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Poésie
La poésie de Nacéra M’hamedi bout, ruisselle, refroidit, et ce qui sort de cette suite d’opérations lentes et tièdes, c’est – je cite les mots propres – le respect, la considération, la contemplation, la familiarité, la tendresse : « Sa bouche me dicta les exploits les plus fiers, Mon esprit s’aguerrit à l’attique clarté, Et lorsqu’en son sommeil, son corps se dévoilait Je bénissais le roc des midis sans ombrages

Dans cet ouvrage, le premier du genre totalement consacré à l'oeuvre de Rachid Boudjedra, un des plus grands écrivains contemporains, Hafid Gafaïti a réuni les travaux d'universitaires d'Afrique, d'Europe et des Etats-Unis. Cet ensemble impressionnant de textes est constitué de deux volumes qui se complètent remarquablement tout en étant conçus de manière à pouvoir être lus indépendamment l'un de l'autre. Ce recueil de poésies n’est que la trace rudimentaire et posthume de toute une kyrielle d’aèdes, de poètes très souvent anonymes dont la magie réveille et réfléchit l’âme et la vie de la société berbère de Kabylie en particulier, de la société humaine en général. Force est de reconnaître aux maîtres du Chaabi algérien, le mérite d'avoir revisité avec talent et bonheur, les qacidas du patrimoine poétique arabe maghrébin, quelque peu oubliées, et, qui plus est, de les avoir choisis avec un goût très sûr. Textes marocains, pour la plupart, qu'ils ont dépoussiéré, et auxquels ils ont redonné un nouveau souffle, une nouvelle vie, et une audience plus large.
Partout dans le monde, l’édition de poésie reste une aventure. Dans le contexte de l’édition nationale, elle relève de l’héroïsme. Le défunt Djamel Amrani, qui était d’une humilité désarmante, s’était même demandé une fois comment il avait pu être édité en Algérie.
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Ce livre présente sous forme de puzzle, d’agrandissements, de détails, repris et modifiés dans des mosaïques qui se recomposent, les photographies et les poèmes exposés au Centre Culturel Tjibaou en 2003. L’idée qui devait prendre finalement la forme de l’exposition (grands formats, mur libre pour l’expression spontanée, présence d’une bande vidéo) puis de ce livre, a à voir avec la façon dont les mots et les images peuvent aider à revenir de la mort vers la vie, du sentiment tragique vers une pensée positive.
C'est la seule, face à toutes les anthologies de la poésie : cette anthologie est originale parce qu'elle est informée et tournée vers les autres arts. Le mot anthologie vient du grec : anthos (la fleur), et legein (choisir) ; choisir la « fleur », le meilleur de notre prose française. Pour le mot prose, laissons parler Molière :
Tout ce qui est prose n'est point vers.
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Livres en revue
- Amar Belkhodja, Colonialisme, les crimes impunis
- Parler des camps, penser les génocides, (Essai) - Éditions Albin Michel, Paris, 1999
- Ouahiba Aboun-Adjali : Alger, de mémoire et d'amour, (Poésie) - Éditions Apic, Alger, 2006
- Le crime de Napoléon
- Vieillir en exil: Études rassemblées par Alain Montandon et Philippe Pitaud
- "Le bûcher des humanités" Le sacrifice des langues anciennes et des lettres est un crime de civilisation !
- Lichen, lichen l’essentiel pour la poésie est de durer
- Z Safâ: Anthologie de la poésie persane
- Le Goût d’Alger
- Tunis sous les Mouradites - La ville et ses habitants au XVIIe siècle d'André Raymond
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