Ce livre présente sous forme de puzzle, d’agrandissements, de détails, repris et modifiés dans des mosaïques qui se recomposent, les photographies et les poèmes exposés au Centre Culturel Tjibaou en 2003. L’idée qui devait prendre finalement la forme de l’exposition (grands formats, mur libre pour l’expression spontanée, présence d’une bande vidéo) puis de ce livre, a à voir avec la façon dont les mots et les images peuvent aider à revenir de la mort vers la vie, du sentiment tragique vers une pensée positive. À la toute fin du XIXè siècle, dans un Paris secret, se préparent de sanglantes exactions anarchistes. Salèze, grand cérébral, financier occulte dattentats, destructeur des valeurs morales et religieuses, manie la métaphore avec éclat entre Blake, Dante et Maldoror pour tenter dattirer dans son monde extraordinaire et nihiliste la belle mais rétive Élise. Ésotérisme, anarchisme, paradis artificiels : tous les moyens semblent bons aux personnages du Désarroi pour « se délivrer de la chaîne des causes ». Mais viendra lheure des choix ou de la catastrophe annoncée… Plus d'un million de personnes vouées à la mort selon des critères 'raciaux', un génocide perpétré en utilisant les gaz, des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants dévorés vivants par des chiens, deux cent cinquante mille citoyens enchaînés et mis en esclavage, un plan de déportation meurtrier incluant d'anciens parlementaires, des escadrons de la mort pour traquer les résistants et les brûler sur place, des camps de triages et de concentration, des 'lois raciales'. Je me souviens de sa voix
Une brève ligne de lumière par le battant de la porte, entre le silence de la rue et le vacarme du restaurant. Je suis encore là, malgré la distance, qui n’est rien, malgré les années, qui s’additionnent, et je m’aperçois que la porte est close, qu’aucune lumière ne filtre, que le restaurant n’est plus depuis longtemps. Et il me semble pourtant que j’insiste, que la porte reste close ;
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Et que disait-on du poète à propos de fleurs - ici, dans le dernier livre d’Antoine Emaz, elles sont fleurs de peu mais résistantes en des temps difficiles - souvenez-vous, c’était chez Arthur Rimbaud, il disait : " Ne peux-tu pas, ne dois-tu pas / connaître un peu ta botanique ? ". Ne doit-on pas le demander toujours un peu aux poètes ? Non qu’il leur faille théoriser, le mot est gros, alourdi de passé, ses arêtes sont aiguës, mais noter au moins ce qui se passe pour eux qui ont entrepris de travailler la langue.
M.Andrea Marchesini Reggiani , directeur des projets de
l'association « Africa e Mediterraneo », après une visite à la Bienn
ale Dak art en 2004, est revenu pour l'édition de cette
année 2006 avec plus d'ambition. Avec le soutien de la région de Venezia et en
particulier la Fondation Prince Klauss pour la culture et le développement,
l'association Africa e Mediterraneo a animé l'un des nombreux sites du « OFF »
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