Lundi dernier, le directeur du Théâtre national algérien a dressé le bilan du volet théâtral lors de la manifestation « Alger, capitale de la culture arabe 2007 ». Sans fanfaronner mais avec beaucoup d’humilité, M’hamed Benguettaf a annoncé que le département théâtral d’« Alger, capitale de la culture arabe 2007 » avait atteint ses objectifs.
Le théâtre reste une des vitrines de l'Algérie qu'il représente souvent sur différentes scènes arabes et occidentales. Mais si ces représentations à l'étranger sont habituellement le fait d'initiatives personnelles entreprises par des troupes indépendantes qui font appel à toutes leurs connaissances et à des contacts pour participer à tel festival ou tel autre,
La 39e édition du Festival national du théâtre amateur se tiendra du 12 au 16 juillet à Mostaganem. «Cette édition sera consacrée à l'histoire du Festival national du théâtre amateur de Mostaganem.
Elle rendra hommage aux différents et illustres artistes ayant largement et admirablement contribué aux précédentes éditions de 1965 à 2005», ont annoncé les représentants du commissariat organisationnel de ce festival.
L'édition 2006 a été marquée par le fait que trois grands prix, (du meilleur spectacle, du meilleur texte et de la meilleure mise en scène), n'ont pas été attribués, que pensez-vous de cette décision ?
Le fait que ces trois importants prix n'aient pas été attribués signifie que le niveau n'a pas été à la hauteur, selon la vision du jury, composé d'hommes et de femmes reconnus, qui étaient libres d'établir leurs propres critères de jugement.
D'un autre côté, cela veut dire que les places sont chères, que ce n'est pas un festival de complaisance ou de distribution de prix, mais que c'est la qualité qui compte. Cela explique que ce ne sont pas les meilleures troupes qui étaient présentes dans cette compétition. Mais qu'on ne s'y trompe pas, cela ne remet en cause ni l'historique ni l'avenir du 4ème art, cela représente seulement l'édition de 2006.
Dans le cadre du festival national du théâtre professionnel qui se déroule actuellement à Alger, la troupe du théâtre régional de Béjaïa (TRB) a présenté samedi dernier, au TNA, une pièce intitulée Ayla Hamla.
Dimanche soir, la salle Ibn Zeydoun a accueilli la générale de la pièce de théâtre Madame Derbouka et Si El macho, dont la mise en scène, la scénographie et la chorégraphie sont signées Mohamed Badaoui. Face à un nombreux public, le rideau se lève sur le décor d'un salon où un couple entame une discussion houleuse. Dès les premières répliques, le ton humoristique et décapant de la pièce est enclenché.
Les spectateurs sont ainsi invités à suivre le quotidien de Si El macho, un drabki de profession, et de sa femme Madame Derbouka, femme au foyer où, sous des apparences soumises, bouillonne une personnalité forte de caractère. Dans un langage simple et populaire, l'auteur explore les rapports de couple en Algérie et met en relief les difficultés de communication de l'amour, face à la dure réalité du quotidien.