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  <title>Actualité du livre</title>
  <subtitle>Livres & Salons</subtitle>
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  <updated>2007-12-04T10:43:31-07:00</updated>
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    <title>Nacéra M’hamedi. Poèmes-confidences</title>
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    <published>2008-01-31T07:02:51-07:00</published>
    <updated>2008-01-31T07:02:51-07:00</updated>
    <author>
      <name>la redaction</name>
    </author>
    <category term="Poésie" />
    <summary type="html"><![CDATA[<p>La poésie de Nacéra M’hamedi bout, ruisselle, refroidit, et ce qui sort de cette suite d’opérations lentes et tièdes, c’est – je cite les mots propres – le respect, la considération, la contemplation, la familiarité, la tendresse : « Sa bouche me dicta les exploits les plus fiers, Mon esprit s’aguerrit à l’attique clarté, Et lorsqu’en son sommeil, son corps se dévoilait Je bénissais le roc des midis sans ombrages</p>
    ]]></summary>
    <content type="html"><![CDATA[<p>La poésie de Nacéra M’hamedi bout, ruisselle, refroidit, et ce qui sort de cette suite d’opérations lentes et tièdes, c’est – je cite les mots propres – le respect, la considération, la contemplation, la familiarité, la tendresse : « Sa bouche me dicta les exploits les plus fiers, Mon esprit s’aguerrit à l’attique clarté, Et lorsqu’en son sommeil, son corps se dévoilait Je bénissais le roc des midis sans ombrages Pendant une heure alors les monts la voyaient reine, « Comme si un pilier le lui renvoyait seul». </p>
<p>L’intensité poignante des sujets traités par Nacéra M’hamedi, comme le verbe harmonieux de son expression, explique que la gerbe de ses poèmes-confidences, écrits dans un dessein de libération de soi, signifie révélation pour beaucoup de lecteurs. A côté d’un esprit créateur, souvent novateur, nous sommes chez elle (la poétesse), arrêtés par la conjonction de l’immédiat et du surnaturel : « II est des promiscuités enivrantes Et des frôlements comme des caresses de soleil Furtives, discrètes et excitantes Elles laissent un goût d’attente ! » La poésie de Nacéra M’hamedi vaut par des fulgurations, discontinues dans leur jaillissement, mais qui laissent une trace sensible. Solidaire de sa génération poétique, M’hamedi se détourne de l’éloquence, renie la mélodie et décrète l’absolu seul, foi ou amour, objet de poésie : « Frénésie libératrice Exubérante Entre le cri et la tendresse Explose la musique Nous glanons les perles cristallines De nos yeux. » </p>
<p>La poétesse s’inscrit en faux contre certain sourire de commande, masque hypocrite de notre société actuelle, si féroce pour qui y regarde de plus près. Ses derniers poèmes accusent dans la nostalgie du beau une passion plus forte, encore que contenue : « Je suis le fruit de l’amour Cueilli sur l’arbre du tourment, J’ai pris forme Sur la branche de la douleur ». Politiquement comme esthétiquement, on sent perpétuellement chez Nacéra M’hamedi une volonté de s’opposer, poussée parfois jusqu’au paradoxe. </p>
<p><em>1-Originaire de Berine (wilaya de Médéa) N. M’hamedi a 4 recueils de poèmes (Fête, Verre noir, l’Ame du fleuve, Gitane).</em></p>
<p>par Djillali Khellas, Al Watan. 2008</p>
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    <title>Rachid Boudjedra, le spectre de l’hôtel Saint-Georges</title>
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    <published>2007-05-19T06:39:24-06:00</published>
    <updated>2007-12-02T11:47:28-07:00</updated>
    <author>
      <name>la redaction</name>
    </author>
    <category term="Littérature algérienne" />
    <summary type="html"><![CDATA[<p><STRONG>Hôtel Saint George: </STRONG>Editions Dar El Gharb, Oran, Algérie. Première édition: Mars 2007 - (178 pages) - Prix: 600 DA<strong>Il fut un temps où la bière coulait à flots au bar de l’hôtel Saint-Georges. Pendant la guerre, un lieutenant français du genre zen et même en deçà du zen (seule une longue lettre laissée à sa fille exprimait ses pensées) ressentait dans son secret l’effroi et la fureur que suscitait en lui avec dégoût l’occupation coloniale et le rôle qu’on lui faisait jouer. </strong><br />
Un homme certes muet de douleur cachée mais, en même temps, un artiste, auteur d’un luth incomparable, compagnon du Tour de France, corporation des meilleurs artisans qui existe depuis le Moyen-âge. Rachid Boudjedra, dans son roman Hôtel Saint-Georges, ne dit pas que ce personnage est un héros (l’ébéniste surdoué ne fabrique que des cercueils) mais l’auteur casse un sacré stéréotype : ce lieutenant français est un homme d’honneur, plus loin on tombe sur un sergent algérien à Séraïdi, voleur qui finit en prison.</p>
    ]]></summary>
    <content type="html"><![CDATA[<p>Du beau travail<br />
<STRONG>Hôtel Saint George: </STRONG>Editions Dar El Gharb, Oran, Algérie. Première édition: Mars 2007 - (178 pages) - Prix: 600 DA<strong>Il fut un temps où la bière coulait à flots au bar de l’hôtel Saint-Georges. Pendant la guerre, un lieutenant français du genre zen et même en deçà du zen (seule une longue lettre laissée à sa fille exprimait ses pensées) ressentait dans son secret l’effroi et la fureur que suscitait en lui avec dégoût l’occupation coloniale et le rôle qu’on lui faisait jouer. </strong></p>
<p>Un homme certes muet de douleur cachée mais, en même temps, un artiste, auteur d’un luth incomparable, compagnon du Tour de France, corporation des meilleurs artisans qui existe depuis le Moyen-âge. Rachid Boudjedra, dans son roman Hôtel Saint-Georges, ne dit pas que ce personnage est un héros (l’ébéniste surdoué ne fabrique que des cercueils) mais l’auteur casse un sacré stéréotype : ce lieutenant français est un homme d’honneur, plus loin on tombe sur un sergent algérien à Séraïdi, voleur qui finit en prison. L’histoire nous met à l’unisson avec la fille du lieutenant, venue sur ses traces en Algérie, et comme lui séduite par le pays. Autre stéréotype renversé et absolument inédit : un Bugeaud anticolonialiste et un grand poète Victor Hugo va-t-en-guerre ! Grimaces de l’histoire ou esprit provocateur de Rachid Boudjedra, au lecteur de juger... <em>Hôtel Saint-Georges est un roman magnifique, un tsunami littéraire de 179 pages qu’on lit d’un trait en regardant par la fenêtre la pluie tomber sur Alger</em>. Rachid Boudjedra, devant sa feuille blanche, est pareil à un artiste de cirque : il aime la corde raide, le trapèze, la jonglerie. C’est étourdissant, toute cette féerie de portraits saisissants, telle cette grand-mère sublime qui fut dans sa jeunesse prostituée dans un bordel de Bou Saâda. Aujourd’hui, la bière coule toujours en masse, mais aussi le rouge et le Chivas (on peut être diplomate et alcolo) dans cette ville qui fut blanche et à qui Rachid Boudjedra voue une passion sans égale. Il la préfère pourtant sans qamis, sans barbe, ni voile noir. Comme dans ses romans précédents, avec la ferveur du scribe, il restitue les vibrations, les secrets, les rumeurs, les folies dans lesquels nous baignons sans le savoir. Alger qui survit à ses épreuves et qui a gardé sa beauté fanée mais inaltérable. Alger et ses milliers d’âmes en continuelle pérégrination sans but sur les trottoirs, c’est comme une drogue. Elle pousse son accoutumance très profondément dans le cœur de l’auteur. Ce roman est un hymne à un pays qui a presque oublié sa désespérance. C’est en même temps un souffle historique et un grand lessivage familial. L’auteur, depuis le sensationnel La Répudiation, a comme l’équation familiale collée à ses semelles. La famille comme une tour de Babel qu’il faut cerner, exorciser, secouer de toute force. Chez Rachid Boudjedra, c’est la famille élargie, la famille algérienne. Après tout, on est tous dans ce pays frères et sœurs, oncles et tantes, pères et mères... La famille au sens propre et figuré. Il y a toujours là-dessus des tonnes de choses à dire. De belles choses et des horreurs. Certains trouveront ce roman explosif... Lecteur passionné lui-même, Rachid Boudjedra débauche certains personnages pour leur faire lire Lacan, Tchékov, Malcom Lowry (tiens, il faudrait revoir le film de John Huston, Au-dessus du volcan, pour le consul ivrogne de Malcom Lowry...), et conseille aussi, comme ce grand-père érudit, de relire Tacite dans la pléiade et surtout Sallustre, dans la GF, car on ne saurait oublier les guerres de Jugurtha et les monarques romains qui ont régné sur Constantine. Les Romains craignaient Jugurtha comme l’Amérique craignait le Che. </p>
<p>Azzedine Mabrouki, El Watan </p>
<p>Regard sur la Guerre d’Algérie</p>
<p><strong>L’écrivain Rachid Boudjedra a présenté dimanche dernier à l’hôtel El Djazaïr son dernier ouvrage portant le titre Hôtel Saint-Georges . Sa simplicité, sobriété et sa plume alerte ne cessent de séduire de plus en plus de lecteurs à travers le monde. Publié il y a tout juste une semaine par les éditions Dar El Gharb d’Oran, l’Hôtel Saint- Georges est une histoire douloureuse qui se déroule durant la guerre de Libération nationale.</strong></p>
<p>L’histoire met aux prises deux personnages, Jean, ébéniste émérite français envoyé comme soldat en Algérie, et Nabila, une jeune étudiante algérienne serveuse le soir dans un bar. La jeune serveuse active pour le compte de la révolution algérienne. Jean est appelé sous les drapeaux en Algérie pendant la guerre de Libération pour fabriquer des cercueils destinés au rapatriement des dépouilles des soldats français “morts pour la France”. Horrifié, il assiste à la décomposition de la soldatesque française en même temps qu’à sa propre déchéance. Et c’est là que l’ébéniste découvre la torture et toutes les exactions pratiquées par l’armée coloniale. Son lieu de refuge est cet hôtel Saint-Georges situé dans la capitale avec son bar où viennent s’échouer des âmes en peine pour échanger des confidences. Jean fait partie de ces âmes blessées et perdues qui écument leur désespoir au bar de l’hôtel. Et où il fera la connaissance de Nabila. Des années plus tard, reparti en France, Jean ne pourra oublier son passage et sa vie dans cet hôtel. Agonisant, sur son lit de mort, le soldat français dicte à sa fille Jeanne ses dernières volontés, particulièrement celle de visiter l’Algérie. Le roman exhibe cette guerre horrible en mettant en relief les moments douloureux vécus par l’ébéniste. Une façon pour l’auteur de mettre en exergue l’éveil de conscience de ce Français, ayant vécu une histoire dure, terrible. Il prendra position pour la juste cause algérienne. A ce sujet, l’auteur dira que cette histoire démontre le regard des Français ayant participé à la guerre tout en reconnaissant qu’elle était injuste. Une manière de faire retenir les voix des soldats français l’ayant dénoncée. Inspirée de faits réels, cette histoire, précise Rachid Boudjedra, lui a été racontée par la fille de l’ébéniste. Concernant la composition du roman, l’auteur a écrit Hôtel Saint-Georges dans un style narratif, simple et sobre. Il évite les longues phrases et les termes complexes qu’il aime bien. Il aborde l’histoire en toute simplicité mais avec peine et déchirure dans un désir d’efficacité car le sujet lui-même est douloureux. Dans le même contexte, le romancier affirme que le vrai écrivain est celui qui possède son propre style et son propre dictionnaire. Poète, essayiste, romancier et auteur de théâtre, Rachid Boudjedra compte à son actif une vaste biographie riche de 24 créations, dont 15 romans, des recueils de poésie et des pièces de théâtre traduites dans 34 langues. Hôtel Saint- Georges, qui est son dernier roman, est en cours de traduction.</p>
<p>Sihem Benkhemou, le Soir d’Algérie</p>
<p>Une mémoire vrillée par la guerre</p>
<p><strong>L’écrivain Rachid Boudjedra a présenté son nouvel ouvrage, un roman Hôtel Saint Georges (édition Dar El Gharb, Algérie 2007) lors d’une conférence de presse animée hier à l’hôtel El Djazaïr (ex-Saint Georges) à Alger.</strong></p>
<p>Il s’agit d’une histoire véridique, qui s’est déroulée dans ce même hôtel, que l’auteur relate avec des fissures dans le temps, des flashs-back d’où surgissent d’autres événements, personnages et lieux. Il s’agit d’un ébéniste, Jean, appelé sous les drapeaux durant la guerre d’Algérie. Il se retrouve à Alger pour fabriquer des cercueils destinés à rapatrier les dépouilles des soldats français. C’est ainsi qu’il découvre les horreurs de la guerre d’Algérie. Pour noyer son impuissante détresse, il fréquente le bar de Saint Georges où il prend de la bière. En ce lieu, il fait la connaissance d’une jeune Algérienne, Nabila, étudiante en médecine. Elle y travaille comme serveuse. « J’ai essayé d’être sobre et simple quant à écrire ce roman même si le sujet est complexe, à savoir la guerre d’Algérie », explique Rachid Boudjedra. En publiant Le démantèlement en 1982, premier roman où « j’ai abordé la guerre d’Algérie, j’ai cru avoir réglé mes comptes avec cette guerre. En entamant Hôtel Saint Georges, je prends conscience que les comptes ne sont pas encore réglés ». Pour Boudjedra, régler des comptes avec cette guerre signifie « tenter de la comprendre, d’autant que notre révolution était malade de l’intérieur ». Cela dit, « la création est subjective. Mais dans mes romans, je ne donne pas de leçons ni de solutions à des problèmes, comme j’évite d’émettre des slogans ». </p>
<p>par Amnay idir, El Watan</p>
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    <title>Edward Said, variations sur un poème, par Amina Bekkat</title>
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    <published>2007-01-28T17:46:01-07:00</published>
    <updated>2007-01-28T17:51:12-07:00</updated>
    <author>
      <name>la redaction</name>
    </author>
    <category term="Essais" />
    <summary type="html"><![CDATA[<p><strong>Présentation </strong><br />
À partir des vers d'un poème que Mahmoud Darwich écrivit pour lui, Amina Bekkat montre dans ce court essai, l'universalité d'Edward Wadie Saïd, ce grand honnête homme, au sens du Siècle des Lumières.<br />
Né à Jérusalem en 1935 et mort en septembre 2003 à New York, Edward Saïd fut professeur de littérature comparée à l'Université de Columbia (USA).</p>
    ]]></summary>
    <content type="html"><![CDATA[<p><strong>Présentation </strong><br />
À partir des vers d'un poème que Mahmoud Darwich écrivit pour lui, Amina Bekkat montre dans ce court essai, l'universalité d'Edward Wadie Saïd, ce grand honnête homme, au sens du Siècle des Lumières.<br />
Né à Jérusalem en 1935 et mort en septembre 2003 à New York, Edward Saïd fut professeur de littérature comparée à l'Université de Columbia (USA). Son attitude existentielle est un hymne à la Culture, aux cultures sous toutes leurs formes. Ainsi peu de gens savent qu'il a créé, avec son ami argentino-israélien, Daniel Barenboïm, le West Eastern Divan Orchestra, composé de jeunes musiciens arabes, juifs et européens. Initiative qu'ils considéraient tous deux comme une "arme de construction massive"...<br />
C'est cela et bien d'autres aspects de cette vie exceptionnelle et exemplaire que nous découvrons grâce à l'étude passionnante que nous livre ici l'auteure.<br />
Extrait </p>
<p>«Si ton passé est expérience, fais du lendemain sens et vision !»</p>
<p>Edward Said, variations sur un poème Éditions Chèvre-feuille étoilée, Montpellier ISBN : 2-9144-6734-6, 2006 Douloureuse appartenance que celle qui s'inscrit dans le passé et le «désormais plus». Edward Wadie Said, mort en septembre 2003, est né en 1935 à Jérusalem, en Palestine, terre qu'il a quittée avec tous les siens en 1947. «Pour les Palestiniens, écrit Elias Sanbar, commence alors le temps de l'absence.» Depuis lors, il vécut en exil, au Caire d'abord avec ses parents et ses quatre soeurs et enfin aux Etats-Unis sans cesser d'éprouver ce sentiment étrange de malaise et d'inconfort que connaît toute sa vie celui qui a perdu son pays natal. La Palestine deviendra pour lui un «souvenir mélancolique» et même lorsque, malade, il entreprendra de revenir sur les lieux de l'enfance en un pèlerinage mémoriel, cette gêne se fera sentir et il restera toujours en décalage, à part, out of place. </p>
<p>«Vers le début du printemps 1948, toute ma famille avait été balayée de cette région, contrainte depuis lors à vivre en exil.» Les maisons de l'enfance étaient désormais occupées par de nouveaux habitants. Et lors de ce retour sur les traces du passé, les larmes accompagnent «ce deuil d'une époque révolue». Mahmoud Darwich peut alors se laisser aller à rêver dans une douloureuse interrogation : </p>
<p>T'es-tu infiltré dans hier, le jour où tu t'es rendu à la maison, à ta maison, à Jérusalem, dans le quartier de Tâlibiya ? </p>
<p><strong>La réponse est désespérément triste :</strong> </p>
<p>Tel le mendiant je me suis tenu à la porte. Demanderai-je à des inconnus qui dorment dans mon lit la permission de me rendre visite à moi-même cinq minutes ? Me courberai-je avec respect devant les occupants de mon rêve d'enfance ? [...] Me diront-ils : pas de place pour deux rêves dans le même lit. </p>
<p><strong>A propos de l'Auteur:<strong></p>
<p>Amina Azza Bekkat est née à Toulouse (France). Professeur à l'université de Blida en Algérie, elle enseigne la littérature comparée et les littératures d'Afrique.</p>
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    <title>Amar Belkhodja, Colonialisme, les crimes impunis</title>
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    <published>2006-11-22T17:38:59-07:00</published>
    <updated>2006-11-22T17:40:19-07:00</updated>
    <author>
      <name>la redaction</name>
    </author>
    <category term="Essais" />
    <category term="Histoire" />
    <category term="Littérature algérienne" />
    <summary type="html"><![CDATA[<p>L’historien et ancien journaliste algérien, Amar Belkhodja, vient d’éditer un nouveau produit où un des pans les plus importants de l’histoire d’Algérie est remarquablement relaté, et ce, à travers des faits historiques implacables basés sur des témoignages et un travail de recherche, on ne peut plus, minutieux. Aussi, le crime est-il passé en revue d’un endroit à l’autre d’un pays ayant, plus d’un siècle durant, subi les affres d’un colonialisme farouche et dévastateur.</p>
    ]]></summary>
    <content type="html"><![CDATA[<p><strong>Revues de Presse:</strong><br />
_____________________________</p>
<p><strong>"La chasse à l'Arabe", racisme et scènes horribles</strong></p>
<p>L’historien et ancien journaliste algérien, Amar Belkhodja, vient d’éditer un nouveau produit où un des pans les plus importants de l’histoire d’Algérie est remarquablement relaté, et ce, à travers des faits historiques implacables basés sur des témoignages et un travail de recherche, on ne peut plus, minutieux. Aussi, le crime est-il passé en revue d’un endroit à l’autre d’un pays ayant, plus d’un siècle durant, subi les affres d’un colonialisme farouche et dévastateur.</p>
<p>Amar Belkhodja nous raconte alors comment les populations “indigènes” avaient vécu l’horreur à l’époque. Le crime colonial aura eu le temps et la latitude de sévir, et ce, en toute impunité avec à la clé, haine et discrimination raciale. L’auteur entamera ainsi son récit en évoquant “la chasse à l’Arabe”, racisme et scènes horribles que feront subir les Français aux autochtones vers les années 1942 quelque part à Zéralda près d’Alger. Amar Belkhodja décrit par ailleurs, la tuerie de “Deschmya” en avril 1948 sur fond, comme l’a-t-il si bien rappelé, de “démocratie par le sang et par la fraude”.</p>
<p> C’est donc au pays des Berbères, pas loin de Sour-El- Ghozlane, au douar Deschmya que la fraude électorale par la force se fera entendre. Le 30 avril 1949, Mascara vivra les tristes exploits des légionnaires avec comme cible toute désignée “Baba Ali” quartier “arabe” par excellence. Une nuit de terreur en fait, encore une, vécue par la population musulmane. M. Belkhodja, outre l’enchaînement des faits irréprochables, relève, en historien avéré, bon nombre de chiffres et autant de repères historiques susceptibles d’éclairer davantage notre lanterne.</p>
<p>L’autre douar-martyre a pour nom Sid Ali Bounab. Octobre 1949, c’est au cœur du Djurdjura qu’aura lieu le massacre. Une vingtaine de gendarmes, détruisant tout sur leur passage avec à la clé, terreur et humiliations, une quinzaine de jours durant d’où exode massif des populations vers les villes… Sacrée vengeance sur d’innocentes âmes après qu’un déserteur leur aura échappé. L’auteur de l’ouvrage décrit alors la rage et la sauvagerie avec lesquelles se rueront les gendarmes français sur une population sans défense.</p>
<p>Aussi, plusieurs témoignages sont-ils relatés quant à ces tristes évènements. Autre escale, El-Asnam, aujourd’hui Chlef, où de sanglantes agressions ont eu lieu le 14 mai 1952. Date-repère dans l’évolution des consciences et l’avancée du nationalisme algérien. C’est lors du passage de Messali Hadj dans cette ville que la population locale sera réprimée dans le sang. Le 1er mai 1952, Oran vivra d’autres moments de répression, celle du mouvement ouvrier. D’importants affrontements éclateront et les forces de l’ordre frapperont dur.</p>
<p>Beaucoup de blessés et d’arrestations parmi les travailleurs et la population oranaise. Terreur sur la ville en fait… A Nedroma dans l’ouest du pays toujours, des émeutes populaires auront lieu un 15 octobre 1953 face à un appareil répressif mis farouchement en branle à l’occasion… L’auteur met par ailleurs l’accent sur la gravité des crimes impunis perpétrés au quotidien contre des populations sans défense vouées aux pires humiliations qu’exerçaient alors les forces de l’occupation dans une Algérie longtemps soumise au joug du colonialisme.</p>
<p>Aussi, fait-il apparenter ce dernier à une forme de racisme sans précédent en terre d’Afrique du Nord. Le code de l’indigénat, nationalité, apartheid en Afrique du Nord, théories raciales du XIXe siècle, procès et crimes coloniaux, tels sont les points mis en relief par Amar Belkhodja qui, encore une fois, aura eu le mérite de dépoussiérer tant de dossiers et d’archives avec à la clé un aussi harassant travail de recherche et d’investigation. Un ouvrage paru ces tous derniers mois aux Editions Alpha (Alger) et dans lequel l’auteur décrit l’horreur et l’atrocité humaine sur fond de haine et de mépris.</p>
<p>L’Algérie s’en souviendra en fait… Un livre à lire, destiné par devoir de mémoire à toutes les générations, notamment aux jeunes avides de l’histoire de leur patrie.</p>
<p>par Sid-Ahmed Hadjar<br />
<em>Le Soir d'Algérie - 21 novembre 2006</em></p>
<p><strong>«Civiliser», pourquoi?...</strong></p>
<p>Le discours de la civilisation qui devait servir souvent à légitimer la colonisation française n’a jamais cessé...</p>
<p>Ce discours ressurgit comme un spasme de la maladie dont sont atteints tous les conquérants chassés (fut-ce, par exemple, après 132 ans d’occupation en Algérie!) et leurs affidés nouvelle vague, qui, eux aussi, succombant à la récurrence de certains souvenirs heureux extraits de la vie coloniale, brament leur délire à travers les hauts faits de civilisation introduite et implantée dans le pays dominé de «Là-bas».</p>
<p>Oui, une certaine idée de la civilisation-colonisation avait été amplifiée et popularisée, à l’époque de la conquête, puis s’était instituée insidieusement dans l’intention fixe que «la colonisation, c’est-à-dire l’intervention de la civilisation chez les peuples barbares, sera à la fois un acte de justice morale, d’industrie et de science, [qui apportera aux colonisés] association, lumières et aisance (Le Globe, organe du saint-simonisme, 10 novembre 1831).»</p>
<p>Or l’Histoire, toute l’Histoire, retient définitivement qu’en Algérie, la civilisation promise et jurée par la France aux Algériens de 1830 qu’elle avait du reste trop vite taxés de barbares à ce point de se charger de convertir, a été incontestablement conquérante, car cette «civilisation» a été inscrite depuis longtemps dans son projet de colonisation militaire.</p>
<p>C’est justement ce point d’histoire qui est l’objet essentiel du livre Colonialisme, les crimes impunis que vient de publier Amar Belkhodja, ancien journaliste à El Moudjahid. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages traitant de sujets aussi importants que celui qu’il nous propose à la lecture aujourd’hui. Le présent ouvrage interpelle sans ménagement les Algériens; il a pleinement raison. Le temps passe, nous passons, nos jeunes grandiront dans l’ignorance de la véritable histoire de leur pays, des souffrances que le peuple de toujours a endurées à travers les différentes conquêtes et tout particulièrement à travers ce que l’on désigne enfin unanimement par guerre d’Algérie.</p>
<p>L’auteur s’est investi dans un travail de recherche historique et de récupération logique et saine de ce qui est le droit de savoir et de dire les faits que d’aucuns s’épuisent en mauvaise foi pour rien reconnaître des méfaits du colonialisme. Belkhodja, preuves à l’appui (enquêtes, commentaires, documents écrits, témoignages,...), analyse avec la finesse du journaliste et historien professionnel, quelques-uns, parmi les plus sauvages, des crimes impunis du colonialisme. La dénonciation n’est pas seulement lancée à la face du tortionnaire, elle est décrite, je dirais décryptée à l’intention de ceux qui ne veulent rien voir ni rien entendre. Ne dit-on pas «seul ton ongle te grattera, et seul ton oeil te pleurera»?</p>
<p>Il faut lire cet ensemble de reportages authentiques placés par Amar Belkhodja dans son ouvrage Colonialisme, les crimes impunis. La colonisation prend ici une nette signification: haine, mépris, racisme, injustice, répression, torture, agonie, mort. Le colonialisme n’envie rien à l’apartheid. Il faut lire ces forts chapitres: Zéralda, 1942, morts dans leur cellule I; Dechmya, avril 1948, la tuerie (pages noires du colonialisme); Mascara, 30 avril 1949, les tristes exploits des légionnaires...</p>
<p>Les jeunes sauront ce que signifiaient à l’époque coloniale: colonialisme et racisme. «Sans pudeur, on continue de nous gaver de paternalisme de l’autre côté de la Méditerranée» est bien la juste conclusion de Amar Belkhodja à son délicat et respectable travail.</p>
<p>par Kaddour M’HAMSADJI<br />
<strong>L'Expression - 11 octobre 2006</strong></p>
<p><strong>Histoire de la colonisation</strong></p>
<p>Ce livre, très fouillé, raconte les horreurs infligées aux Algériens pendant la colonisation.</p>
<p>Vient de paraître aux éditions Alpha, un ouvrage écrit par Amar Belkhodja, et qui traite des effets de la colonisation en Algérie. Colonialisme, les crimes impunis retrace, avec témoignage à l’appui, les crimes commis par l’administration coloniale et qui, pour nombre d’entre eux, restent méconnus par beaucoup d’entre nous, notamment les nouvelles générations, voire oubliés de l’Histoire.</p>
<p>Ainsi, l’auteur, soucieux de rendre justice aux victimes, de révéler des vérités longtemps occultées ne serait-ce que par le biais de l’écriture, dénonce dans un moment où la colonisation est glorifiée, où le vocable de colonisation – ironiquement – revêt, dans Le Petit Robert, le sens d’un fait, d’une action ayant pour objectif de civiliser les populations autochtones, des attitudes abominables et des agissements répréhensibles qui étaient commis à l’encontre d’une population dite péjorativement indigène, parce qu’elle était algérienne et musulmane.</p>
<p>Ce livre, très fouillé, raconte ces quelques horreurs infligées aux Algériens, à savoir les morts de la prison de Zéralda en 1942, la tuerie de Deschamps en avril 1948, les tristes exploits des légionnaires de Mascara d’avril 1949. Il raconte également le douar martyr de Sidi Ali Bounab en octobre 1949, les sanglantes agressions d’El-Asnam de mai 1952 ainsi que les répressions du mouvement ouvrier à Oran du 1er mai 1952 et les émeutes populaires de Nedroma en octobre 1953.</p>
<p>Dans le dernier chapitre du livre intitulé «Colonialisme et racisme», l’auteur aborde, textes à l’appui, une sorte de traité, le sens véritable de la colonisation, un fait raciste. Il la qualifie d’apartheid.</p>
<p>Colonialisme, les crimes impunis se veut non seulement un acte de dénonciation ou encore un contre-discours venant désavouer le mot colonisation – une attitude tant glorifiée par les partisans du colonialisme – et lui faire perdre toute sa crédibilité, mais également, et surtout, un document historique, une référence à cette période de notre histoire, nous les Algériens, qui fut triste et tragique. Un drame humanitaire. Un génocide culturel. Une chosification de l’individu. Une dépersonnalisation d’une société qui a perdu une grande partie de ses repères identitaires. Ce livre est érigé en fait contre l’oubli.</p>
<p>par Yacine Idjer<br />
<strong>Info Soir - 10 septembre 2006</strong></p>
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    <title>Rachid Boudjedra: Contrat avec Dar El Gharb</title>
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    <published>2006-11-22T16:50:23-07:00</published>
    <updated>2006-11-22T16:50:23-07:00</updated>
    <author>
      <name>la redaction</name>
    </author>
    <category term="Littérature algérienne" />
    <category term="Romans" />
    <summary type="html"><![CDATA[<p>Le titre du prochain ouvrage n’a pas été divulgué pour maintenir le suspense. L’écrivain algérien présenté dans une superbe introduction par Khaled Ouaddah, psychanalyste et journaliste, juste après une brève intervention de bienvenue, exprimée par Zouaoui Benamadi, l’ex-patron de la Radio nationale, exprimera d’abord « sa grande satisfaction de se retrouver dans une ville qu’il aime.</p>
    ]]></summary>
    <content type="html"><![CDATA[<p>Le titre du prochain ouvrage n’a pas été divulgué pour maintenir le suspense. L’écrivain algérien présenté dans une superbe introduction par Khaled Ouaddah, psychanalyste et journaliste, juste après une brève intervention de bienvenue, exprimée par Zouaoui Benamadi, l’ex-patron de la Radio nationale, exprimera d’abord « sa grande satisfaction de se retrouver dans une ville qu’il aime.</p>
<p>Une ville gaie, une ville qui m’a vite adopté », dira-t-il. « Le lutteur social », comme qualifié par Zouaoui Benamadi, parlera bien sûr de sa vie riche en pérégrinations géographiques et rencontres salutaires, évoquera sa naissance à l’Est du pays, sa participation à 17 ans à la lutte de Libération nationale mais parlera surtout de sa démarche d’écrivain. Il insistera plus particulièrement sur l’esthétique qui guide ses écrits et ses envies d’artiste d’aller au-delà du tabou pour casser le tabou. « Peu d’hommes de lettres bravent l’interdit dans notre société arabo-musulmane, j’ai été parmi les premiers à le faire », confessera-t-il. Il dira que sa littérature dérange certaines gens parce que ces gens-là sont dérangés dans leur ordre établi. « Je m’adonne à une littérature complexe parce que la vie est complexe », observera-t-il. L’homme de lettres consacré à l’échelle planétaire, à l’aise aussi bien dans la langue d’El Moutanabi que dans celle de Rousseau, dit appartenir à la troisième génération d’écrivains algériens. Admirateur de Mohammed Dib et surtout de l’immense créateur de Nedjma, il reconnaît avoir dit un jour au tout début de ses penchants pour les belles lettres : « Je serai Kateb Yacine ou rien du tout. » Peu accommodant avec certaines écrivaines algériennes et mêmes arabes qu’il juge sévèrement, l’authentique représentant du roman moderne algérien comprend cependant « qu’asservies par leurs sociétés », elles ne pouvaient par le passé produire une littérature de haute facture. Cependant Assia Djebar échappe à cette appréciation un peu acide, car l’auteur de La Répudiation estime que la sociétaire de l’Académie française est « une grande romancière ». </p>
<p>Orateur de talent qui sait aussi bien défendre frontalement son point de vue littéraire et politique que de se montrer conciliant, Rachid Boujedra saura convaincre les personnes de lettres et admirateurs venus l’écouter — et l’approcher — parler de son riche itinéraire mais aussi des territoires littéraires qui lui sont proches, à l’image des romans de Joyce, Faulkner, Victor Hugo et Proust. « L’homme des transgressions thématiques et poétiques », comme il définit ses approches d’écritures romanesques, il informera l’assistance, par ailleurs acquise, qu’il était retourné dans la première moitié des années 1970 dans son pays — après un exil imposé de 5 années — pour écrire le scénario de Chronique des années de braise de Mohamed Lakhdar Hamina (Palme d’or au Festival de Cannes 1975). Resté en Algérie depuis, même au plus fort des années noires du terrorisme, il a écrit cinq romans plus ou moins liés à cette sombre période, dont son fameux pamphlet Le FIS de la haine. Le débat qui a suivi a permis à l’assistance d’élargir la discussion autour de l’aventure romanesque de cet auteur algérien iconoclaste, traduit actuellement dans les cinq continents. Beaucoup de présents parmi les jeunes et moins jeunes prendront des photos souvenir avec le père de L’escargot entêté. L’artiste de la plume était visiblement heureux. Son premier contact avec Dar El Gharb semble lui avoir réussi.</p>
<p>par Bouziane Benachour<br />
2006. El-Watan, Alger</p>
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    <title>Mohammed-Salah Zeliche - L&#039;&#039;écriture de Rachid Boudjedra. Poét(h)ique des deux rives, Critique - Éditions Karthala, Paris</title>
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    <published>2006-11-13T19:49:14-07:00</published>
    <updated>2007-11-30T17:55:06-07:00</updated>
    <author>
      <name>la redaction</name>
    </author>
    <category term="Bibliothèque universitaire" />
    <category term="Essais" />
    <category term="Littérature algérienne" />
    <summary type="html"><![CDATA[<p>L''ouvrage propose une lecture de l''œuvre de Rachid Boudjedra.<br />
Refusant d''emblée ce qui pourrait être une attitude de surplomb distant, Mohammed-Salah Zeliche nous fait entrer au cœur de l''univers ardent d''un écrivain " contestable et contesté ". Dans cette perspective, l''auteur nous invite d''abord à considérer la question des origines qui prend souvent chez Boudjedra la forme d''une quête éprouvante.</p>
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    <content type="html"><![CDATA[<p>L''ouvrage propose une lecture de l''œuvre de Rachid Boudjedra. </p>
<p>Refusant d''emblée ce qui pourrait être une attitude de surplomb distant, Mohammed-Salah Zeliche nous fait entrer au cœur de l''univers ardent d''un écrivain " contestable et contesté ". Dans cette perspective, l''auteur nous invite d''abord à considérer la question des origines qui prend souvent chez Boudjedra la forme d''une quête éprouvante. Puis, il montre comment le texte de Boudjedra peut se lire comme un dialogue ininterrompu avec quelques grands intercesseurs : Céline, Claude Simon, Garcia-Marquez. L''ouvrage se termine sur la question du rapport que Boudjedra entretient avec le nouveau et la modernité. Un rapport tumultueux, fait de rejet et d''" allégeance ". </p>
<p>Le parcours accompli par Mohammed-Salah Zeliche s''appuie sur une remarquable connaissance, non seulement de l''œuvre de Boudjedra mais aussi du contexte littéraire et historique. Au-delà de cette plongée dans cette œuvre dangereuse pour la bonne conscience parce qu''elle prend toujours le lecteur à contre-pied, le livre de Mohammed-Salah Zeliche jette aussi un regard aigu et sans la moindre complaisance sur les conditions de l''écriture littéraire dans l''Algérie d''aujourd''hui. </p>
<p>Mohammed-Salah Zeliche est titulaire d''un doctorat (Littérature générale et comparée) obtenu en Sorbonne Nouvelle. Il est l''auteur de nombreux articles et a enseigné longtemps le français langue étrangère. Poursuivant sa recherche en littérature maghrébine, il termine actuellement un ouvrage sur l''ensemble de l''œuvre de Mohammed Dib.</p>
    ]]></content>
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    <title>Sadek Sellam : La France et ses musulmans. Un siècle de politique musulmane 1895-2005, (Essai) - Éditions Fayard, Paris 2006</title>
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    <published>2006-11-13T16:34:02-07:00</published>
    <updated>2006-11-13T16:42:14-07:00</updated>
    <author>
      <name>la redaction</name>
    </author>
    <category term="Edition française" />
    <category term="Essais" />
    <category term="Littérature algérienne" />
    <summary type="html"><![CDATA[<p>La crainte de l'islam, en France, ne remonte ni au 11 septembre 2001, ni au déclenchement de la guerre civile algérienne, ni même à la révolution khomeyniste de 1979. L'ignorance a sa part : on oublie que notre pays se trouve en contact direct avec des musulmans depuis plus de deux siècles, que des disciples du Prophète sont installés sur notre sol depuis plus de cent ans, que l'islam est la deuxième religion de France depuis le début des années 1970 et que l'on tente de l'" organiser " depuis trente ou quarante ans.<br />
Ajoutons-y le poids des mauvaises habitudes. Une tradition d'islamophilie bien réelle remontant au XIXe siècle n'a pas suffi pour que l'administration et les politiques laissent les musulmans régir eux-mêmes leurs affaires comme ils le font avec les autres religions : ainsi, la loi de séparation de 1905 n'a jamais été appliquée en Algérie où les communautés cultuelles ne pouvaient même pas disposer des biens légués par de pieux fidèles, et, depuis sa fondation jusqu'à aujourd'hui, la mosquée de Paris constitue un enjeu politique et non pas spirituel. Etc.</p>
    ]]></summary>
    <content type="html"><![CDATA[<p>La crainte de l'islam, en France, ne remonte ni au 11 septembre 2001, ni au déclenchement de la guerre civile algérienne, ni même à la révolution khomeyniste de 1979. L'ignorance a sa part : on oublie que notre pays se trouve en contact direct avec des musulmans depuis plus de deux siècles, que des disciples du Prophète sont installés sur notre sol depuis plus de cent ans, que l'islam est la deuxième religion de France depuis le début des années 1970 et que l'on tente de l'" organiser " depuis trente ou quarante ans. </p>
<p>Ajoutons-y le poids des mauvaises habitudes. Une tradition d'islamophilie bien réelle remontant au XIXe siècle n'a pas suffi pour que l'administration et les politiques laissent les musulmans régir eux-mêmes leurs affaires comme ils le font avec les autres religions : ainsi, la loi de séparation de 1905 n'a jamais été appliquée en Algérie où les communautés cultuelles ne pouvaient même pas disposer des biens légués par de pieux fidèles, et, depuis sa fondation jusqu'à aujourd'hui, la mosquée de Paris constitue un enjeu politique et non pas spirituel. Etc. </p>
<p>Telles sont, avec bien d'autres, quelques-unes des raisons pour lesquelles l'islam revêt en France un visage différent de celui qu'il offre dans d'autres pays européens. En donnant à cette question toute son épaisseur historique, l'auteur nous invite à l'envisager d'un œil neuf. </p>
<p><strong>Revues de Presse:</strong></p>
<p><strong>La mainmise coloniale sur l’Islam </strong></p>
<p>Paradoxalement, même s’il est destiné prioritairement à un public français, ce livre apporte aux Algériens des éclairages charpentés et formidablement documentés.<br />
Dans cet ouvrage très riche, Sadek Sellam remonte jusqu’aux sources de la revendication par des Algériens bien sûr, mais aussi par des Français, de la reconnaissance d’une religion musulmane libre. Dans une Algérie colonisée depuis 1830, cette expression est restée lettre morte. Il décrit a contrario, minutieusement et avec force citations, une véritable mainmise sur l’Islam. La richesse de l’exposé empêche bien évidemment ici de résumer en quelques lignes les 390 pages du livre. </p>
<p>On peut néanmoins s’arrêter en filigrane à ces deux thèmes qui ont largement défrayé la chronique ces dernières années en France. D’abord la laïcité à la française, débattue (défendue ou vilipendée) bec et ongles par les hommes politiques de tous bords lors de la loi sur le port des signes ostensibles à l’école. Ensuite l’organisation, sous la houlette du ministère français de l’Intérieur, du Conseil français du culte musulman (CFCM), qui a été vu par certains comme une entorse à la séparation des cultes d’avec l’Etat. </p>
<p>Sur le premier thème, l’auteur explique, textes à l’appui, comment la France n’a jamais voulu appliquer dans ses pourtant « départements français » d’Algérie, la loi portant séparation de 1905. « L’Administration ne voulut pas restituer les habous qu’un ministre de l’Intérieur avait promis pourtant d’indemniser en 1897 » (...) « Les autorités françaises en Algérie avaient enfermé dans un carcan extrêmement serré la religion musulmane, lui imposant administrativement des tuteurs qui n’étaient même pas tous musulmans. C’est ainsi que la promulgation de la loi douloureusement enfantée en 1905 en ‘’métropole’’ fut différée de 10 ans, puis reportée de nouveau, et finalement abandonnée. » </p>
<p>« Le gouvernement général est toujours le pape de l’Islam », titrait La République algérienne en 1950. Alors qu’un administrateur français relativement acerbe avait résumé avec virulence, dès 1910, une situation hors normes : « C’est par l’Algérie que nous avons pris contact de l’Afrique musulmane. En quatre-vingts ans, nous y avons fabriqué un Islam unique au monde, sans habous, avec des mosquées administratives, des dévots recensés, des cadis fonctionnaires, un pèlerinage à autorisation... » </p>
<p>Le déclenchement de la révolution en 1954 avec son aboutissement à l’indépendance en 1962, remédia finalement à tout cela et rendit tout simplement caduque l’application d’une loi qui avait fait tant couler d’encre en Algérie. Quant au deuxième aspect, celui qui pourrait porter à polémique, l’auteur évoque le jeu des chaises musicales dans l’« Islam officiel » de ses responsables désignés (ou autodésignés) et, en parallèle, la structuration dans le monde arabe, en Algérie et en France d’un Islam autonome revendicatif. </p>
<p>Enfin, on lira avec intérêt le long parcours d’une trentaine d’années avant l’aboutissement du projet de la mosquée de Paris dans les années 1920. Intitulé « institut musulman de Paris » pour ne pas froisser les « laïcards » métropolitains, sa gestion coloniale fut confiée à des recteurs nommés par l’Etat français. Lequel Etat favorisa ces dernières années la création d’un CFCM, une structure censée représenter l’Islam de France. Comme un retour au point de départ. </p>
<p>par Walid Mebarek<br />
El Watan, Alger</p>
    ]]></content>
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    <title>Ouahiba Aboun-Adjali : Alger, de mémoire et d&#039;amour, (Poésie) - Éditions Apic, Alger, 2006</title>
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    <id>http://www.arabesques-editions.com/parutions/articles/200632.html</id>
    <published>2006-11-13T16:23:52-07:00</published>
    <updated>2006-11-13T16:23:52-07:00</updated>
    <author>
      <name>la redaction</name>
    </author>
    <category term="Littérature algérienne" />
    <category term="Poésie" />
    <summary type="html"><![CDATA[<p>Partout dans le monde, l’édition de poésie reste une aventure. Dans le contexte de l’édition nationale, elle relève de l’héroïsme. Le défunt Djamel Amrani, qui était d’une humilité désarmante, s’était même demandé une fois comment il avait pu être édité en Algérie.</p>
    ]]></summary>
    <content type="html"><![CDATA[<p><strong>Par le Boulevard Front-de-l’âme </strong></p>
<p>      Partout dans le monde, l’édition de poésie reste une aventure. Dans le contexte de l’édition nationale, elle relève de l’héroïsme. Le défunt Djamel Amrani, qui était d’une humilité désarmante, s’était même demandé une fois comment il avait pu être édité en Algérie. </p>
<p>      Aussi, c’est bien un exploit qu’il faut saluer à travers la sortie de Alger, de mémoire et d’amour de Ouahiba Aboun-Adjali. Le texte d’une rare sensibilité s’appuie sur le rapport quasi ombilical de la poétesse à sa ville. A travers les murs de la Cité, mais aussi ses habitants et ses ambiances, les images projetées par les mots nous renvoient à une chronique affective de l’espace urbain. Lumières et beautés, gloire et bonhomie côtoient les douleurs et les épisodes d’horreur d’Alger.<br />
      Une vision de l’œil mais aussi du cœur sert de guide à qui veut visiter la ville par le boulevard Front-de-l’âme. Le texte est servi par une édition pour le moins originale. En fait, trois éditions. La première, une édition de tête, dite de bibliophilie contemporaine, ne comporte que 15 exemplaires originaux entièrement réalisés à la main sur un papier rare. Une œuvre d’art calligraphiée et illustrée de dessins et de peintures de Philippe Amrouche.<br />
      Cette série pour amateurs d’art a été réalisée par une maison d’édition associative, Emerance, basée à Angoulême. Mais ce bijou éditorial a vu le jour à Alger, son prototype ayant été conçu dans l’atelier du grand peintre Khadda, ouvert pour la première fois depuis sa mort en mai 1991. C’est cette première version, dont les droits ont été acquis par les éditions APIC d’Alger, qui a servi de base aux deux autres : une édition d’art en 1000 exemplaires tirée sur offset et un recueil de plus large tirage regroupant les textes poétiques.<br />
      Voilà qui rétablit la réputation d’Alger d’inspiratrice des poètes.<br />
      Séance de signature par l’auteur, aujourd’hui à partir de 15 h, au stand des éditions APIC. SILA. Pavillon C de la Safex. </p>
<p><strong>Ouahiba Aboun-Adjali</strong></p>
<p>par D. A.<br />
El Watan - 9 novembre 2006</p>
    ]]></content>
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    <title>Isabelle du désert, la nomade en quête d&#039;&#039;absolu</title>
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    <published>2006-11-13T15:44:23-07:00</published>
    <updated>2007-12-01T16:20:17-07:00</updated>
    <author>
      <name>la redaction</name>
    </author>
    <category term="Littérature algérienne" />
    <summary type="html"><![CDATA[<p>Que savait-on, jusqu''à ce livre, d''Isabelle Eberhardt, cette jeune femme d''origine russe, née en 1877, morte en 1904, qui décida de se convertir à l''islam et de rompre avec les moeurs de son temps ? Qui choisit de porter des vêtements d''homme avant de devenir, sous le nom de Mahmoud Saadi, cette rebelle qui fascina Lyautey ? Pour Edmonde Charles-Roux, il y avait là toute la matière d''un prodigieux roman vrai.</p>
    ]]></summary>
    <content type="html"><![CDATA[<p>Que savait-on, jusqu''à ce livre, d''Isabelle Eberhardt, cette jeune femme d''origine russe, née en 1877, morte en 1904, qui décida de se convertir à l''islam et de rompre avec les moeurs de son temps ? Qui choisit de porter des vêtements d''homme avant de devenir, sous le nom de Mahmoud Saadi, cette rebelle qui fascina Lyautey ? Pour Edmonde Charles-Roux, il y avait là toute la matière d''un prodigieux roman vrai. ? travers des archives inédites, elle a ainsi recomposé l''itinéraire d''une héroïne "irrégulière" et mystique. Isabelle du désert rassemble, en un seul volume, l''édition définitive des deux tomes consacrés à Isabelle Eberhardt par Edmonde Charles-Roux, Un désir d''Orient et Nomade j''étais. </p>
<p>     Il est des personnages qui tirent irrésistiblement leur biographe vers le romanesque. C''est que tout bêtement leur vie est un roman. Ainsi en est-il d''Isabelle Eberhardt qui, dans les années 1900, habillée en homme, sillonna le Maghreb. Edmonde Charles-Roux a beau multiplier les notes, plus de cent cinquante pages, pour que nous croyons que son héroïne est faite de chair et d''os, Isabelle échappe toujours vers l''imaginaire. Elle est spontanément légendaire. Nous avons peine à croire qu''elle fut ainsi. Nous n''avons point de règles et de compas pour prendre ses mesures. Elle se place résolument hors des réalités du monde, et plus encore de ses nécessités. Edmonde Charles-Roux ne peut que la rejoindre dans ce no man''s land fait de dunes et de palmiers où elle épuise son existence à suivre les caravanes. Isabelle du désert commence chez Tourgueniev et finit chez Loti. Nous passons de la Russie au Sahara sans quitter les aléas de la littérature, et pourtant tout est vrai, car Isabelle, et ce n''est pas sa moindre vertu, ne ment jamais. La singularité lui est naturelle. </p>
<p>     À la fin du siècle dernier, j''entends le dix-neuvième, une demoiselle de vingt-deux ans, déguisée en homme, le cheveu ras, et coiffée d''un fez, déambule dans les rues de Genève. Ce garçon manqué y est né le 17 février 1877 d''une mère russe, Nathalie de Moerder, et d''un père qui n''est inconnu que pour l''état civil. Il s''appelle Alexandre Nicolaievitch Trofimovsky, et c''est le précepteur des enfants de Mme de Moerder. Mme de Moerder s''est mariée à vingt ans avec un homme qui avait le double de son âge. Il n''est question que de généraux et de fonctionnaires couverts de décorations et de rentes. Mme de Moerder n''y trouve pas son compte, et cette Iphigénie tombe dans les bras de l''inévitable précepteur, amoureux et plébéien, mais qui n''a rien d''un Julien Sorel. C''est un séducteur sérieux, sinon pot-au-feu, et qui, pas revanchard, a l''instinct de famille. </p>
<p>     Ils filent, dit-on, tous deux en Suisse avec les enfants pour fuir le scandale et vivre le parfait amour. Nous sommes déjà en plein romanesque. Ce fut sans doute moins romantique. Revenons à nos moutons. Isabelle Eberhardt, qui a pris le nom de sa grand-mère, apparaît donc vingt-deux ans plus tard vêtue de pied en cap en cavalier arabe. Comment en est-elle arrivée là ? C''est le grand mystère, et il ne sera pas révélé. Isabelle le connaît-elle ? Elle vole vers l''Afrique comme un oiseau migrateur. Quelque chose l''attire, mais quoi ? Le désert, l''islam, les Maures, l''aventure, un climat, des gouffres ? Et que fuit-elle ? Elle-même ? Les autres ? On ne sait. Cette terre brûlée de soleil est son eldorado. Plutôt son paradis d''Allah. </p>
<p>     Pourquoi cet habit d''homme, et qui ne sera jamais un hommage à Sapho ? Par commodité, je pense, ou simplement pour accorder l''extérieur au dedans. Quand elle s''habille en femme, c''est un jeune garçon déguisé. On n''y croit pas. On sent tout de suite le travestissement. En bédouin, en revanche, elle est tout à fait elle-même. On lui donnerait le bon Dieu, ou le Prophète, sans confession. Les marabouts les plus suspicieux s''y tromperont. Au fond, si elle garde toute sa vie un fez sur la tête, c''est que le fez convient à sa tête. Elle est née pour vivre au désert, mais point comme un ermite, elle y mourra, en 1904, engloutie dans les eaux d''un oued en crue. Elle avait vingt-sept ans. En cinq ans, elle aura fait le tour de ses rêves, et mieux encore de ses désirs, peut-être même de ses plaisirs. Elle s''est amusée à être elle-même jusqu''à perdre sa mise. Qui peut en dire autant? </p>
<p>     Toutes les vies sont plus ou moins subies, et n''échappent jamais aux concessions obligées. Celle d''Isabelle est totalement voulue. Il ne s''agit point d''ambition. Elle n''en a pas. Il ne s''agit pas d''orgueil, si elle en a, elle le garde pour elle. Il s''agit d''ouvrir grand les yeux, de regarder autour et d''aller de l''avant. C''est-à-dire le plus loin possible, sans plans préconçus, hors des sentiers battus et sur des terres inconnues. Celles de l''esprit aussi. Aventure mystique ? On ne sait, mais physique sûrement. Cette fille de la curiosité se sent arabe comme d''autres se sentent moine. Par pure délectation de l''âme. Elle poussera le jeu si loin qu''elle épousera Slimane, un sous-officier de spahis. Ce sera le grand amour de sa vie, et probablement le seul. On voit qu''elle aime braver. Et sa plus forte bravade sera de se faire musulmane. Elle se nommera Mahmoud Saadi, et sera enterrée dans un cimetière arabe. </p>
<p>     Certes, elle aura d''autres hommes, mais ce sont d''abord des camarades. Certains coucheront avec elle, mais la plupart lui tiendront la main avec amitié, parfois avec tendresse. Elle trouvera ses meilleurs copains parmi les officiers des Affaires indigènes, les médecins militaires. Sa connaissance des Arabes, de leur culture, de leur religion, de leurs moeurs, le respect qu''elle leur porte, les fascine. Au fond, elle les esbroufe, comme à la fin de ses jours, elle esbroufera Lyautey. Par quoi séduit-elle ? Par sa beauté ? Elle n''en a plus si jamais elle en eut. C''est une vieille femme édentée, au crâne nu, dont la voix cassis-cognac rappelle les cuites répétées. Que lui reste-t-il ? L''intelligence des êtres, des choses, la lucidité et le courage. La connaissance profonde des indigènes, le sens inné de la justice. La liberté d''être et de penser poussée jusqu''à la plus extrême témérité. Cela donne du sel à sa conversation. </p>
<p>     À sa mort, Lyautey écrira : «Elle était ce qui m''attire le plus au monde : une réfractaire. Trouver quelqu''un qui est vraiment soi, qui est hors de tout préjugé, de toute inféodation, de tout cliché et qui passe à travers la vie aussi libérée de tout que l''oiseau dans l''espace, quel régal...» Bel et singulier hommage d''un futur maréchal de France. Il fera chercher par ses officiers les manuscrits d''Isabelle perdus dans les boues de l''oued. On en retrouvera quelques-uns. Isabelle a toutes les qualités, aujourd''hui oubliées, du reporter. Elle décrit simplement ce qu''elle voit, n''ajoute point ses opinions et ses passions à la réalité des faits, montre sans plaider, observe sans juger, témoigne le plus scrupuleusement d''une vérité qu''elle reconnaît même si elle ne l''aime pas et lui est contraire. </p>
<p>     Tel est le portrait amical, aigu, loyal, que dessine Edmonde Charles-Roux. Portrait d''autant plus fascinant qu''elle place son modèle devant les arrière-fonds d''une société furieuse et convulsive, peuplée d''extravagants et d''imbéciles, de téméraires et de pleutres, d''âmes fortes et d''âmes basses, qui, en Algérie comme en France, mêlent en un même tourbillon argent et politique, idéalisme et calcul. Au coeur de ces comédies parfois sanglantes, parfois ignobles, Isabelle Eberhardt passe comme une étrangère, intacte, innocente, telle une inextinguible petite flamme. </p>
<p>Isabelle du désert<br />
d''Edmonde Charles-Roux. Grasset, 30 €.</p>
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    <title>Yasmina Khadra ou le devoir d&#039;écrire</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.arabesques-editions.com/parutions/articles/200630.html" />
    <id>http://www.arabesques-editions.com/parutions/articles/200630.html</id>
    <published>2006-10-22T18:58:37-06:00</published>
    <updated>2006-11-13T16:17:01-07:00</updated>
    <author>
      <name>la redaction</name>
    </author>
    <category term="Bibliothèque universitaire" />
    <summary type="html"><![CDATA[<p>L'auteur de la Rose de Blida parlera de son dernier ouvrage les Sirènes de Bagdad qui, avec les Hirondelles de Kaboul et l'Attentat, boucle la trilogie consacrée au terrorisme<br />
Yasmina Khadra participe cette année à la 11e édition du Salon international du livre d'Alger. Il sera, le 2 novembre prochain, l'invité de l'Etablissement Arts et Culture et de Sedia Edition dans le cadre de la rencontre littéraire hebdomadaire les «Mercredi du verbe».</p>
    ]]></summary>
    <content type="html"><![CDATA[<p>L'auteur de la Rose de Blida parlera de son dernier ouvrage les Sirènes de Bagdad qui, avec les Hirondelles de Kaboul et l'Attentat, boucle la trilogie consacrée au terrorisme</p>
<p>Yasmina Khadra participe cette année à la 11e édition du Salon international du livre d'Alger. Il sera, le 2 novembre prochain, l'invité de l'Etablissement Arts et Culture et de Sedia Edition dans le cadre de la rencontre littéraire hebdomadaire les «Mercredi du verbe».</p>
<p>A cette occasion, l'écrivain algérien parlera de ses ouvrages, notamment le dernier, les Sirènes de Bagdad. Cet ouvrage boucle, avec les Hirondelles de Kaboul et l'Attentat, une trilogie consacrée au terrorisme et dont le but est d'«aller au commencement du malentendu», expliquera l'auteur. A ce propos, Yasmina Khadra dira dans un entretien paru dans le Monde : «Quand j'écris, ce n'est pas pour cautionner. Contrairement à certains qui s'érigent en monument de solidarité et d'humanité, j'ai fait la guerre contre les terroristes. Je n'ai pas condamné le terrorisme à partir de mon salon, je l'ai combattu. Pendant huit ans, j'ai vécu tous les jours dans la peur et le deuil ».</p>
<p><strong>La trilogie, un devoir</strong></p>
<p>L'auteur soutient donc que cette trilogie est vouée «au malentendu entre Orient et Occident». Un terme qu'il estime plus juste pour expliquer les conflits entre l'Orient et l'Occident, au lieu de celui du «choc de civilisations» que l'auteur refuse et réfute. Il tient à souligner par ailleurs qu'il a réalisé cette trilogie par devoir. «Les intellectuels préfèrent regarder ailleurs, il fallait que quelqu'un le fasse. Je l'ai fait.»</p>
<p> Il a semblé à l'écrivain qu'il était «nécessaire d'oeuvrer afin de reconstruire les passerelles naturelles qui ont toujours existé entre l'Orient et l'Occident [ ].  La perception du monde arabo-musulman est totalement biaisée, pour ne pas dire stupide. [ ] Je voulais absolument soustraire les sujets que je traite -le terrorisme, le fondamentalisme ou l'extrémisme-, à l'influence des médias».</p>
<p>En effet, dans cet entretien, Yasmina Khadra explique que, quand la télévision s'attarde sur un attentat, elle montre les corps, les débris, le sang, les gens qui crient, et c'est tout. «A travers mes livres, je prends l'Occidental par la main et je l'amène au commencement du malentendu, au plus proche de cet homme qui, un jour, décide de se faire sauter au milieu d'innocents. Je le sensibilise et lui prouve que ce monde-là ne traverse pas une crise idéologique mais politique», estime-t-il avant d'ajouter : «Il y a une mal-gouvernance, voire une non-gouvernance. Ceux qui sont censés protéger les peuples, les orienter, leur proposer un projet de société ont d'autres chats à fouetter. Au lieu de bâtir des nations, ils se construisent des fortunes personnelles, et des palais pour rois fainéants.»</p>
<p>Terrorisme : cas pathologique ?</p>
<p>L'ancien officier de l'armée algérienne a également tenu à écarter toute ambiguïté sur le rapport entre le terrorisme et les musulmans en s'opposant à ceux qui croient que le terrorisme est une seconde nature chez les Arabes et les musulmans, que le terroriste est un cas pathologique. «Or,</p>
<p>souligne-t-il, ce sont précisément ces derniers [les musulmans] qui en souffrent le plus et qu'on essaye d'isoler ainsi dans leur tragédie. J'essaye de lutter contre cette idée et aussi celle qui vient présenter le terroriste comme un cas pathologique. Il n'y a rien de pathologique. Ce sont simplement des êtres qui, à un moment donné, ne sont plus interpellés par leurs rêves. Ils divorcent d'avec eux et le monde.»</p>
<p>A une question posée par la journaliste Christine Rousseau sur la tentative d'attentat manqué à Londres notamment, Yasmina Khadra répondra en exprimant des doutes. «Tentative manquée ? Encore faut-il le démontrer [ ] Pour moi, il s'agit d'une diversion. Le problème, c'est que les intellectuels et les consciences de ce monde adhèrent à cette mascarade. Si les choses perdurent, la mascarade deviendra réalité [ ] Les gens sont préparés psychologiquement à cette agression. Il faut se ressaisir ! Les Arabes ne menacent personne ! Ils ont tellement de problèmes, d'autres préoccupations, voyons ! Au lieu de les traîner dans la boue, aidez-les, soutenez-les, respectez-les.»</p>
<p>La littérature, une thérapie</p>
<p>A propos de ses écrits, Yasmina Khadra refuse de se considérer comme étant «un visionnaire». Cela dit, assure-t-il, les événements lui ont souvent donné raison. «En 1997, lorsqu'est sorti A quoi rêvent les loups, beaucoup de journalistes français me disaient, incrédules : "Qu'est-ce que vous êtes en train de nous raconter ? Vous dites que les terroristes sont des universitaires, des fils de bonne famille ?» Normal, ils s'étaient familiarisés avec une certaine caricature. Moi, je vivais le terrorisme grandeur nature. Je le voyais, je le touchais, le touchais de mes doigts. Et puis, le 11-septembre est arrivé et l'on a vu mes personnages sortir d'A quoi rêvent les loups, monter dans des avions et aller se faire exploser contre les tours jumelles.»</p>
<p>Côté projets, Yasmina Khadra affirme avoir envie de sortir de «cette ornière qu'est l'actualité» pour aborder d'autres thèmes. «Maintenant, je peux écrire d'autres choses, drôles, heureuses, généreuses. La littérature, c'est rêver aussi. N'est-elle pas par vocation la thérapie des réalités difficiles ?»</p>
<p>Farida Belkhiri<br />
Copyright © 2006 La Tribune</p>
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    <title>Publication de l&#039;Histoire de l&#039;Islam en France de Mohamed Arkoun</title>
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    <id>http://www.arabesques-editions.com/parutions/articles/200629.html</id>
    <published>2006-10-22T18:40:44-06:00</published>
    <updated>2006-10-22T18:40:44-06:00</updated>
    <author>
      <name>la redaction</name>
    </author>
    <category term="Bibliothèque universitaire" />
    <category term="Edition française" />
    <category term="Essais" />
    <category term="Histoire" />
    <category term="Littérature algérienne" />
    <category term="Littérature arabe" />
    <category term="Livre francophone" />
    <summary type="html"><![CDATA[<p>La publication de l'ouvrage exceptionnel du philosophe algérien Mohamed Arkoun, intitulé Histoire de l'Islam en France, a suscité l'intérêt des critiques littéraires parisiens qui ne tarissent pas de remarques et de débats autour de cet ouvrage encyclopédique hors du commun. Ainsi, selon l'APS, le gotha de la critique des bords de la Seine s'accorde à souligner que l'ouvrage est «la boîte à outils que l'on n'osait plus espérer pour rectifier les images, les mythes et les stéréotypes qui ont voulu fausser la grandeur de la civilisation musulmane».</p>
    ]]></summary>
    <content type="html"><![CDATA[<p>La publication de l'ouvrage exceptionnel du philosophe algérien Mohamed Arkoun, intitulé Histoire de l'Islam en France, a suscité l'intérêt des critiques littéraires parisiens qui ne tarissent pas de remarques et de débats autour de cet ouvrage encyclopédique hors du commun. Ainsi, selon l'APS, le gotha de la critique des bords de la Seine s'accorde à souligner que l'ouvrage est «la boîte à outils que l'on n'osait plus espérer pour rectifier les images, les mythes et les stéréotypes qui ont voulu fausser la grandeur de la civilisation musulmane».</p>
<p>Sous la direction du philosophe Mohamed Arkoun, professeur émérite de l'Université de Paris (Sorbonne) et professeur associé de plusieurs universités européennes et américaines, environ 75 historiens et écrivains ont contribué à cette encyclopédie qui vient de paraître aux éditions Albin Michel. Ses 1 217 pages, habillées de 350 illustrations et de 2 cahiers couleur de 16 pages, font défiler une trame analytique en quatre phases, depuis l'époque médiévale à aujourd'hui, remettant en cause nombre de mythes ancrés dans l'imaginaire occidental, dont celui de la bataille de Poitiers qui, en 732, avait opposé les conquérants musulmans à l'armée du Franc Charles Martel.</p>
<p>Avant cet ouvrage encyclopédique, «les bibliothèques croulent sous les études partielles qui, des invasions arabes à celle des Turcs, des croisades aux guerres coloniales, des Lumières à l'expédition égyptienne de Bonaparte et aux orientalismes, ont forgé une image souvent faussée ou tronquée de l'Islam», souligne une critique citant l'éditeur Jean Mouttapa qui estime que «la France n'a que des mémoires particulières de l'Islam, celles que restituent les empoignades sur l'immigration ou la polémique, les présumés bienfaits de la colonisation».</p>
<p>L'ouvrage, enrichi par une série de contrepoints de notamment, Jean Lacouture, est préfacé par l'historien Jacques Le Goff qui note que l'histoire de l'Islam en France est «avant tout dominée par une contradiction : malgré une hostilité souvent très vive des Français à l'égard des musulmans, la France a fait du Moyen-Age à nos jours des emprunts culturels et humains à l'Islam qui ont enrichi et continuent d'enrichir sa vie sociale et intellectuelle». «Pendant cinq siècles au moins, entre le 8ème et le 13ème siècle, les pays de l'Islam produiront les plus extraordinaires avancées de la recherche scientifique, en algèbre, en optique, en physique, en géométrie, en mécanique, en astronomie et en médecine», rappelle une autre critique de presse.</p>
<p>Elle ajoute que «malheureusement, toute cette effloraison de la connaissance et des écoles de pensée critique va progressivement subir des rétrécissements, des régressions et des disparitions, jusqu'en 1406, date de la mort d'Ibn Khaldun, l'auteur des Prolégomènes (la Muqaddima, introduction à l'histoire universelle)».Au-delà de toutes les critiques, l'ouvrage transcende en fait l'aspect purement évènementiel de la pénétration de l'Islam en France pour offrir au lecteur une analyse critique «sur tout ce qui s'est passé». Par cette encyclopédie, le Pr Akroun a souhaité que l'ouvrage puisse contribuer à la formation d'une «conscience civique» en France où l'Islam est la seconde religion avec près de 5,5 millions de musulmans.</p>
<p>Dès lors, pour Mohamed Arkoun, «le fil directeur n'est pas seulement de rappeler des faits ou des personnages mais de raconter une histoire psychologique et culturelle des relations entre la France et l'Islam».</p>
<p>Sihem Bounabi<br />
Copyright © 2006 La Tribune</p>
    ]]></content>
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    <title>Rachid Mokhtari: Le nouveau souffle du roman algérien</title>
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    <id>http://www.arabesques-editions.com/parutions/articles/200628.html</id>
    <published>2006-10-19T10:03:02-06:00</published>
    <updated>2006-10-19T10:03:02-06:00</updated>
    <author>
      <name>la redaction</name>
    </author>
    <category term="Littérature algérienne" />
    <category term="Romans" />
    <summary type="html"><![CDATA[<p>La Librairie Chihab a abrité, mardi dernier, une rencontre animée par l'écrivain Rachid Mokhtari, à l'occasion de la sortie de son livre intitulé Le nouveau souffle du roman algérien.<br />
Universitaire, essayiste spécialiste dans la critique littéraire et artistique, Rachid Mokhtari anime également des émissions radiophoniques, consacrées à la littérature.</p>
    ]]></summary>
    <content type="html"><![CDATA[<p>La Librairie Chihab a abrité, mardi dernier, une rencontre animée par l'écrivain Rachid Mokhtari, à l'occasion de la sortie de son livre intitulé Le nouveau souffle du roman algérien.<br />
Universitaire, essayiste spécialiste dans la critique littéraire et artistique, Rachid Mokhtari anime également des émissions radiophoniques, consacrées à la littérature.</p>
<p>D'emblée, l'auteur a tenu à préciser que son nouvel ouvrage est intimement lié au précédent, La graphie de l'horreur, duquel il prend référence et méthode.<br />
Rachid Mokhtari a choisi des noms de la nouvelle génération d'écrivains qui vivent en Algérie car ils n'ont pas le même rapport à la langue que ceux vivant à l'étranger.</p>
<p>«Nous sommes arrivés à une sorte de négation de la critique littéraire. Aujourd'hui, le clivage linguistique n'est pas opératoire dans la critique littéraire», expliquera-t-il.</p>
<p>Les fondateurs du nouveau roman algérien poursuivra-t-il, sont toujours là, comme socle, ainsi que la génération des romanciers de la post-indépendance qui a apporté une nouvelle esthétique dans cette «écriture de l'urgence» immergée dans l'histoire et émergée du politique.</p>
<p>A partir de 2000, certes, il y  eu émergence de talents qui ne sont pas représentatifs d'une idéologie politique. Il y a une palette de profils qui sont venus au roman par des individualités et des subjectivités. Si pour les fondateurs, le «je» est un je de construction et d'affirmation, ce n'est pas le cas pour les nouveaux. Ce «je» se déconstruit. Il ne se nourrit pas de l'histoire et de l'idéologie. C'est un «je» qui est crée pour la langue. «On supporte, dira-t-il, le tragique par l'horreur. Après l'horreur, on n'écrit pas différemment, c'est par le biais de la subjectivité qu'on perçoit l'horreur».</p>
<p>L'essai de Rachid Mokhtari tente ainsi par des lectures thématiques et formelles, d'inscrire cette jeune production romanesque dans la force de l'imaginaire et de l'émotion qu'elle recèle.<br />
Il est à noter, par ailleurs, que ces lectures sont illustrées de nombreux extraits de romans choisis, de notes biographiques, bibliographiques ou d'explications et d'entretiens avec quelques auteurs.</p>
<p><strong>Lamia S</strong><br />
La nouvelle république</p>
    ]]></content>
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  <entry>
    <title>&quot;Entrevoir les mots des murs&quot;, poèmes de Denis Pourawa</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.arabesques-editions.com/parutions/articles/200627.html" />
    <id>http://www.arabesques-editions.com/parutions/articles/200627.html</id>
    <published>2006-10-18T19:26:42-06:00</published>
    <updated>2006-10-18T19:26:42-06:00</updated>
    <author>
      <name>la redaction</name>
    </author>
    <category term="Livre francophone" />
    <category term="Poésie" />
    <summary type="html"><![CDATA[<p>Ce livre présente sous forme de puzzle, d’agrandissements, de détails, repris et modifiés dans des mosaïques qui se recomposent,  les photographies et les poèmes exposés au Centre Culturel Tjibaou en 2003. L’idée qui devait prendre finalement la forme de l’exposition (grands formats, mur libre pour l’expression spontanée, présence d’une bande vidéo) puis de ce livre, a à voir avec la façon dont les mots et les images peuvent aider à revenir de la mort vers la vie, du sentiment tragique vers une pensée positive.</p>
    ]]></summary>
    <content type="html"><![CDATA[<p><strong>Poèmes de Denis Pourawa inspires par des photographies numériques prises par Tokiko,<br />
2006, Nouméa, Grain de Sable et L’Herbier de feu.</strong></p>
<p>Ce livre présente sous forme de puzzle, d’agrandissements, de détails, repris et modifiés dans des mosaïques qui se recomposent,  les photographies et les poèmes exposés au Centre Culturel Tjibaou en 2003. L’idée qui devait prendre finalement la forme de l’exposition (grands formats, mur libre pour l’expression spontanée, présence d’une bande vidéo) puis de ce livre, a à voir avec la façon dont les mots et les images peuvent aider à revenir de la mort vers la vie, du sentiment tragique vers une pensée positive.</p>
<p>Lors des « Événements »  de 1984-1988 en Nouvelle-Calédonie, des maisons furent incendiées, et leurs propriétaires expulsés quittèrent leurs propriétés. Après les incendies, qui datent d’il y a plus de vingt ans, de la période de quasi guerre civile à laquelle les Accords de Matignon ont mis fin,  des groupes de jeunes Kanak  ont squatté ces endroits, les ont occupés, y ont vécu. Les murs furent couverts de dessins, de graffitis et de slogans, de rendez-vous, de menaces, d’expressions libres. Tokiko a commencé à prendre des photos une dizaine d’années après les événements, frappée par la beauté tragique  de ces lieux habités par la violence et la mort. Le jeune poète kanak Denis Pourawa, inspiré à son tour par les photographies, à un moment où il venait souvent à Grain de Sable pour écrire sur les ordinateurs mis à sa disposition, écrivit alors les poèmes qui accompagnent les photos du livre. L’exposition mettait sans doute au premier plan le matériel graphique ; le livre, en réponse, redonne toute leur importance aux mots de Denis qui interprète ces palimpsestes et redonne du sens aux traces de désespoir et de lutte gravées sur les murs.</p>
<p>Les poèmes sont nourris d’ancestralité,  nourris de leur relation avec les origines sacrées de l’art. Il est permis d’établir une relation entre les graffitis photographiés, l’évocation de la gestuelle de l’écriture et l’art de la gravure rupestre, telle qu’elle est représentée en Nouvelle-Calédonie par les pétroglyphes disséminés sur le Territoire et les grottes à peintures. On peut alors considérer que les maisons obscures aux murs noircis forment, avec ces mots griffés et gravés,  comme des “grottes” modernes où s’est jouée une nouvelle version des rites de relation à l’être, à l’identité et aux croyances sacrées.  Avec les inscriptions noires sur les murs, les lettres tracées au charbon de bois, avec les slogans violents et les obscénités, les photos et les poèmes offrent une réponse à la violence historique aussi bien qu’une remise en jeu de la violence sacrée. Les transformations socio-historiques de la Nouvelle-Calédonie sont accompagnées par le passage des chants immémoriaux et des incantations magiques  à un livre qui n’est plus destiné à une communauté réduite, tremblante dans les ténèbres, mais à tous les lecteurs, parmi la communauté infinie des êtres humains de toutes les îles, de toutes les terres.</p>
<p>Pour acheter ce livre: <a href="http://www.pacific-bookin.com" title="www.pacific-bookin.com">www.pacific-bookin.com</a><br />
e.mail : <a href="mailto:bookin@canl.nc">bookin@canl.nc</a></p>
    ]]></content>
  </entry>
  <entry>
    <title>«Le Désarroi», roman inédit de Remy de Gourmont vient d&#039;&#039;être publié par les Editions du Clown lyrique</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.arabesques-editions.com/parutions/articles/200625.html" />
    <id>http://www.arabesques-editions.com/parutions/articles/200625.html</id>
    <published>2006-09-06T05:39:51-06:00</published>
    <updated>2006-09-06T06:22:19-06:00</updated>
    <author>
      <name>la redaction</name>
    </author>
    <category term="Edition française" />
    <category term="Livre francophone" />
    <category term="Romans" />
    <summary type="html"><![CDATA[<p>À la toute fin du XIXè siècle, dans un Paris secret, se préparent de sanglantes exactions anarchistes. Salèze, grand cérébral, financier occulte dattentats, destructeur des valeurs morales et religieuses, manie la métaphore avec éclat entre Blake, Dante et Maldoror pour tenter dattirer dans son monde extraordinaire et nihiliste la belle mais rétive Élise. Ésotérisme, anarchisme, paradis artificiels : tous les moyens semblent bons aux personnages du Désarroi pour « se délivrer de la chaîne des causes ». Mais viendra lheure des choix ou de la catastrophe annoncée…</p>
    ]]></summary>
    <content type="html"><![CDATA[<p>À la toute fin du XIXè siècle, dans un Paris secret, se préparent de sanglantes exactions anarchistes. Salèze, grand cérébral, financier occulte dattentats, destructeur des valeurs morales et religieuses, manie la métaphore avec éclat entre Blake, Dante et Maldoror pour tenter dattirer dans son monde extraordinaire et nihiliste la belle mais rétive Élise. Ésotérisme, anarchisme, paradis artificiels : tous les moyens semblent bons aux personnages du Désarroi pour « se délivrer de la chaîne des causes ». Mais viendra lheure des choix ou de la catastrophe annoncée… </p>
<p>Le Désarroi est un roman inédit de Remy de Gourmont (1858-1915).<br />
Figure de la vie littéraire « fin-de-siècle », fondateur du Mercure de France, auteur de Sixtine et des Lettres à lAmazone, il fut le maître à penser de Paul Léautaud, Blaise Cendrars ou Ezra Pound.<br />
« Nous connaissons bien mal nos vraies gloires » disait à son propos, en fervent admirateur, Guillaume Apollinaire...</p>
<p>Tirages limités sur grand papier. Vergé ivoire. 8 euros. </p>
<p><strong>Tous les détails sur : </strong><br />
<a href="http://www.clownlyrique.com" title="http://www.clownlyrique.com">http://www.clownlyrique.com</a></p>
<p><strong>Contacts : </strong><br />
Vincent Gogibu : <a href="mailto:vincent_gogibu@yahoo.fr">vincent_gogibu@yahoo.fr</a><br />
Nicolas Malais : <a href="mailto:clownlyrique@yahoo.fr">clownlyrique@yahoo.fr</a></p>
    ]]></content>
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  <entry>
    <title>Guide de l’édition en sciences humaines et sociales dans le monde arabe</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.arabesques-editions.com/parutions/articles/200624.html" />
    <id>http://www.arabesques-editions.com/parutions/articles/200624.html</id>
    <published>2006-08-25T11:37:53-06:00</published>
    <updated>2007-12-04T10:43:31-07:00</updated>
    <author>
      <name>la redaction</name>
    </author>
    <category term="Bibliothèque universitaire" />
    <category term="Edition française" />
    <category term="Littérature arabe" />
    <summary type="html"><![CDATA[<p>Le BIEF a confié à Franck Mermier (auteur de Le Livre et la Ville, Beyrouth et l’édition arabe publié chez Actes Sud/Sindbad en novembre 2005) une enquête pour mieux connaître les éditeurs de sciences humaines et sociales (SHS) dans le monde arabe.<br />
Ce guide présente, dans une brève introduction, un panorama de l’édition en SHS dans le monde arabe.</p>
    ]]></summary>
    <content type="html"><![CDATA[<p>Le BIEF a confié à Franck Mermier (auteur de Le Livre et la Ville,<br />
Beyrouth et l’édition arabe publié chez Actes Sud/Sindbad en novembre 2005)<br />
une enquête pour mieux connaître les éditeurs de sciences humaines et sociales<br />
(SHS) dans le monde arabe.<br />
                Ce guide présente, dans une brève introduction, un panorama de l’édition en<br />
SHS dans le monde arabe. Il recense ensuite, avec quelques commentaires,<br />
l’activité de&nbsp;90 maisons d’édition spécialisées en SHS dans les pays suivants&nbsp;:<br />
Algérie, Arabie saoudite, Egypte, Emirats arabes unis, Irak, Jordanie, Koweït,<br />
Liban, Maroc, Syrie, Tunisie.<br />
                Ce guide raisonné est conçu pour faciliter les prises de contact avec les<br />
éditeurs de cette zone. Il a pour objectif d’aider les éditeurs français à<br />
développer des opportunités de travail et de collaboration avec leurs homologues<br />
arabes.<br />
                Ce document est disponible au BIEF (<a href="mailto:k.politis@bief.org">k.politis@bief.org</a> / 01 44 41 13<br />
05)</p>
    ]]></content>
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