Khadem El Saher clôture en apothéose le Festival de Djemila

C'est sous un ciel illuminé par un éclatant feu d'artifice que le Festival international de Djemila s'est clôturé vendredi soir avec le concert de Khadem El Saher et en présence de nombreux invités de marque

La deuxième édition du Festival international de Djemila, rebaptisée Baalbek en solidarité avec le peuple libanais, s'est clôturée vendredi soir dernier avec le concert du chanteur irakien Khadem Saher qui a enchanté pendant plus de deux heures le nombreux public.

Dès vingt heures, c'est une véritable marée humaine qui déferle sur le site de Djemila pour savourer cette dernière soirée de la manifestation qui a débuté le 9 août dernier. Sous le slogan «Liban, défi et résistance», cette édition du festival organisé par l'ONCI et placé sous le haut patronage du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a été rehaussée par la présence de la ministre de la Culture, Khalida Toumi. Etaient également présents le secrétaire général de la wilaya de Sétif et deux invités d'honneur, la Libanaise Idal El Achkar et Lotfi Double Kanon ainsi que de nombreux invités de marque. La ministre de la Culture a déclaré à cette occasion que «Djemila est Baalbek et Baalbek est Djemila. De cette ville historique qui a été marquée par le soulèvement du 8 mai 1945 à la résistance du peuple libanais qui s'est révolté contre l'oppresseur sioniste, nos deux peuples sont unis par cette volonté farouche de résister avec dignité contre toute forme d'oppression.

Aujourd'hui, le Liban est sorti glorieux de cette douloureuse épreuve. Avec la victoire du peuple libanais, c'est la victoire de l'espoir. L'espoir que la Palestine sera également libre». L'intervention de la ministre a été précédée par celle du secrétaire général de la wilaya de Sétif suivi de la grande dame du théâtre libanais, Nidal El Achkar. La comédienne a exprimé sur scène ses remerciements au peuple algérien et son soutien indéfectible au peuple libanais. Elle a également réitéré la volonté de son peuple à s'opposer à la barbarie israélienne en soulignant que «ce n'est pas la première fois que le peuple libanais est victime de l'atrocité israélienne mais le peuple libanais a encore prouvé qu'il était capable de résister. Son courage et sa volonté étaient encore plus forts que tout le déluge de bombes dont il a été victime». Nidal El Achkar conclura son intervention avec un vibrant poème patriotique de Mahmoud Derwich. Ce n'est que vers 23h30 que Kadhem fait son entré e sur scène, salué par un tonnerre d'applaudissements et le public qui scandera son nom.

Le rossignol de Babylone entame son récital par deux chansons patriotiques. Avec Hamila el oûd il clamera : «Nous, on est amour et paix et la justice a été incarnée par nous» et avec Atfal Baghdad, il rendra hommage aux enfants irakiens victimes de la guerre. «Les enfants de Baghdad qui n'ont que le pain de la mort à partager», chante-t-il. Tout au long du concert, des drapeaux irakien, libanais, palestinien et algérien distribués par les organisateurs étaient brandis par les spectateurs dans une véritable messe de patriotisme. Après les chansons nationalistes, à la demande du public, Kadhem El Saher chantera ses plus belles chansons d'amour, puisées dans la verve du grand poète Nizar El Kabani telles que Achhadu et Hafiyata el kadameyni. Le public contenté, le chanteur enchaînera avec les chansons traditionnelles irakiennes et gratifiera l'assistance d'une danse typiquement irakienne en compagnie de ses musiciens.

Il était près de deux heures du matin quand, comme bouquet final, Djemila s'offre un bouquet de lumière. Son ciel est illuminé de mille feux par un spectacle pyrotechnique.

Le feu d'artifice émerveillera le public. Sous le ciel étoilé de l'antique cité, le festival s'est clôturé en apothéose après dix jours d'intenses moments d'émotion et de fraternité avec le peuple libanais.


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