Littérature algérienne

Rachid Feraoun raconte son père: Un livre d’outre-ombres

Mille neuf-cent cinquante huit, une année mouvementée pour l’Algérie. Mouloud Feraoun, menacé par l’armée française, avait été obligé de quitter la Kabylie pour se réfugier, à contrecœur, à Alger. La bataille d’Alger tirait à sa fin, les pieds noirs et l’armée française étaient conscients que rien n’avait été réglé par les actions « d’éclat » d’une répression sans bornes.

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    Mouloud Feraoun, autopsie d'un crime colonial

    Né le 8 mars 1913, Mouloud Feraoun est mort par assassinat physique le 15 mars 1962 la veille de l’indépendance, au moment même du cessez-le-feu en compagnie d’un groupe d’enseignants affectés à la gestion de centres sociaux et mitraillés par des terroristes de l’OAS.

    Mouloud Feraoun, la terre et le sang: Qui assimile qui?

    A la veille de la Guerre de Libération nationale (1954) et au lendemain même de la bien affligeante affaire de La colline oubliée (1953), Mouloud Feraoun publie son deuxième roman, La terre et le sang. Second texte après le récit de la vie dure mais digne au village, ce roman intervient dans l’intervalle qui a vu s’établir (1951), démarrer puis s’étioler(1957) les relations épistolaires entre Mouloud Feraoun et Albert Camus écrivain bien célèbre déjà et à la veille d’une consécration universelle (Prix Nobel, 1957).

    Mouloud Feraoun et Albert Camus, les mots pour le dire: Une amitié franche et sans concession

    L’amitié entre Mouloud Feraoun et Albert Camus aura duré peu. Si elle n’avait pas débouché sur une rupture brutale et critique au moment où Camus recevait le Nobel de littérature, elle s’était déroulée dans la sérénité. Feraoun, pour sa part, publiait Les chemins qui montent, son troisième roman, où la critique du colonialisme est sans appel.

    Mouloud Feraoun, La cité des roses, exhumé de l'oubli

    Une rencontre littéraire autour de l’inédit de M. Feraoun s’est tenue à la BNA dimanche dernier. Exhumé de l’oubli, extirpé d’une gangue tissée par 50 ans de silence, La cité des roses renaît par la grâce d’une jeune maison d’édition Yamcom, qui en fait sa rentrée littéraire, rentrée fracassante, au demeurant. C’est à l’universitaire et critique littéraire Mohamed Lakhdar Maougal qu’échoit l’honneur de présenter l’œuvre inédite et posthume.

    Mouloud Feraoun, loin des idées reçues

    Les articles parus à ce propos dans le dernier Arts & Lettres ont suscité plusieurs réflexions. Ici, ce complément d’éclairage met en valeur une vocation littéraire très forte. La publication par ses fils de La Cité des roses(1), dernier roman achevé de Mouloud Feraoun, constitue un événement qu’il convient d’apprécier dans le contexte assez particulier de l’histoire politique et littéraire d’une Algérie coloniale finissante et du cheminement de la carrière et de l’œuvre de l’auteur.

Amar Belkhodja, Colonialisme, les crimes impunis

L’historien et ancien journaliste algérien, Amar Belkhodja, vient d’éditer un nouveau produit où un des pans les plus importants de l’histoire d’Algérie est remarquablement relaté, et ce, à travers des faits historiques implacables basés sur des témoignages et un travail de recherche, on ne peut plus, minutieux. Aussi, le crime est-il passé en revue d’un endroit à l’autre d’un pays ayant, plus d’un siècle durant, subi les affres d’un colonialisme farouche et dévastateur.

en lire plus | par la redaction