Dans le sens aristotélicien de la poésie on trouve comme principe dynamique le concept de « la faisance » qui enracine la réalisation artistique dans une sorte de formalité technique à la fois causaliste et mimétique. L’art dans la technicité aristotélicienne ne peut transcender l’archétype de la cause première insérée par duplication mimétique dans l’excellence du « faire ». Cette poétique mécaniste se fondant sur la volonté technique présente une déficience majeure.
Plusieurs philosophes ont, par la philosophie, essayé de renverser l’absolu hégélien, désirant ainsi rendre la synthèse une forme insuffisante de la dialectique et l’absolu une forme in-actuelle de la synthèse, un achèvement relatif de la suffisance, voulant signifier en premier lieu que le méta-actuel de l’absolu ne pourrait constituer la totalité de la présence, et affirment que la possibilité et l’efficience d’un tel achèvement ne s’annoncent réelles que par ce que Hegel lui-même décrit, dans sa retentissante condamnation, comme étant irrationalité suspensive de la Raison absolutisante, à savoir la poésie.
Notes sur Langage et relation, poétique de l’amour de Serge Martin (L’Harmattan, 2005) Face aux dualismes qui dominent dans et par la philosophie, l’anthropologie, la sociologie et les études littéraires, penser, écouter la relation dans et par le langage est un défi. Et le point sensible où s’exerce cette écoute est le poème quand « il fait la relation » et « fait l’amour ».
Imaginez que depuis l’au-delà de votre mort, vous regardiez votre assassin. Il s’avance vers vous, l’air arrogant et satisfait, puis lâche ces mots dans votre direction : - Excusez-moi, je vous ai tué par erreur ! En vérité, il vous a tué du premier coup, mais comme il ne vous trouvait pas assez mort, il vous a mortellement frappé encore onze fois. Vous aviez beau être mort avec
Au Livre V de La République (470b), Platon établit une rigoureuse distinction entre guerre (polemos) et dissension (stasis) : d’une part la guerre, la vraie, celle qui oppose l’identique au différent, le Grec au Barbare ; de l’autre, la discorde, qui oppose entre elles les différentes parties d’une même famille, d’une même tribu, d’une même lignée, ou d’une même cité. Ce pa
Depuis les premières études, la poésie francophone n’a jamais connu un tel engouement, non seulement de la part des auteurs plus prolifiques que par le passé, mais encore de la part d’un public grandissant, désirant toujours plus s’ouvrir à d’autres cultures, s’adonner au métissage des savoirs. La poésie libanaise de langue française est foncièrement une question de liberté individuelle car la langue véhiculaire du pays est l’arabe, et que l’anglais se veut la langue de communication utilitaire.