera présente en Algérie sous un nouveau label. </p>
<p>par Liès Sahar<br />
El Watan, Alger</p>
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    <title>Arrêt des affrontements meurtriers entre Hamas et le Fatah</title>
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    <published>2006-12-18T19:06:38-07:00</published>
    <updated>2006-12-18T19:06:38-07:00</updated>
    <author>
      <name>la redaction</name>
    </author>
    <category term="Palestine-Israel" />
    <summary type="html"><![CDATA[<p>Le Hamas et le Fatah sont convenus de rétablir le calme dans la bande de Gaza au soir d'une journée marquée par de violents affrontements au cours desquels les bureaux du président Mahmoud Abbas ont été la cible de tirs de mortier tandis que les forces du Fatah, sa faction, s'emparaient de deux ministères.<br />
L'incertitude règne toutefois sur le respect de cette trêve, alors que des tirs continuaient de retentir près des bureaux d'Abbas à Gaza.</p>
<br class="clear" />    ]]></summary>
    <content type="html"><![CDATA[<p>Le Hamas et le Fatah sont convenus de rétablir le calme dans la bande de Gaza au soir d'une journée marquée par de violents affrontements au cours desquels les bureaux du président Mahmoud Abbas ont été la cible de tirs de mortier tandis que les forces du Fatah, sa faction, s'emparaient de deux ministères.<br />
L'incertitude règne toutefois sur le respect de cette trêve, alors que des tirs continuaient de retentir près des bureaux d'Abbas à Gaza.</p>
<p>Le Hamas a rejeté l'appel à de nouvelles élections formulé la veille par Abbas et de précédents accords entre les deux factions sont restés lettre morte. Le Hamas et le Fatah ont donné des versions différentes de l'étendue de l'accord.</p>
<p>Selon le Hamas, il prévoit la reprise des discussions sur la formation d'un gouvernement d'union. Mais des responsables du Fatah ont dit qu'il ne faisait qu'appeler à l'arrêt des affrontements. Ismaïl Roudouan, un responsable du Hamas, a précisé que les deux groupes avaient décidé de reprendre les discussions sur la formation d'un gouvernement d'union, de mettre fin aux démonstrations de force, de faire rentrer les forces de sécurité dans leurs cantonnements, de relâcher les personnes enlevées par chaque camp et de mettre fin aux sièges de ministères contrôlés par le Hamas. Abdel-Hakim Aouad, porte-parole du Fatah, a déclaré que l'objectif était de faire appliquer le cessez-le-feu dans la bande de Gaza et en Cisjordanie occupée.</p>
<p>Le ministre des Affaires étrangères Mahmoud al-Zahar, haut responsable du Hamas, avait quelques heures auparavant accusé les forces d'Abbas de tenter un putsch en prenant le contrôle des ministères de l'Agriculture et des Transports. Il a exigé que ces forces quittent les lieux, faute de quoi elles seraient arrêtées, un ultimatum qui pourrait susciter de nouvelles violences.</p>
<p>Les forces fidèles au Hamas et au Fatah d'Abbas se sont affrontées tout au long de la journée de dimanche dans la bande de Gaza. Un haut responsable des forces fidèles à Abbas a été retrouvé mort après avoir été enlevé. Des habitants ont affirmé que ces affrontements entre factions rivales étaient d'une violence sans précédent.</p>
<p>Ces heurts sont intervenus au lendemain de l'appel du président de l'Autorité palestinienne à des élections anticipées, une initiative visant à obtenir la levée des sanctions imposées par les Occidentaux au gouvernement dirigé par le Hamas, en place depuis neuf mois. "Il s'agit d'un véritable coup d'Etat, des assassinat, des tentatives d'assassinat, l'occupation de quartiers généraux et de ministères", a déclaré Zahar, visiblement ulcéré, lors d'une conférence de presse.</p>
<p>Des responsables palestiniens de la Sécurité ont déclaré que trois obus de mortier étaient tombés près des bureaux d'Abbas, blessant au moins cinq membres de sa garde personnelle. Abbas ne se trouvait pas à Gaza à ce moment-là. Une étudiante de 19 ans, prise dans une fusillade près du complexe présidentiel a été mortellement blessée, a-t-on appris de source hospitalière.</p>
<p>Quinze autres personnes au moins prises dans des tirs croisés ont été blessées à proximité. Parmi elles figurent le correspondant de Libération, Didier François, blessé à la jambe.</p>
<p>Le Premier ministre Ismaïl Haniyeh, commentant pour la première fois publiquement l'appel d'Abbas à des élections anticipées, a déclaré que ceci ne ferait qu'aggraver les troubles et il a lancé un appel au calme. Le Hamas a fait savoir qu'il boycotterait des élections anticipées.</p>
<p>Abbas a déclaré que le scrutin devrait se tenir le plus tôt possible, mais il a aussi dit que les efforts en vue de la formation d'un gouvernement d'union devaient se poursuivre. Poursuivant une tournée dans la région, le Premier ministre britannique Tony Blair est arrivé en Israël où il doit s'entretenir lundi avec le Premier ministre Ehud Olmert. Il doit aussi rencontrer le président Abbas.</p>
<p>L'intervention de la garde spéciale d'Abbas fait suite à une opération menée à l'aube par des hommes masqués dans un camp d'entraînement utilisés par la garde. Un garde a été tué et cinq autres au moins ont été blessés.</p>
<p>Abbas a rencontré dimanche des membres de la commission électorale palestinienne pour travailler à la préparation d'un nouveau scrutin qui, selon des responsables, ne devrait pas intervenir avant la mi-2007.</p>
<p>La loi fondamentale palestinienne ne prévoit pas d'élections anticipées. Le Fatah affirme qu'Abbas peut en convoquer par décret présidentiel. Le Hamas, arrivé au pouvoir en mars après avoir battu le Fatah dans les urnes, maintient que ce serait illégal.</p>
<p>par Nidal al Moughrabi<br />
Source: Reuters</p>
<br class="clear" />    ]]></content>
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  <entry>
    <title>Que reste-t-il aujourd’hui du droit international? par Jean François Verdonnet</title>
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    <published>2006-08-12T10:32:11-06:00</published>
    <updated>2006-10-01T10:53:10-06:00</updated>
    <author>
      <name>la redaction</name>
    </author>
    <category term="Arrêtons ce massacre au Liban" />
    <category term="Droits de l&#039;Homme" />
    <category term="Liban" />
    <summary type="html"><![CDATA[<p>La guerre engagée au Liban s'analyse, côté israélien, non pas comme une offensive en un territoire ennemi, mais comme une riposte à l'agression d'une milice armée: depuis un mois, Israël répliquerait à l'agression lancée par le Hezbollah à la frontière israélo-libanaise.<br />
Les faits ne sont pas contestés: il y eut bien le 12 juillet une attaque armée, suivie de l'enlèvement de deux soldats israéliens.</p>
<br class="clear" />    ]]></summary>
    <content type="html"><![CDATA[<p>La guerre engagée au Liban s'analyse, côté israélien, non pas comme une<br />
offensive en un territoire ennemi, mais comme une riposte à l'agression d'une<br />
milice armée: depuis un mois, Israël répliquerait à l'agression lancée par le<br />
Hezbollah à la frontière israélo-libanaise.Les faits ne sont pas<br />
contestés: il y eut bien le 12 juillet une attaque armée, suivie de l'enlèvement<br />
de deux soldats israéliens. La transgression du droit international ne fait pas<br />
de doute – du moins, si l'incident s'est bel et bien déroulé au-delà de «la<br />
ligne bleue». Ce qui est discuté, en revanche, c'est la relation, excessive ou<br />
non, entre l'action du Hezbollah et la réaction de Tsahal. Autrement dit «la<br />
proportionnalité de la riposte».Conflit<br />
internationalL'histoire de la région est riche en incidents<br />
transfrontaliers. Depuis le retrait du LibanSud, en 2000, Israël a, à plusieurs<br />
reprises, violé l'espace du pays voisin au cours d'opérations ponctuelles et<br />
limitées.Les événements de juillet marquent une rupture. La capture de<br />
deux de ses militaires mettait-elle en danger la sécurité de l'Etat hébreu?<br />
Constituait-elle pour lui une provocation de nature particulière qui justifiât<br />
le passage à l'état de guerre? Car c'est bien de cela dont il s'agit: porter<br />
atteinte à la souveraineté d'un Etat, le soumettre à des bombardements<br />
incessants, causer la mort de nombreuses victimes civiles, ce n'est pas se<br />
livrer à une simple opération de police: c'est, affirme Vera Gowlland,<br />
professeur de droit international à l'IUHEI (Genève) prendre la responsabilité<br />
d'ouvrir «un conflit international».Questions ouvertesLe<br />
constat n'est pas indifférent. Il contraint à énoncer les questions qui<br />
définissent la légalité du recours à la force. L'attaque du Hezbollah peut-elle<br />
être considérée comme une agression armée? Était-elle d'une intensité telle<br />
qu'Israël se trouvait placé en état de légitime défense, conformément à la<br />
définition de la Charte des Nations Unies? Dans cette hypothèse, la réplique qui<br />
a suivi est-elle à la mesure du coup porté?Les juristes posent des<br />
questions auxquelles ils se gardent encore de répondre. «Il faut déconstruire le<br />
discours israélien», estime toutefois Mme Gowlland, qui souligne les<br />
contradictions de l'Etat hébreu, prompt à dénoncer l'inapplication au Liban de<br />
la résolution 1559 du Conseil de sécurité, mais déterminé aussi à ignorer tant<br />
les nombreuses résolutions de ce même Conseil que l'avis consultatif de la Cour<br />
internationale de justice sur la construction d'un mur en<br />
­Palestine.Attaques indiscriminéesPrudent lorsqu'il<br />
aborde le droit à la guerre invoqué par Israël – le jus ad bellum – le discours<br />
juridique se fait un peu plus ferme sur le respect du droit dans la guerre – le<br />
jus in bello.Le ton a été donné par Louise Arbour, la haut-commissaire<br />
de l'ONU aux droits de l'homme: «Le nombre de morts et leur caractère<br />
prévisible, a-t-elle rappelé, pourraient engager la responsabilité personnelle<br />
des personnes impliquées, en particulier de celles aux postes de commande et de<br />
contrôle.»Ce qui est en cause, c'est l'effacement de la distinction<br />
entre civils et combattants telle que l'établissent les Conventions de Genève.<br />
«Le droit à la vie est protégé par tous les instruments des droits de l'homme;<br />
il persiste aussi en temps de guerre», relève Vera Gowlland. Or, ajoute-t-elle,<br />
«il est violé lorsqu'est bafouée la distinction entre civils et combattants –<br />
règle primordiale du droit humanitaire».Le conflit en cours porterait<br />
donc en lui un sinistre renversement: mené au nom de la lutte contre le<br />
terrorisme, il violerait les valeurs mêmes que l'on prétend promouvoir.<br />
                &nbsp;</p>
<p>                Copyright, 2006. Edipresse Publications SA, tous droits de reproduction et de<br />
diffusion réservés.</p>
<p>            &nbsp;</p>
<p><a href="/international/arretons-massacre-liban/beyrouth-nouveau-visee.html" class="topic-next" title="Aller au sujet de discussion suivant">Beyrouth à nouveau visée ›</a></p>
<br class="clear" />    ]]></content>
  </entry>
  <entry>
    <title>L&#039;Onu appelle à une cessation totale des hostilités au Liban</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.arabesques-editions.com/international/liban/lonu-appelle-cessation-totale-hostilites-liban.html" />
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    <published>2006-08-12T10:17:26-06:00</published>
    <updated>2006-08-12T10:23:36-06:00</updated>
    <author>
      <name>la redaction</name>
    </author>
    <category term="Liban" />
    <summary type="html"><![CDATA[<p>NATIONS UNIES (Reuters) - Le Conseil de sécurité de l'Onu a adopté vendredi soir à l'unanimité de ses 15 membres une résolution appelant à la cessation des combats entre Israël et le Hezbollah libanais et autorisant le déploiement d'une force de maintien de la paix de 15.000 hommes au maximum.<br />
Ce vote est l'aboutissement de plusieurs semaines d'âpres négociations aux Nations unies et ailleurs, et constitue la première initiative concrète visant à mettre fin aux combats entre Israël et les combattants du Hezbollah, qui ont fait un millier de morts côté libanais, et 121 côté israélien.</p>
<br class="clear" />    ]]></summary>
    <content type="html"><![CDATA[<p>NATIONS UNIES (Reuters) - Le Conseil de sécurité de l'Onu a adopté vendredi<br />
soir à l'unanimité de ses 15 membres une résolution appelant à la cessation des<br />
combats entre Israël et le Hezbollah libanais et autorisant le déploiement d'une<br />
force de maintien de la paix de 15.000 hommes au maximum.<br />
            Ce vote est l'aboutissement de plusieurs semaines d'âpres négociations aux<br />
Nations unies et ailleurs, et constitue la première initiative concrète visant à<br />
mettre fin aux combats entre Israël et les combattants du Hezbollah, qui ont<br />
fait un millier de morts côté libanais, et 121 côté israélien.<br />
            La résolution appelle à une &quot;cessation totale des hostilités&quot; et demande au<br />
Hezbollah de cesser immédiatement toutes les attaques et à Israël de cesser<br />
&quot;toutes les offensives militaires&quot;.<br />
            L'existence d'un accord sur ce texte parrainé par la France et les Etats-Unis<br />
n'a été annoncée que quelques heures avant le vote par la secrétaire au Foreign<br />
Office, Margaret Beckett.<br />
            &nbsp;<br />
            Les gouvernements israélien et libanais doivent approuver le texte ce<br />
week-end. Leurs chefs respectifs ont appelé leurs ministres à donner leur feu<br />
vert.<br />
            Mais le secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan, a déploré que le conseil ait<br />
autant tardé à s'accorder sur une résolution. Il a déclaré qu'il contacterait ce<br />
week-end toutes les parties afin de fixer un calendrier pour la fin des<br />
combats.<br />
            &quot;Tous les membres de ce conseil doivent être conscients du fait que cette<br />
incapacité à agir plus tôt a fortement remis en cause la confiance du monde dans<br />
son autorité et son intégrité&quot;, a déclaré Annan. &quot;La guerre n'est pas la<br />
continuation de la politique par d'autres moyens.&quot;<br />
            &quot;Pendant trop longtemps, le Liban a été une victime, accablé par une<br />
transformation politique incomplète depuis la fin de la guerre civile&quot;, a-t-il<br />
ajouté. &quot;Au cours des cinq dernières semaines nous nous sommes souvenus, une<br />
nouvelle fois, à quel point le Proche-Orient est devenu une région tendue et<br />
fragile.&quot;<br />
            Une fois que les combats auront cessé, Israël devra entamer un retrait<br />
progressif du Liban tandis que l'armée libanaise et une version renforcée de la<br />
Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) portée à 15.000 hommes<br />
maximum se déploieront au Sud-Liban, contrôlé par le Hezbollah.<br />
            La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a souligné toutefois que<br />
personne ne devait s'attendre à ce que cette résolution fasse totalement cesser<br />
les violences.<br />
            &nbsp;<br />
            &quot;Maintenant commence le travail difficile et urgent de l'application (de la<br />
résolution)&quot;, a-t-elle dit. &quot;Le peuple du Proche-Orient a vécu trop longtemps à<br />
la merci des extrémistes.&quot;<br />
            Mais le ministre libanais des Affaires étrangères par intérim, Tarek Mitri, a<br />
énuméré tous les aspects du texte qui ne satisfont pas les exigences de<br />
Beyrouth, en insistant tout particulièrement sur le paragraphe demandant à<br />
Israël de ne cesser que ses &quot;offensives militaires&quot;, ce qui lui laisse<br />
implicitement le champ libre pour des opérations &quot;défensives&quot;.<br />
            &quot;Un cessez-le-feu incomplet n'est pas un vrai cessez-le-feu. Un cessez-le-feu<br />
qui, par sa définition même, ne peut être mis en oeuvre n'est pas un<br />
cessez-le-feu. Un cessez-le-feu qui réserve à l'une des parties le droit de ne<br />
pas cesser de tirer n'est pas un cessez-le-feu&quot;, a-t-il dit.<br />
            L'ambassadeur d'Israël à l'Onu, Dan Gillerman, a déclaré que son pays était<br />
&quot;prêt à répondre aux appels de ce conseil&quot;.<br />
            Il a souligné toutefois que la résolution n'était qu'une étape vers le<br />
règlement du problème à l'origine du conflit.<br />
            &nbsp;<br />
            &quot;Nous devons profiter de cette occasion pour ouvrir un nouveau chapitre pour<br />
la région, un chapitre dans lequel la modération ne sera pas perçue comme de la<br />
faiblesse, et une main tendue pour la paix ne sera pas perçue comme une<br />
reddition&quot;, a-t-il dit.<br />
            Rice, Beckett, ainsi que les ministres des Affaires étrangères du Qatar, de<br />
la France, du Danemark et de la Grèce - qui siègent tous au Conseil de sécurité<br />
- ont levé la main pour voter le texte lors d'une séance présidée par le chef de<br />
la diplomatie ghanéenne, Nana Akufo-Addo.<br />
            &quot;Enfin le Conseil de Sécurité des Nations unies décide l'arrêt de la guerre<br />
au Liban et en Israël&quot;, a déclaré le chef de la diplomatie française, Philippe<br />
Douste-Blazy.<br />
            &quot;Enfin il est mis fin aux destructions, aux centaines de milliers de déplacés<br />
de part et d'autre de la frontière, une situation économique et humanitaire<br />
chaque jour de plus en plus dramatique.&quot;<br />
            &quot;Des éléments décisifs sont intervenus qui ont permis le résultat présent. Le<br />
Conseil des ministres libanais a annoncé son intention de déployer son armée au<br />
Sud-Liban, avec l'appui de la FINUL. La France a salué cette initiative qu'elle<br />
considère comme un événement majeur, c'est un tournant historique pour ce<br />
pays.&quot;<br />
            &nbsp;<br />
            La résolution autorise le renforcement des effectifs de la Force intérimaire<br />
des Nations unies au Liban, ou Finul, afin qu'elle &quot;prenne toutes les mesures<br />
nécessaires&quot; pour remplir sa mission.<br />
            A la demande du Liban, le texte ne mentionne pas expressément, contrairement<br />
à sa version initiale, le chapitre 7 de la Charte de l'Onu, mais utilise sa<br />
formulation pour autoriser une application vigoureuse du mandat de la Finul.<br />
            La résolution impose un embargo sur les livraisons d'armes et d'équipements<br />
militaires à &quot;toute entité ou individu&quot; au Liban à l'exception de l'armée<br />
libanaise et de la Finul.<br />
            Mais seul le préambule de la résolution, qui est moins contraignant, appelle<br />
à la libération sans conditions des soldats israéliens enlevés par le Hezbollah<br />
le 12 juillet lors d'un raid transfrontalier qui a déclenché le conflit. Israël<br />
a ensuite attaqué le Liban et le Hezbollah a tiré des roquettes sur le nord<br />
d'Israël.<br />
            &nbsp;<br />
            par Evelyn Leopold et Irwin Arieff</p>
<p>            &nbsp;</p>
<br class="clear" />    ]]></content>
  </entry>
  <entry>
    <title>Liban: L&#039;ONU réclame une enquête</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.arabesques-editions.com/international/liban/liban-lonu-reclame-enquete.html" />
    <id>http://www.arabesques-editions.com/international/liban/liban-lonu-reclame-enquete.html</id>
    <published>2006-08-11T11:24:22-06:00</published>
    <updated>2006-10-01T10:56:04-06:00</updated>
    <author>
      <name>la redaction</name>
    </author>
    <category term="Liban" />
    <summary type="html"><![CDATA[<p>La haute-commissaire aux droits de l'homme des Nations unies, Louise Arbour, a lancé vendredi un sérieux avertissement aux parties en guerre au Liban.<br />
Mme Arbour a réclamé une enquête de l'ONU et a rappelé à la fois à Israël et au Hezbollah qu'ils pouvaient être poursuivis pour crimes de guerre, même s'ils croient en la justesse de leur cause.</p>
<br class="clear" />    ]]></summary>
    <content type="html"><![CDATA[<p>La haute-commissaire aux droits de l'homme des Nations unies, Louise Arbour, a lancé vendredi un sérieux avertissement aux parties en guerre au Liban.</p>
<p>Mme Arbour a réclamé une enquête de l'ONU et a rappelé à la fois à Israël et au Hezbollah qu'ils pouvaient être poursuivis pour crimes de guerre, même s'ils croient en la justesse de leur cause.</p>
<p>« Quand les obligations légales régissant la conduite des hostilités sont violées, la responsabilité personnelle et juridique peut être engagée, en particulier pour ceux qui occupent des postes de commandement », a déclaré la haute-commissaire.</p>
<p>Louise Arbour a condamné à la fois les bombardements israéliens et les tirs de roquettes du Hezbollah. Elle a aussi mentionné l'existence « d'allégations répétées sur l'utilisation par le Hezbollah de boucliers humains ».</p>
<p>Enfin, elle a lancé un appel à une « réponse ferme et significative » du Conseil de sécurité de l'ONU à cette guerre. Jeudi, le Liban a rejeté les propositions de résolution de la France et des États-Unis, parce qu'elles ne comprenaient pas de cessez-le-feu immédiat.</p>
<p>Ces déclarations surviennent au moment où le Conseil des droits de l'homme adopte une résolution sur le Liban condamnant la violation des droits des Libanais, mais ne faisant aucune référence directe aux opérations du Hezbollah contre le nord d'Israël. Le texte a été déposé par l'Algérie, l'Arabie saoudite, la Tunisie, Bahreïn, le Maroc, la Jordanie, le Bangladesh, l'Indonésie, la Malaisie et le Pakistan.</p>
<p><strong>Autre Appel de Douste Blazy</strong></p>
<p>De son côté, le ministre français des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, a demandé au Hezbollah et à Israël de cesser de prendre pour cible les civils et les convois humanitaires. Le ministre a signalé, par exemple, que le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) était attaqué en moyenne tous les deux jours.</p>
<p>« Aujourd'hui, il n'y a aucune garantie d'accès aux personnes les plus démunies. Les voies d'acheminement sont devenues le théâtre de graves actes d'intimidation », a déploré M. Douste-Blazy. Un navire doit quitter Marseille vendredi soir pour amener plus de 2000 tonnes de nourriture, de médicaments et de matériel médical récoltés par des ONG et des agences internationales de l'ONU.</p>
<p>Un navire du CICR ayant 100 tonnes d'aide humanitaire à son bord attend toujours pour sa part le feu vert des autorités israéliennes pour acheminer ces vivres et ces médicaments attendus à Tyr, dans le sud du Liban. Tyr abrite présentement 16 000 personnes, dont 4000 déplacés.</p>
<p>Le sud du Liban manque également de carburant pour alimenter ses centrales électriques et les génératrices pour faire fonctionner les salles d'opération de ses hôpitaux. Le blocus maritime imposé par Israël et les bombardements des routes et des ponts rendent le transport impossible. Jeudi, quatre hôpitaux étaient déjà à court de carburant.</p>
<p>Jeudi, le Haut-Commissariat pour les réfugiés des Nations unies a mis en place un pont aérien vers le Liban, à partir de la Jordanie et de l'Europe. On a ainsi pu transporter 9000 couvertures, des matelas et des médicaments à Beyrouth.</p>
<p><strong>Terrible bilan</strong></p>
<p>Au 31e jour de la guerre au Liban, le dernier bilan établi par l'Agence France Presse à partir de sources officielles fait état de 1115 Libanais tués, dont plus de 1000 civils, et 3600 blessés. Parmi, les civils, on compte environ 30 % d'enfants de moins de 12 ans.</p>
<p>Plus de 915 000 personnes ont été déplacées par les combats, dont 220 000 ont quitté le Liban (y compris 100 000 ressortissants étrangers ou détenteurs de double citoyenneté).</p>
<p>Cent vingt Israéliens, dont 38 civils, sont morts sous les roquettes du Hezbollah.</p>
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    <title>Beyrouth à nouveau visée</title>
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    <published>2006-08-03T06:48:27-06:00</published>
    <updated>2006-08-03T06:54:08-06:00</updated>
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      <name>la redaction</name>
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    <category term="Arrêtons ce massacre au Liban" />
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    <summary type="html"><![CDATA[<p>Israël a repris ses bombardements sur la banlieue sud de Beyrouth, après plusieurs jours de répit pour la capitale libanaise. Le nord du pays a également subi des attaques de l'aviation israélienne.</p>
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    <content type="html"><![CDATA[<p><strong>Israël a repris ses bombardements sur la banlieue sud de Beyrouth, après plusieurs jours de répit pour la capitale libanaise. Le nord du pays a également subi des attaques de l'aviation israélienne.</strong></p>
<p>Au moins quatre fortes explosions ont retenti dans la capitale libanaise avant l'aube ce jeudi matin. Le sud de la ville à majorité chiite était à nouveau visé. Des quartiers entiers de cette banlieue sont déjà réduits en ruines à la suite de deux semaines de pilonnage continu, au début de l'offensive israélienne. </p>
<p>Dans le sud du Liban, l'armée israélienne a élargi son offensive terrestre. Elle a déjà déployé 10.000 soldats dans cette zone appelée à être contrôlée par une force internationale. De violents combats opposent toujours les soldats israéliens aux hommes du Hezbollah dans quatre zones. </p>
<p>Les responsables israéliens affirment que leur offensive a anéanti la majeure partie des capacités militaires du Hezbollah. Mais comme pour démentir cette affirmation, la milice chiite a tiré mercredi un nombre record de roquettes : 230. Les 2.000 roquettes tirées par le Hezbollah depuis trois semaines ont fait 19 morts en Israël. De son côté, l'offensive israélienne a été 40 fois plus meurtrière, avec 835 morts au Liban. </p>
<p>Paris et Washington seraient proches d'un compromis sur la sortie de crise au Liban. Ces derniers jours les tensions entre les deux pays ont conduit pas deux fois au report d'une réunion qui devait permettre d'étudier la constitution d'une force multinationale pour le Liban, réunion que Paris jugeait prématurée. Dans ce domaine, des progrès ont été accomplis même si un appel à la fin des hostilités ne semble toujours pas en vue. </p>
<p>En Belgique, André Flahaut se dit a priori favorable à l'envoi de soldats belges dans une force d'interposition des Nations Unies au Liban mais seulement après une cessation immédiate des hostilités.  Karel De Gucht est également sur la même longueur d'onde. Le ministre des Affaires étrangères a aussi estimé à titre personnel que la Belgique doit prendre ses responsabilités au Liban. </p>
<p><strong>Copyright, 2006. RTBF</strong><br />
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    <title>La France lance l&#039;opération &quot;Un bateau pour le Liban&quot;</title>
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    <published>2006-08-03T06:37:37-06:00</published>
    <updated>2006-10-01T10:57:05-06:00</updated>
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      <name>la redaction</name>
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    <category term="Liban" />
    <summary type="html"><![CDATA[<p>PARIS (AP) -- La situation humanitaire au Liban "est de plus inquiétante, voire désastreuse", a souligné jeudi le ministre français des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy, qui a annoncé l'envoi par la France, le 11 août prochain, d'un bateau chargé d'aide humanitaire à destination de Beyrouth.</p>
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    <content type="html"><![CDATA[<p>PARIS (AP) -- La situation humanitaire au Liban "est de plus inquiétante, voire désastreuse", a souligné jeudi le ministre français des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy, qui a annoncé l'envoi par la France, le 11 août prochain, d'un bateau chargé d'aide humanitaire à destination de Beyrouth.<br />
"Nous avons passé le cap du million de déplacés, et parmi ces déplacés, la moitié sont des enfants", tandis qu'on déplore plus de 800 morts et 3.000 blessés, a expliqué le ministre au cours d'une conférence de presse.<br />
"Dans le sud du pays, il n'y a plus que les personnes âgées qui sont restées chez elles. Dans la plaine de la Bekaa, depuis les opérations militaires d'hier, un quart de la population est partie. Les produits alimentaires sont de plus en plus chers à Beyrouth. Les médicaments pédiatriques commencent à connaître une pénurie", a-t-il ajouté.<br />
Face à cette situation, le Quai d'Orsay a décidé de mettre en place l'opération "Un bateau pour le Liban", en association avec le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF), le haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés, le Comité international de la Croix-Rouge et le Programme alimentaire mondial de l'ONU, a-t-il déclaré.<br />
Ce bateau partira le 11 août de Marseille à destination de Beyrouth, chargé de vivres et de biens de première nécessité (médicaments, couvertures, matelas, équipements d'assainissement de l'eau, citernes d'eau, produits d'hygiène). </p>
<p><strong>AP </strong></p>
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    <title>Israël sème les graines de la haine</title>
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    <published>2006-07-31T06:41:58-06:00</published>
    <updated>2006-10-01T10:58:40-06:00</updated>
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      <name>la redaction</name>
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    <category term="Arrêtons ce massacre au Liban" />
    <category term="Liban" />
    <summary type="html"><![CDATA[<p>Le Président des Etats-Unis George Bush a souvent prétendu qu’Israël a un “droit” d’assurer sa propre défense.<br />
Et Israël a souvent prétendu que l’Iran est un complice dans cette guerre contre lui. Ces deux prétentions, pour ceux d’entre nous qui vivent la “défense” israélienne au Liban, nous font nous demander où s’en est allée la boussole morale du monde et si la justice prévaudra un jour.</p>
<br class="clear" />    ]]></summary>
    <content type="html"><![CDATA[<p><strong>par Rana El-Khate</strong></p>
<p>Le Président des Etats-Unis George Bush a souvent prétendu qu’Israël a un “droit” d’assurer sa propre défense.<br />
Et Israël a souvent prétendu que l’Iran est un complice dans cette guerre contre lui. Ces deux prétentions, pour ceux d’entre nous qui vivent la “défense” israélienne au Liban, nous font nous demander où s’en est allée la boussole morale du monde et si la justice prévaudra un jour. </p>
<p>Comment définir la défense et quelles sont ses limites acceptables ? Le Hezbollah s’est emparé de deux soldats israéliens sur la frontière avec le Liban pour forcer à un échange avec des prisonniers libanais qu’Israël détient sans juste procès. L’un d’entre eux, Samir al- Qantar, est détenu depuis 27 ans. Les attaques du Hezbollah peuvent ne pas avoir été justifiées, mais l’expérience passée lui a enseigné qu’Israël ne tient aucun compte des résolutions des Nations Unies et des lois internationales, et ne connaît d’autre réponse que la force. </p>
<p>Pour cela, Israël réduit tout le Liban en bouillie. Ses F-16 fabriqués aux USA et ses largages massifs de bombes sur les fragiles cités, détruisent les maisons, les vies, un pays qui tentait de se rétablir sur ses fondements instables après une incivile guerre qui avait transformé un petit paradis en un petit enfer oublié. </p>
<p>Aucun Arabe n’est dupe de l’hypocrisie, car nous savons tous, en particulier ceux d’entre nous qui trinquons, que les mains étasuniennes sont pleinement celles qui fournissent bombes, munitions et machines de guerre aux Israéliens. </p>
<p>L’argument est invariable. La seule différence réside dans qui fait les accusations et quelles accusations “comptent” dans cette guerre asymétrique. Israël ne peut pas amener à son point de vue un peuple entier en le pulvérisant. L’Amérique a besoin aussi de comprendre que celui qui est attaqué finit par reprendre connaissance. Viendra un moment où l’humble va contre-attaquer. </p>
<p>Le soutien aveugle de l’Amérique à Israël même s’il bafoue effrontément le droit international, commettant des crimes de guerre sur un peuple innocent, est porteur de conséquences moins qu’agréables. </p>
<p>Les effets en cascade du ressentiment ne peuvent plus longtemps être contenus. L’Amérique et Israël déversent inconsidérément des accusations sur l’Iran, la Syrie, le Hamas et le Hezbollah dans une zone où la population a souffert les conséquences d’un monde endormi sur la roue de la justice. </p>
<p>Israël se sert du Liban comme d’un terrain d’essai pour ses armes et comme un lieu pour montrer sa force technologique au prix d’encore plus de vies arabes et d’humiliation. Cela ne promet rien d’autre qu’une tornade qui va toucher le globe et tous nous absorber. </p>
<p>Israël a bombardé le moindre pont du Sud Liban et au-delà. Il a bombardé les ponts dans et autour des quartiers chiites de Beyrouth. Il a bombardé les ports du haut en bas de la zone côtière, avec ses hélicoptères et ses avions, les mettant tous hors d’état de fonctionner et ébranlant par là-même la ville de Beyrouth </p>
<p>Il a détruit les principales artères à l’intérieur du Liban et pour le quitter. Le phare de Beyrouth a aussi été frappé. Son plus important silo à blé a été bombardé. Partout où il y avait des réservoirs de carburant importants, ils ont été, eux aussi, bombardés. Et chaque fois que l’un d’entre eux est touché, il explose invariablement à l’extrême - le carburant et le souffle provoquant un noir et dense panache de fumée brûlante qui engloutit de grandes bandes de terre. Qu’il y ait peu d’électricité publique ou juste assez d’eau pour échapper au brasier ne les empêchent pas de continuer à venir, rugissant pendant des heures d’affilée. </p>
<p>Israël a bombardé les principales pistes d’atterrissage du nouvel aéroport international de Beyrouth, qui venait d’être construit - à plusieurs occasions. </p>
<p>Il a presque entièrement effacé de la carte certains villages chiites. Il a visé des civils innocents qui fuyaient les villages que l’armée israélienne leur avait dit de fuir. </p>
<p>Plus de 200 personnes sont déjà mortes en l’espace de quelques jours et un nombre incalculable d’autres ont été blessées et sont mourantes dans des lits d’hôpitaux du sud du pays et des banlieues sud de Beyrouth. </p>
<p>Que veut faire Israël en estropiant ainsi le Liban, tout et chacun ? </p>
<p>Israël espère t-il réellement libérer ses soldats en faisant cela ? Si Israël avait semé les graines du ressentiment dans le passé avec son oppression des Palestiniens, ils les a non seulement arrosées mais a fertilisé les sols de la haine envers lui. C’est une situation peu enviable, en dépit de la “force” d’Israël. Les Arabes ne veulent plus servir de terrain de jeu au monde pour l’exercice de ses jeux d’asservissement sur notre sol. </p>
<p>Et quand tout ici sera perdu, qu’est-ce qui empêchera la colère d’atteindre les “disséminateurs” de la dévastation, ceux qui manipulent de manière insensée le monde, installés derrière d’imposants pupitres ? </p>
<p>Rana El-Khatib écrivaine et auteure palestinienne, est native d’Haïfa et vit à Beyrouth. </p>
<p>  <strong>Source : Toronto Star <a href="http://www.thestar.com" title="www.thestar.com">www.thestar.com</a><br />
  Traduit de l’anglais par Gérard Jugant </strong><br />
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    <title>La guerre n’oublie pas Gaza</title>
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    <published>2006-07-31T05:57:20-06:00</published>
    <updated>2006-10-01T10:59:23-06:00</updated>
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      <name>la redaction</name>
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    <category term="Arrêtons ce massacre au Liban" />
    <category term="Liban" />
    <category term="Palestine-Israel" />
    <summary type="html"><![CDATA[<p><strong>Dans la seule journée de mercredi, 24 Palestiniens ont été tués au cours des opérations menées par Israël dans la bande de Gaza.</strong> C’est une des journées les plus noires depuis le 28 juin, date du début de l’offensive israélienne destinée à récupérer le soldat Gilad Shalit, enlevé 3 jours plus tôt et à faire cesser les tirs de roquettes du Hamas contre le sud d’Israël. Malgré l’engagement important des forces israéliennes, aucun des deux objectifs n’a encore été atteint.</p>
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    <content type="html"><![CDATA[<p><strong>Dans la seule journée de mercredi, 24 Palestiniens ont été tués au cours des opérations menées par Israël dans la bande de Gaza.</strong> C’est une des journées les plus noires depuis le 28 juin, date du début de l’offensive israélienne destinée à récupérer le soldat Gilad Shalit, enlevé 3 jours plus tôt et à faire cesser les tirs de roquettes du Hamas contre le sud d’Israël. Malgré l’engagement important des forces israéliennes, aucun des deux objectifs n’a encore été atteint.</p>
<p>Tout a commencé à Gaza le 25 juin avec l’enlèvement du soldat, Gilad Shalit, par des combattants proches du Hamas. Le jeune caporal, un tankiste de 19 ans qui possède aussi la nationalité française, a été fait prisonnier en territoire israélien par un commando palestinien venu de la bande de Gaza. Les brigades Ezzedine al-Qassam (branche armée du Hamas), les Comités de la résistance populaire et l’Armée de l’Islam ont revendiqué l’enlèvement. Plus d’un mois après sa capture et malgré de multiples opérations dans la bande Gaza, l’armée israélienne n’est toujours pas parvenue à obtenir sa libération.</p>
<p>Jeudi, le président palestinien Mahmoud Abbas avait laissé entendre, depuis Rome, qu’il croyait en une «prochaine libération» du soldat israélien. Des propos immédiatement démentis par le porte-parole de la branche armée du Hamas, Abou Obeïda, qui a affirmé «il n’y a rien de nouveau à propos de ce dossier. La question est toujours entre les mains des trois groupes armés -qui ont enlevé le soldat- et pas entre les mains de quelque leader politique que ce soit». </p>
<p>Eclipsée par celle du Liban, la guerre n’a pourtant pas cessé, en territoire palestinien. Mercredi, une cinquantaine de chars israéliens ont envahi le quartier de Choujaïya dans l’est de Gaza et le camp de réfugiés de Jabaliya. Dans ce bastion du Hamas, les affrontements ont été très violents avec les combattants du mouvement islamiste. Par ailleurs, l’armée israélienne est intervenue dans le sud de la bande de Gaza, dans le secteur frontalier de Soufa, à la recherche de tunnels et d’armements. Selon des sources palestiniennes, de nombreuses maisons ainsi que des puits ont été détruits. De leur côté, les militaires israéliens assurent téléphoner à chaque fois aux occupants des maisons, pour les prévenir de l’imminence d’un raid. Il y a aussi de gros dégâts sur les routes et les réseaux de distribution d’électricité et d’eau ont subi des dommages importants. A Gaza même, les bombardements ont touché le siège d’une force du Hamas et des bureaux du gouvernement palestinien. </p>
<p>Alors qu’elle poursuit ses opérations au Sud, à Soufa, l’armée israélienne a fini par se retirer du nord de la bande Gaza vendredi, laissant derrière elle 30 morts, dont deux jeunes enfants et de multiples blessés. Des médecins palestiniens soupçonnent les Israéliens d’utiliser des armes et des munitions non conformes aux lois internationales. Ils affirment n’avoir jamais vu de telles blessures, souvent de graves brûlures, concentrées sur les membres inférieurs et provoquant un taux élevé d’amputations. Un porte-parole du ministère de la Santé palestinien est plus catégorique : «nous sommes sûrs dit-il, que les forces d’occupation utilisent des bombes qui sont interdites par le droit international. Les fragments de ces bombes explosent à l’intérieur des corps et brûlent horriblement, provoquant la mort ou des amputations», ce dont l’armée israélienne se défend avec la dernière énergie. «Nous n’utilisons que des armes et des munitions conformes aux lois internationales», affirme un porte-parole.</p>
<p>Un Hamas bicéphale </p>
<p>Le Premier ministre palestinien Mahmoud Abbas, en visite jeudi en Algérie, continue d’appeler à un arrêt des opérations dans la bande Gaza et en Cisjordanie. Il exhorte, sans succès jusqu’à présent, la communauté internationale à se rappeler de cette «guerre oubliée» et à intervenir. Pour tenter de sortir de l’impasse, des contacts sont en cours entre les Egyptiens, le président Abbas et différents partis révèle le porte-parole du gouvernement Hamas, Ghazi Hamad. Mais poursuit-il, nous ne pouvons pas prendre la décision finale de libérer le soldat Shalit, parce qu’il a été capturé par des groupes armés. Un casse-tête pour le responsable du Fatah, Abdel Hakim Awad, pour qui l’existence d’une direction bicéphale du Hamas, à Gaza et à Damas, où se trouve le chef du bureau politique en exil Khaled Mechaal, complique singulièrement une prise de décision pour sortir de la crise. «Si la clef dépend du Hamas à Gaza, il y aura une solution. Si elle est entre les mains de Mechaal et des Syriens, nous sommes alors confrontés à un véritable problème» a-t-il averti.</p>
<p>Ces trente jours d’attaques, ont mis les fragiles infrastructures palestiniennes à genou. Lors de sa visite dans la bande de Gaza, la commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, a pu constater que ce territoire palestinien était dans «une situation de crise totale». Elle a annoncé lors de son passage à l’hôpital Chifa de Gaza, le versement progressif par l’Union européenne (UE), de 40 millions d’euros pour le secteur de la santé. Cet argent sera directement transféré sur les comptes des 13 000 médecins, infirmières et agents qui travaillent à l’hôpital. Un bol d’air salutaire pour ces salariés dont certains n’ont touché qu’un mois de salaire au cours de cinq derniers mois.</p>
<p>Les sommes allouées aux Palestiniens le sont grâce à un mécanisme qui permet de contourner le gouvernement du Hamas, une organisation considérée comme «terroriste» par l’UE et les Etats-Unis et donc, de ce fait, boycottée. La Commission européenne a débloqué 105 millions d’euros dans le cadre de ce mécanisme mis en place depuis le mois de juin. Ces fonds serviront aussi à approvisionner en carburant les hôpitaux palestiniens privés d’électricité et qui tournent grâce à des générateurs. La principale centrale électrique de Gaza a été en effet bombardée dès le 28 juin par l’aviation israélienne.</p>
<p><strong>par Claire  Arsenault<br />
copyright, RFI, le 27/07/2006</strong><br />
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    <title>Le summum de la barbarie à Qana</title>
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    <published>2006-07-31T04:50:04-06:00</published>
    <updated>2006-07-31T05:00:40-06:00</updated>
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      <name>la redaction</name>
    </author>
    <category term="Liban" />
    <summary type="html"><![CDATA[<p>Qana, avril 1996, 105 civils, réfugiés dans un camp des forces des Nations unies, sont massacrés par l’aviation israélienne.<br />
<strong>Dix ans après, à nouveau le massacre.</strong><br />
Un carnage annoncé depuis que l’armée israélienne, incapable de défaire les résistants du Hezbollah, a intensifié la guerre terroriste contre les civils libanais. Selon le dernier bilan, plus de 60 personnes, en majorité des enfants, ont été tuées dans leur sommeil en application de cette démarche criminelle d’Israël visant à obtenir par les massacres contre les civils des gains politiques.</p>
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    <content type="html"><![CDATA[<p>Qana, avril 1996, 105 civils, réfugiés dans un camp des forces des Nations unies, sont massacrés par l’aviation israélienne.</p>
<p><strong>Dix ans après, à nouveau le massacre.</strong></p>
<p>Un carnage annoncé depuis que l’armée israélienne, incapable de défaire les résistants du Hezbollah, a intensifié la guerre terroriste contre les civils libanais. Selon le dernier bilan, plus de 60 personnes, en majorité des enfants, ont été tuées dans leur sommeil en application de cette démarche criminelle d’Israël visant à obtenir par les massacres contre les civils des gains politiques.</p>
<p>Les Américains qui bloquent littéralement l’action de la communauté internationale participent à ce calcul cynique de terreur: donner du temps à Israël pour infliger le maximum de souffrances à la population civile afin de la pousser à se retourner contre le Hezbollah et à imposer au Liban des solutions humiliantes.</p>
<p>C’est ce que Mme Rice appelle « l’enfantement dans la douleur» du nouveau Proche-Orient. Les images insoutenables d’enfants déchiquetés et de corps éclatés des familles Chalhoub et Hachem devaient semer la terreur au sein de la population, elles ont cimenté un Liban en colère et indigné derrière la résistance menée par le Hezbollah. Pour la première fois depuis le début de l’agression, les Libanais, toutes tendances confondues, n’hésitent plus à dire: nous sommes tous le Hezbollah. Ils sont sortis devant l’immeuble des Nations unies pour dire leur rage contre les Américains et Israël et il a fallu l’appel des responsables politiques pour éviter des attaques contre le siège. Le massacre a rendu la rue libanaise imperméable aux divisions entretenues sciemment par les pays occidentaux et celle-ci a imposé de facto à tous les courants politiques à parler de la même voix. Soutien à la résistance libanaise et exigence d’un cessez-le-feu immédiat. Même Walid Joumblatt qui est devenu le plus hostile au Hezbollah a abondé en ce sens en déclarant que la résistance avait remporté la bataille sur Israël. Elle l’a en tout cas emporté sur les divisions libanaises. Les bombes «intelligentes» des Américains larguées par Israël provoquent un tel écoeurement dans le monde arabe au point que même ses obligés arabes, ces fameux «modérés», se sentent contraints d’élever de vives condamnations. </p>
<p>Le chef du gouvernement libanais Fouad Siniora a signifié à Condoleezza Rice qu’elle n’était pas la bienvenue à Beyrouth et que la seule chose à discuter est un cessez-le-feu sans conditions. «Les criminels de guerre israéliens ont encore tué des femmes et des enfants innocents. En cette triste matinée, il n’y a pas de place pour des discussions sans un cessez-le-feu immédiat et sans conditions et une enquête internationale sur les massacres israéliens en cours». Fouad Siniora a également salué les «sacrifices» du Hezbollah consentis lors de sa guerre contre Israël. «Nous sommes en position de force et je remercie le Saëd pour ses efforts» a-t-il répondu au sujet de l’appel de Saëd Hassan Nasrallah, invitant le gouvernement à tirer profit de la lutte menée par la résistance contre l’armée israélienne. «Je remercie également tous ceux qui ont sacrifié leurs vies pour l’indépendance et la souveraineté du Liban», a déclaré le chef du gouvernement libanais. Le président du parlement libanais, Nabih Berry, mandaté par Nasrallah pour négocier l’échange des prisonniers, a indiqué que les conditions ont changé désormais. Nabih Berry avait, il y a 48 heures, proposé que l’échange concerne les seuls prisonniers libanais. Sans surprise, la Maison-Blanche ne voit pas dans le carnage de Qana un «crime de guerre», tandis que Condoleezza Rice, qui a rencontré les dirigeants israéliens, s’épanchait en propos de circonstances en se disant «profondément attristée» par la perte de vies innocentes et évoquait la nécessité de «parvenir à un cessez-le-feu». Discours peu crédible qui explique que le gouvernement libanais lui ait signifié qu’il n’entend pas discuter d’une solution politique sous les massacres. Or, Israël a demandé à Rice un délai de 10 à 14 jours pour continuer sans doute à massacrer la population civile et à détruire les infrastructures. </p>
<p>Le gouvernement libanais a donc saisi directement le Conseil de sécurité qui a commencé hier ses discussions. Mais on peut s’attendre à ce que le représentant US, Bolton, fasse encore une fois le nécessaire pour capoter toute solution. L’horreur du carnage de Qana a en tout cas poussé les principales capitales du monde à sortir de leur silence pour condamner le massacre et exiger un cessez-le-feu immédiat. Une seule exception, celle de la Grande-Bretagne dont le chef du gouvernement est plus que jamais le «caniche de Bush» comme les opposants à la guerre britanniques l’ont surnommé. Mais c’est dans le monde arabe que les choses bougent. Les populations rivées devant les télévisions satellitaires observent en direct un carnage béni par les Américains et la colère enfle. L’Egypte, la Jordanie et l’Arabie Saoudite qui ont fait des déclarations hostiles à la résistance libanaise, interprétées par les Américains comme une caution à la guerre israélienne, sont obligés de changer. C’est que la mise à contribution des «ulémas du palais» pour édicter des fatwas idiotes n’a servi à rien. Hassan Nasrallah est bien un héros de la résistance pour l’écrasante majorité de la population arabe. Les réactions des Etats arabes liés à l’Amérique sont un signe de l’état de tension qui parcourt le monde arabe et l’infinie hostilité qu’il manifeste à l’égard de la politique américaine. La résistance libanaise par son endurance avait déjà contraint ces régimes à plus de circonspection; le carnage de Qana les amène enfin à exprimer un peu de l’immense indignation des opinions publiques. Sans aller, bien entendu, jusqu’à saluer comme l’Algérie «la vaillante résistance des avant-gardes du peuple libanais et l’endurance admirable de tous les citoyens du Liban dans cette terrible épreuve». </p>
<p><strong>par K. Selim<br />
Le Quotidien d'Oran, le 31 juillet 2006</strong></p>
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    <title>Algérie: La Palestine seule au monde</title>
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    <published>2006-07-04T07:08:37-06:00</published>
    <updated>2006-07-31T06:19:51-06:00</updated>
    <author>
      <name>la redaction</name>
    </author>
    <category term="Palestine-Israel" />
    <summary type="html"><![CDATA[<p>Les démocraties occidentales sont face à un dilemme sérieux. Elles reconnaissent que le Hamas a été démocratiquement élu mais refusent de reconnaître son droit de gouverner conformément aux dispositions instituant l'Autorité palestinienne.</p>
<br class="clear" />    ]]></summary>
    <content type="html"><![CDATA[<p>Les démocraties occidentales sont face à un dilemme sérieux. Elles reconnaissent que le Hamas a été démocratiquement élu mais refusent de reconnaître son droit de gouverner conformément aux dispositions instituant l'Autorité palestinienne.</p>
<p>Etrange attitude ! Pourtant, les mêmes démocraties occidentales, du moins bon nombre de pays occidentaux, ont crié au scandale et à l'usurpation lorsque l'arrêt du processus électoral a été décidé en Algérie en 1992. Pourtant, ce sont des islamistes radicaux qui voulaient instaurer un Etat théocratique que ces démocraties défendaient. A moins que la menace contre Israël ne soit plus importante aux yeux des démocraties occidentales que la menace qui pourrait peser sur une autre nation. En fait, tout l'enjeu est là. Si, aujourd'hui Israël se permet, au vu et au su de tous, de boucler et de bombarder Ghaza, de tuer des femmes et des enfants, c'est parce que l'Occident lui a franchement donné un chèque en blanc.</p>
<p>Lorsque Khomeyni a instauré la République islamique en Iran, les démocraties occidentales se sont empressées de reconnaître le nouveau régime et de le soutenir, car, pour elles, le nouvel Iran pourrait être un rempart contre le communisme de l'Est. Lorsque les islamistes ont renversé le pouvoir communiste de Kaboul et ont instauré une série de régimes théocratiques successifs, les mêmes démocraties les ont reconnus, pour les mêmes raisons. Lorsque les taliban, encore plus radicaux, ont balayé tous les partis islamistes pakistanais, le même Occident leur a apporté son soutien indéfectible jusqu'aux attentats du 11 septembre 2001.</p>
<p>Le Hamas, produit des contradictions historiques intra-palestiniennes et palestino-israéliennes, une des factions politiques et armées de la résistance palestinienne, a accepté de se soumettre aux urnes et a remporté haut la main les législatives, est montré du doigt par l'Occident alors que l'occupant des territoires palestiniens, qui a bafoué les dé cisions et les résolutions de l'ONU, qui a renié ses propres engagements internationaux, qui a interrompu de façon unilatérale les accords d'Oslo, qui a rejeté la feuille de route après avoir rejeté la proposition de paix globale adoptée par tous les pays arabes à Beyrouth, bénéficie de tout le soutien politique, militaire, financier et économique de l'Occident.</p>
<p>Les Palestiniens sous Arafat et sous Abbas, y compris le Hamas, ont fait toutes les concessions possibles sans rien gagner. L'Autorité palestinienne n'a aucune autorité, n'a aucun territoire libre sur lequel elle peut exercer un semblant de souveraineté. L'Etat palestinien est hypothéqué. Mais Israël bénéficie et bénéficiera de tout le soutien financier, militaire, économique et politique qui isole la Palestine et les Palestiniens, désormais seuls au monde, même parmi les Arabes.</p>
<p>par Abdelkrim Ghezali<br />
Copyright © 2006 La Tribune.</p>
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    <title>Prix Nobel de la paix 2006 : Aimé Césaire parmi les candidats</title>
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    <published>2006-06-28T19:21:06-06:00</published>
    <updated>2006-07-31T06:21:51-06:00</updated>
    <author>
      <name>la redaction</name>
    </author>
    <category term="Mondialisation et Impérialisme" />
    <summary type="html"><![CDATA[<p>Deux universités européennes - dont l'Université libre de Bruxelles - qui comptent parmi les institutions compétentes pour proposer des noms au Comité Norvégien du Prix Nobel, portent à cette prestigieuse cérémonie version 2006, la candidature d'Aimé Césaire.</p>
<br class="clear" />    ]]></summary>
    <content type="html"><![CDATA[<p>Deux universités européennes - dont l'Université libre de Bruxelles - qui comptent parmi les institutions compétentes pour proposer des noms au Comité Norvégien du Prix Nobel, portent à cette prestigieuse cérémonie version 2006, la candidature d'Aimé Césaire.</p>
<p>Poète avant-gardiste, dramaturge, homme politique, ancien maire de la ville de Fort-de-France (Martinique) pendant plus de 50 ans et un des pères-fondateurs du mouvement de la Négritude, il figure parmi les 191 personnes physiques et morales du monde qui briguent cette année le Prix Nobel de la paix.</p>
<p>"Je mesure l'importance de cet honneur mais je me demande si je serai capable de faire face, si je serai capable d'assumer les obligations qu'exigera cette éminente faveur", déclarait en mars dernier le père de "Cahier d'un retour au pays natal" (1939) dans un entretien accordé au journaliste ivoirien serge Bilé exerçant en Martinique.</p>
<p>L'ensemble des oeuvres d'Aimé Césaire qui fête dans quelques jours ses 93 ans, est influencé par trois courants de pensées. Notamment, la philosophie des Lumières, le panafricanisme et le marxisme. Il est avant tout un défenseur non-violent de la cause des peuples opprimés par le colonialisme et tous les autres systèmes avilissants qui continuent de tirer le monde vers le bas. "Je vois bien que le colonialisme a détruit les admirables civilisations indiennes et que ni Deterling, ni royal Dutch, ni Standard Oil ne me consoleront jamais des Aztèques et des Incas. Je vois bien celles condamnées à terme, dans lesquelles il a introduit un principe de ruine : Océanie, Nigeria, Nyassaland. Je vois bien ce qu'il a apporté", accusait-il dans son livre pamphlet intitulé "Discours sur le colonialisme" paru aux éditions Réclame en 1950 puis réédité en 1955 par Présence africaine.</p>
<p>Depuis le 14 juin, Afrikara, un site culturel et d'information, a lancé en ligne une pétition intitulée "Aimons Césaire" pour soutenir la candidature du grand poète martiniquais. Même si cette campagne de solidarité exemplaire n'influencera aucunement la décision du jury du Nobel attendue en décembre prochain, son initiateur Martial Ze Belinga, directeur de publication et rédacteur en chef de l'organe, pense qu'"on ne peut jamais exclure l'impact d'une telle initiative et que c'est le principe même de la pétition qui est d'oeuvrer à une meilleure prise en considération d'un souhait en dehors des canaux institutionnels".</p>
<p>par Schadé Adédé<br />
Copyright © 2006 Notre Voie, Sénégal</p>
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    <title>Le film Da Vinci Code continue de provoquer des remous</title>
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    <id>http://www.arabesques-editions.com/international/divers/film-da-vinci-code-remous.html</id>
    <published>2006-06-10T07:23:37-06:00</published>
    <updated>2006-07-31T06:26:29-06:00</updated>
    <author>
      <name>la redaction</name>
    </author>
    <category term="Divers" />
    <summary type="html"><![CDATA[<p>Da Vinci Code, film de Ron Howard, vient de subir une nouvelle censure. Cette fois, c'est la Chine qui a interdit la diffusion du film dans toutes les salles du pays. Officiellement, les autorités ont déclaré que cette décision avait été prise pour promouvoir les longs métrages chinois. La Chine rejoint ainsi les îles Fidji, le Pakistan et l'Inde dans la censure. La surprise est toutefois faible car les autorités chinoises avaient usé de leur pouvoir de censure il n'y a pas longtemps avec Memoires d'une Geisha et Brokeback Mountain.</p>
<br class="clear" />    ]]></summary>
    <content type="html"><![CDATA[<p>Da Vinci Code, film de Ron Howard, vient de subir une nouvelle censure. Cette fois, c'est la Chine qui a interdit la diffusion du film dans toutes les salles du pays. Officiellement, les autorités ont déclaré que cette décision avait été prise pour promouvoir les longs métrages chinois. La Chine rejoint ainsi les îles Fidji, le Pakistan et l'Inde dans la censure. La surprise est toutefois faible car les autorités chinoises avaient usé de leur pouvoir de censure il n'y a pas longtemps avec Memoires d'une Geisha et Brokeback Mountain.</p>
<br class="clear" />    ]]></content>
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  <entry>
    <title>J.K. Rowling meilleure écrivain britannique</title>
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    <published>2006-06-10T07:22:05-06:00</published>
    <updated>2006-07-31T06:28:54-06:00</updated>
    <author>
      <name>la redaction</name>
    </author>
    <category term="Divers" />
    <category term="Europe" />
    <summary type="html"><![CDATA[<p>Les lecteurs du magazine littéraire Book ont élu J.K. Rowling, créatrice du célèbre Harry Potter, comme meilleure écrivain britannique vivante. Un résultat sans conteste car l'écrivain devance l'anglais Terry Pratchett avec trois fois plus de voix ! Et surtout, les lecteurs ont placé loin derrière des valeurs renommés du monde littéraire tels que Salman Rushdie, ou encore Harold Pinter, prix Nobel de littérature 2005. A la lecture de ce vote, la rédactrice en chef de Book Magazine, Christine Kidney a déclaré :"Notre sondage offre un aperçu fascinant de ce qui fait un grand auteur pour le public britannique". Fascinant ou inquiétant ?</p>
<br class="clear" />    ]]></summary>
    <content type="html"><![CDATA[<p>Les lecteurs du magazine littéraire Book ont élu J.K. Rowling, créatrice du célèbre Harry Potter, comme meilleure écrivain britannique vivante. Un résultat sans conteste car l'écrivain devance l'anglais Terry Pratchett avec trois fois plus de voix ! Et surtout, les lecteurs ont placé loin derrière des valeurs renommés du monde littéraire tels que Salman Rushdie, ou encore Harold Pinter, prix Nobel de littérature 2005. A la lecture de ce vote, la rédactrice en chef de Book Magazine, Christine Kidney a déclaré :"Notre sondage offre un aperçu fascinant de ce qui fait un grand auteur pour le public britannique". Fascinant ou inquiétant ?</p>
<br class="clear" />    ]]></content>
  </entry>
  <entry>
    <title>Conférence des Journalistes Méditérranéennes: Différence Ethnique, mais une seule Idéologie</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.arabesques-editions.com/international/espace-mediterranee/conference-journalistes-mediterraneennes-difference-ethnique-ideologie.html" />
    <id>http://www.arabesques-editions.com/international/espace-mediterranee/conference-journalistes-mediterraneennes-difference-ethnique-ideologie.html</id>
    <published>2006-05-30T04:30:14-06:00</published>
    <updated>2006-10-01T11:06:21-06:00</updated>
    <author>
      <name>la redaction</name>
    </author>
    <category term="Espace Méditerranée" />
    <summary type="html"><![CDATA[<p>Représentant quelque 16 pays méditerranéens et des monarchies du Golfe, plus d’une trentaine de journalistes ont pris part à une conférence sur les femmes et les médias en Méditerranée, à Beyrouth, capitale libanaise. Les débats ont mis en relief le grand fossé existant entre la situation des femmes au Maghreb et au Moyen-Orient, mais aussi entre l’Occident et le monde arabe.</p>
<br class="clear" />    ]]></summary>
    <content type="html"><![CDATA[<p>&nbsp;&nbsp;© el watan photos</p>
<p>            Représentant quelque 16 pays méditerranéens et des<br />
monarchies du Golfe, plus d’une trentaine de journalistes ont pris part à une<br />
conférence sur les femmes et les médias en Méditerranée, à Beyrouth, capitale<br />
libanaise. Les débats ont mis en relief le grand fossé existant entre la<br />
situation des femmes au Maghreb et au Moyen-Orient, mais aussi entre l’Occident<br />
et le monde arabe.<br />
            &nbsp;<br />
            Plus d’une vingtaine de journalistes femmes venues des pays du<br />
bassin méditerranéen ont pris part la semaine écoulée à une conférence de deux<br />
jours, tenue à Beyrouth sur l’exercice du métier dans des zones de conflit.<br />
Organisée par l’agence de presse italienne Ansa Med (Méditerranée), avec la<br />
collaboration de l’association de la Femme arabe et italienne et l’aide de<br />
l’Union européenne, ce regroupement a permis aux différentes intervenantes de<br />
faire état de leurs expériences en tant que correspondantes de guerre, mais<br />
aussi de leurs difficultés à exercer leur métier dans des pays où la liberté<br />
d’expression fait défaut. En dépit du fait qu’elles sont venues des pays dont le<br />
système politique diffère totalement, elles ont toutes mis l’accent sur<br />
l’importance de la solidarité dans le domaine, mais aussi du nécessaire contact<br />
permanent entre elles, pour une large diffusion des préoccupations des unes et<br />
des autres et lutter ainsi contre les barrières professionnelles. Les travaux de<br />
la conférence axés sur six thèmes, «&nbsp;Femmes en communication&nbsp;: partenariat en<br />
Méditerranée&nbsp;», «&nbsp;Femmes journalistes et le risque, leurs expériences, culture,<br />
religion et politique «&nbsp;Facteurs de blocage ou opportunités&nbsp;», «&nbsp;Leadership<br />
féminin&nbsp;», «&nbsp;Femmes dans les médias entre impact et carrière&nbsp;», et enfin<br />
«&nbsp;L’avenir des femmes dans les médias&nbsp;», ont montré le large fossé existant<br />
entre la situation des femmes au Moyen-Orient et au Maghreb et celles entre<br />
l’Occident et le Moyen-Orient.<br />
            &nbsp;<br />
            Si certaines femmes journalistes venues des pays<br />
du Golfe, ont dressé un tableau des plus reluisants sur l’état des lieux des<br />
droits des femmes dans leur pays, une Saoudienne a contredit ces propos en<br />
affirmant que les études de journalisme, la pratique du sport, la conduite de<br />
véhicules et tant d’autres activités des plus banales restent interdites aux<br />
femmes. Mieux, les deux journalistes yéménites, militantes des droits des<br />
femmes, invitées à cette conférence, sont venues accompagnées de leur «&nbsp;mahrem&nbsp;»<br />
(leur époux), parce que dans leur pays, il est interdit aux femmes de voyager<br />
seules et même d’aller d’une ville à une autre. Même pratique dans certains pays<br />
du Golfe, notamment l’Arabie Saoudite, où il faut l’accord écrit du tuteur, pour<br />
permettre à une femme de voyager. Gisèle Khoury, journaliste à la télévision<br />
libanaise, LBC, et veuve du journaliste Samir Kassir, assassiné il y a près<br />
d’une année (au Liban), est revenue sur sa carrière professionnelle de 20 ans,<br />
marquée par les différents conflits, mais selon elle, la plus difficile reste<br />
celle de traverser le Liban, depuis une année. «&nbsp;Mon mari et moi n’avons jamais<br />
pensé que les menaces que nous recevions allaient être exécutées. Nous avons<br />
payé un lourd tribut, mais cela ne m’a pas empêchée de poursuivre ma mission.<br />
Cette expérience m’a permis d’aller au-devant pour montrer à ceux qui ont tué<br />
mon mari, que leur acte ne me fera pas reculer. Bien au contraire, il m’a<br />
renforcée dans l’idée que je suis sur le bon chemin.&nbsp;» Quelques phrases,<br />
fortement ovationnées par une assistance très nombreuse. Frai Tinc, journaliste<br />
au plus grand tirage quotidien de la Turquie, Hurriyet, a pour sa part appelé à<br />
une plus grande démocratisation et des réformes dans le monde musulman, «&nbsp;qui<br />
reste très en retard par rapport à l’avancée des autres régions de la planète&nbsp;».<br />
En Turquie, a-t-elle noté, la presse a connu une évolution très significative.<br />
«&nbsp;De larges manœuvres de liberté sont aujourd’hui permises, mais les femmes qui<br />
ont aidé à cette situation ont du mal à occuper des postes de responsabilité ou<br />
d’atteindre les centres de décisions&nbsp;», a-t-elle expliqué. Les correspondantes<br />
de guerre des chaînes de télévision italiennes RAI, Carmen Lasorella, TGI RAI,<br />
Tiziana Ferrario, TG3 RAI, Giovanna Botteri, ont toutes fait état de leurs<br />
expériences en Afghanistan, en Bosnie, en Irak, au Timor et en Algérie, en<br />
insistant sur le fait que «&nbsp;seules les personnes vivant dans ces pays sont aptes<br />
à donner la vraie image de ce qui se passe dans un conflit. Parfois, la langue,<br />
la religion, les traditions, et les enjeux deviennent des obstacles difficiles à<br />
franchir et ne nous permettent pas d’être objectifs&nbsp;».<br />
            &nbsp;<br />
            «&nbsp;Je refuse d’être une ombre noire, sans<br />
visage&nbsp;»<br />
            Pour la Saoudienne, Samar Fatany, ce sont les mauvaises<br />
conceptions de l’Islam qui ont fait que la femme soit aussi marginalisée dans<br />
son pays. «&nbsp;Le voile est avant tout une culture. Souvent ce sont les femmes qui<br />
refusent de se dévoiler le visage. Le gouvernement a eu du mal à les obliger à<br />
se photographier sans le voile pour les cartes d’identité nationale. Près d’un<br />
millier de femmes ont signé une pétition, remise au roi Abdellah de Jordanie,<br />
lui demandant de peser de son poids auprès de la famille royale saoudienne afin<br />
que les femmes n’aient pas le droit de conduire un véhicule. Aujourd’hui, la<br />
situation évolue, et on peut voir des femmes exercer le métier de journaliste,<br />
et traiter de l’affaire de Rania Al Baz, Saoudienne battue par son mari. Ce<br />
dernier s’en est sorti sans aucune condamnation par la justice, parce que le<br />
juge était de son côté. Mieux, si au début il n’était pas permis aux femmes de<br />
signer leurs articles, aujourd’hui, il existe beaucoup d’entre elles qui mettent<br />
leur nom sur la première page. Nous pensons que les changements sont<br />
inévitables, mais ils prendront du temps parce qu’il s’agit de faire changer les<br />
mentalités d’abord.&nbsp;» Irène Lozano, journaliste au journal espagnol ABC, a axé<br />
son intervention sur les violences à l’égard des femmes dans son pays. Selon<br />
elle, 60 femmes sont tuées chaque année en Espagne, par leur mari, ex-mari ou<br />
amant. «&nbsp;Les autorités préfèrent qualifier ces violences de crimes passionnels,<br />
au lieu de les traiter comme des homicides. C’est grâce à la presse que les<br />
autorités ont fini par reconsidérer ce phénomène.&nbsp;»&nbsp;La Marocaine Latifa<br />
Akherbache, directrice de l’Institut de journalisme, s’est révoltée contre les<br />
situations où les femmes deviennent des ombres noires, sans visage, comme en<br />
Arabie Saoudite.<br />
            &nbsp;<br />
            «&nbsp;Je refuse d’être considérée comme la gardienne des<br />
traditions, et je refuse que l’on réduise les droits des femmes arabes sous<br />
prétexte de leur culture musulmane. Je veux regarder vers l’avenir et vivre avec<br />
les mêmes droits que ceux des Occidentales, sans pour autant me détacher de ma<br />
culture de Marocaine, arabo-musulmane. Je ne veux avoir un visage et un nom,<br />
comme mes consœurs de l’Occident et je refuse qu’à chaque fois on me parle de ce<br />
que le Prophète et les femmes du Prophète faisaient il y a 14 siècles pour<br />
justifier le fait que la religion musulmane est tolérante à l’égard des femmes.<br />
Pourquoi lorsque les Occidentales parlent de leurs droits ne citent-elles pas<br />
les femmes du Christ ou de Jésus&nbsp;? Je revendique mes droits de citoyenne du<br />
monde et non pas d’une région donnée de la planète.&nbsp;» Des propos qui n’ont pas<br />
été du goût de la journaliste qatarie, Miriam Rashid. Elle a pendant près d’une<br />
heure tenté de lever l’équivoque à propos de la religion, qui, selon elle,<br />
s’applique en tout temps et en tout lieu. «&nbsp;Contrairement à ce qu’a affirmé<br />
l’écrivaine Nawel Saâdaoui, le voile ne couvre pas la pensée de la femme et<br />
n’empêche pas sa participation à la vie économique et politique de son pays. Ce<br />
sont les traditions et les coutumes qui font que les hommes éloignent les femmes<br />
et les empêchent de participer à l’effort de la construction de leur pays.&nbsp;»<br />
L’intervenante a fait un véritable cours sur les vertus du hidjab et le principe<br />
de son obligation pour les femmes musulmanes. Ihsane Abdullah Mohamed,<br />
journaliste à l’agence de presse émiratie (Wam) a dressé un tableau des plus<br />
reluisants sur la situation des femmes dans son pays, présentant ce dernier<br />
comme l’une des nations «&nbsp;les plus évoluées, mais qui tient à sa culture et ses<br />
traditions&nbsp;». Chiara Valentini,&nbsp;journaliste&nbsp;au&nbsp;quotidi&nbsp;en&nbsp;italien Espresso, a<br />
quant à elle fait état de discrimination entre les journalistes femmes et hommes<br />
dans les rédactions. Selon elle, se référant à des statistiques officielles,<br />
l’accès des femmes aux centres de décisions reste très limité en Italie, ce qui<br />
la place parmi les pays d’Europe les plus reculés en matière de promotion des<br />
droits des femmes. La journaliste algérienne, a de son côté mis l’accent sur la<br />
pire des situations à laquelle puissent être confrontés les médias est celle où<br />
les journalistes se retrouvent dans leur pays déchiré par un conflit armé, et<br />
deviennent de ce fait non seulement une cible privilégiée des belligérants, mais<br />
également un danger pour tous les membres de sa famille. «&nbsp;Les confrères arabes<br />
semblent découvrir les menaces et les assassinats de journalistes depuis la<br />
guerre en Irak et les derniers événements au Liban. Pourtant, durant les années<br />
1990, en l’Algérie, la corporation médiatique a connu une véritable hémorragie.<br />
En l’espace de moins de quatre ans, et sur une population d’à peine 2000<br />
journalistes, 120 ont été assassinés et des centaines sommés à l’exil par des<br />
groupes armés islamistes.<br />
            &nbsp;<br />
            Aujourd’hui, les confrères en Irak et à un degré<br />
moindre au Liban sont confrontés au même sort. La question qui reste posée est<br />
de savoir comment faire face à une telle situation et exercer son métier avec<br />
neutralité et objectivité, lorsque le journaliste est obligé de décrire une<br />
scène d’horreur dont les victimes peuvent être ses plus proches amis, collègues<br />
ou tout simplement ses compatriotes.&nbsp;» Les mêmes propos sont tenus par la<br />
journaliste du quotidien irakien Al Sabaâh, Shetha Sabeeh Ali-Janabiee, laquelle<br />
a fait état de la situation chaotique de son pays. «&nbsp;Lorsque je sors de mon<br />
bureau le matin, souvent je traverse des rues dont les trottoirs sont jonchés de<br />
cadavres. Je ne décline jamais mon identité et les personnes avec lesquelles je<br />
m’entretiens refusent de dévoiler leur nom. Mon mari ne travaille plus et mes<br />
enfants sont enfermés toute la journée de peur d’être la cible des terroristes.<br />
J’habite un quartier très chaud et chaque jour que Dieu fait, je me dis que<br />
c’est le dernier de ma vie. La situation va en s’empirant et nous savons qu’elle<br />
ne s’arrangera pas tant que les troupes américaines ne quittent pas le pays.&nbsp;»<br />
Un témoignage qui a ému l’assistance au point où un silence de marbre s’est<br />
abattu sur la salle pendant quelques secondes. Après deux jours de travaux, la<br />
conférence a été clôturée par un message adressé aux conférencières, par la<br />
journaliste libanaise May Chidiac, blessée lors d’un attentat à la voiture<br />
piégée, il y a quelques mois à Beyrouth. Le message télévisé, enregistré dans un<br />
hôpital parisien, fait état de l’engagement de la journaliste à poursuivre son<br />
combat contre ceux qui ont voulu mettre un terme à son combat pour un Liban,<br />
indépendant, libre et démocratique et son engagement pour la cause des Libanais<br />
et des peuples opprimés. Elle a rendu hommage aux femmes qui se battent pour<br />
changer les situations de non-droit dans leur pays, et les a appelées à la<br />
persévérance. La conférence s’est terminée avec l’adoption de deux résolutions.<br />
La première consiste en la mise en place de réseaux entre les participantes pour<br />
une meilleure solidarité entre les journalistes femmes, alors que la seconde est<br />
de faire en sorte que la rencontre, deuxième du genre, soit organisée l’année<br />
prochaine dans un des pays de la rive sud de la Méditerranée, où les droits sont<br />
plus limités que dans la rive nord. Certains participants ont évoqué l’Algérie<br />
comme prochain pays d’accueil, pour la conférence, ce qui a été bien apprécié<br />
par les organisateurs.</p>
<p>            par Salima Tlemçani<br />
            le 30 Mai 2006<br />
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            <a href="http://www.elwatan.com/"></a><br />
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