Jusqu’à la fin du monde... Jusqu’à la fin du monde, dans un train immobile. Poussière de craie sur les paupières, sur les mains. Jusquà la fin du connu, mesuré et pesé, devant un paysage qui ment ciels de pluie suivis de ciels bleus, champs ensemencés suivis de terrains vagues. De quelle nuit est ce mensonge ? De quelle mort se compose cette vie, qu’aucun miroir ne réfléchit, immobile au centre d’un oeil non humain, de chien, d’ours, de cheval ?
Carlos Barbarito Copyright © Carlos Barbarito 2005 Copyright traduction © Patrick Cintas 2005