La configuration dipolaire de l’espace dans Sable Rouge d’Abdelkader Djemaï
L’œuvre d’art n’est qu’une création humaine. Si parfaite soit-elle, elle demeure en cela, pour reprendre les termes de Claudel, questionnée par l’intelligence qui « regarde, évalue, demande, conseille, réprime, stimule, sépare, condamne, rassemble, répartit et répand partout l’ordre, la lumière et la proportion ». Une œuvre poétique achevée réunit à la fois deux éléme
Si le rire est le propre de l’homme, il est étonnant de constater que l’essentiel des travaux qui abordent la question de l’humour en littérature se limitent aux auteurs classiques (Rabelais, Molière, Voltaire, Diderot, Zola, Hugo, Baudelaire du côté français, Twain et Dickens du côté anglais) et à des « chronotopes » bien spécifiques (la France de la Renaissance et des Lumières ou l’Angleterre du XIXème siècle).
Jusqu’à la fin du monde...
Jusqu’à la fin du monde,
dans un train immobile.
Poussière de craie sur les paupières,
sur les mains. Jusquà la fin
du connu, mesuré et pesé,
devant un paysage qui ment
ciels de pluie suivis de ciels bleus,
champs ensemencés suivis de terrains vagues.
De quelle nuit est ce mensonge ?
De quelle mort se compose cette vie,
qu’aucun miroir ne réfléchit,
immobile au centre d’un oeil non humain,
de chien, d’ours, de cheval ?
Carlos Barbarito
Né le 28 septembre 1803 à Paris, Prosper Mérimée a un an lorsque Bonaparte devient empereur et douze ans à la bataille de Waterloo. Deux évènements qui avec la retraite de Russie et l’abdication de Napoléon en 1814, colorent les échos de son enfance. Trois régimes et trois révolutions sont les résultats dominants de l’instabilité politique qui marque sa vie d’adolescent et d’adulte.