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Cette anthologie traduite en français est extraite de celle que le professeur
Z. Safâ, de la faculté de Téhéran, a publié en 3 volumes en 1960-1961. Le XXe
siècle est réduit à quelques auteurs respectant la tradition classique.
L'Iran, vaincu au VIIe siècle par les conquérants arabes, trouve bientôt dans
la poésie le moyen d'expression le plus approprié à son génie. Née, il y a plus
de mille ans, dans le Khorassan, province orientale de l'Iran, la poésie persane
s'est développée sans interruption jusqu'à nos jours et, dès le XIe siècle, elle
a étendu son influence hors du plateau iranien : aux Indes, jusqu'aux confins de
la Chine, d'une part, en Asie Mineure d'autre part. Mariant les souvenirs des
littératures préislamiques aux traditions musulmanes, elle constitue l'art le
plus achevé de l'Iran islamique.
Épique, lyrique, didactique, ample narration ou confidence secrète, légère ou
grave, sous toutes ses formes, elle laisse paraître, avec une remarquable
constance, une certaine façon de sentir le monde, qui est l'esprit d'un peuple.
Associée à tous les moments de la vie, elle est aussi l'organe de la méditation
philosophique : c'est dans le langage poétique que les Iraniens ont exprimé
leurs idées les plus profondes. Cette poésie, durant des siècles, a enchanté les
audiences des princes, comme elle a enflammé les auditoires des mystiques. Tout Iranien, s'il n'est pas poète, sait goûter les vers; paradoxe
significatif : les plus raffinés des poètes persans sont aussi les plus
populaires. Beaucoup de morceaux traduits dans le présent volume sont dans
toutes les bouches et dans tous les cœurs. Cette anthologie, dont les textes ont
été classés par ordre chronologique, s'étend sur un peu plus d'un millénaire et
présente les poètes les plus connus en Iran.
L’Iran, vaincu au VIIe siècle par les conquérants arabes, trouve
bientôt dans la poésie le moyen d’expression le plus approprié à son génie. Née
il y a plus de mille ans, dans le Khorassan, province orientale de l’Iran, la
poésie persane s’est développée sans interruption jusqu’à nos jours et, dès le
XIe siècle, elle a étendu son influence hors du plateau iranien : aux Indes,
jusqu’aux confins de la Chine, d’une part, en Asie Mineure d’autre part. mariant
le souvenir des littératures préislamiques aux traditions musulmanes, elle
constitue l’art le plus achevé de l’Iran islamique. Epique, lyrique,
didactique, ample narration ou confidence secrète, légère ou grave, sous toutes
ses formes, elle laisse paraître, avec une remarquable constance, une certaine
façon de sentir le monde, qui est l’esprit d’un peuple. Associée à tous les
moments de la vie, elle est aussi l’organe de la méditation philosophique :
c’est dans le langage poétique que les Iraniens ont exprimé leurs idées les plus
profondes. Cette poésie, durant des siècles, a enchanté les audiences des
princes, comme elle a enflammé les auditoires des mystiques. Tout Iranien,
s’il n’est pas poète, sait goûter les vers ; paradoxe significatif : les plus
raffinés des poètes persans sont aussi les plus populaires. Beaucoup de morceaux
traduits dans le présent volume sont dans toutes les bouches et dans tous les
cœurs. Cette anthologie, dont les textes ont été classés par ordre
chronologique, s’étend sur un peu plus d’un millénaire et présente les poètes
les plus connus en Iran.
Anthologie de la poésie persane (XIe –
XXe siècle) Textes choisis par Z. Safâ Traduits par G. Lazard, R. Lescot
et H. Massé
Connaissance de l’Orient Gallimard/Unesco
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