Cérémonie d’ouverture du 2e festival international de la chanson de Djemila

C’est dans le somptueux site archéologique de Djemila que Mme Khalida Toumi, ministre de la Culture, a donné, mercredi dernier, le coup d’envoi officiel du deuxième festival international de la chanson de Djemila, en commençant par entonner au début de son allocution, le premier couplet de Idha Echems Gherriqat, chanson écrite par Ahmed Fouad Najm et chantée par Cheïkh Imam el-Issa.

En effet, c’est avec cette «introduction», pour le moins originale, que ce rendez-vous, placé sous le haut patronage du président de la République et dédié symboliquement par la ministre à deux figures emblématiques du pays du Cèdre, en l’occurrence le célèbre chanteur Marcel Khalifé et Abdelhalim Caracalla, a démarré pour une durée de 10 soirées.

Une forte charge émotionnelle a régné tout au long de la cérémonie d’ouverture de cette manifestation, placée sous le signe de la solidarité avec les peuples libanais et palestinien, victimes de la barbarie israélienne. Avant de céder le micro au directeur artistique de Caracalla, Marcel Khalifé, et à la romancière algérienne Ahlem Mostghanmi, pour donner leur avis, Mme Khalida Toumi a mis l’accent dans son discours, sur le rôle puissant de l’art et de la culture, en affirmant, entre autres que «la guerre ce n’est pas uniquement les armes, c’est la communication, la culture, l’art et la psychologie».

A souligner, par ailleurs, que des invités de marque, issus du monde de la culture et des arts en Algérie et dans le monde arabe, ont rehaussé de leur présence cette deuxième édition. Par ailleurs, les organisateurs n’ont rien laissé au hasard en réalisant de gros travaux, dont la réfection totale du tronçon routier reliant Sétif à Djemila (55 km).

On pouvait voir sur place la présence de la célèbre actrice égyptienne Samiha Ayoub, la Syrienne Mona Wassef et des artistes algériens comme Mohamed Benguettaf, Ahlam Mostaghanmi et Bahia Rachedi. Après le passage sur scène de Fouad Ouamane, de Mohamed Lamari, de Fella Ababsa et du chanteur tunisien Lotfi Bouchenak pour interpréter en play-back des chansons dédiées au Liban et à la Palestine, c’est le somptueux ballet Caracalla qui a fait son apparition pour clôturer en apothéose cette première journée et subjuguer le public par une belle fresque, exécutée par des tableaux artistiques ponctuée par des chorégraphies joliment synchronisées à travers des danses libanaises alliant le moderne et le traditionnel.

par M. H. Gherib
Copyright, 2006. Le Jeune Independant, Alger

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