La Revue Arabesques, en 19 ans d’existence, a toujours maintenu le cap qu’elle s’était fixé : se renouveler sans cesse, ne pas arrêter de s’inventer. Revue d’une maison d’édition, elle est, plus que jamais, l’expression de sa vie, le reflet de la diversité des personnalités de ceux qui la font. Elle témoigne de la volonté des Éditions Arabesques, de rejeter toute ligne dogmatique, de tourner la page de la littérature engagée et de préserver la plus grande ouverture possible face à l’infinie variété de la littérature, de la pensée, de la création.
Cette revue n’a jamais été, ne sera jamais, celle de la bien-pensance ou du militantisme.

La revue Arabesques se propose de poursuivre et développer un travail entrepris de longue date. Elle a accueillie bon nombre des plus grandes signatures, tant algériennes qu’étrangères. Cette filiation non exclusive mais clairement revendiquée n’est pas démentie, ni par le visage de son conseil de rédaction, qui se répartit aujourd’hui entre Alger, Paris, Beyrouth et New York. C’est une revue culturelle et artistique, mais ne se limite pas à l’écriture et aux arts. C’est aussi une revue trilingue en ligne qui s’intéresse à la littérature contemporaine. Nous publions des textes en français, en anglais et en arabe.

Accordant sa plus grande part à la poésie et à la critique et recherche littéraire, algérienne, française comme étrangère, la revue Arabesques se donne pour projet de servir la littérature vivante sans exclusive, dans sa vitalité et sa diversité, et souhaite développer de fructueux échanges avec les autres littératures, les autres formes d’expression créatrice. Par-là, elle espère témoigner de la nécessité, pour l’écrivain comme pour le poète, de faire résonner dans son travail les grandes questions que lui pose son temps. A une époque où tout a été dit et où les concepts post et néo-abondent, comment trouver de nouvelles formes poétiques et discursives? Comment pouvons-nous représenter le monde dans lequel nous vivons, qui est celui des mélanges et des hybridations, à travers de nouveaux moyens verbaux capables de rendre compte des nouvelles structures qui régissent notre société?

Après la mort du modernisme, on nous dit que le postmodernisme est mort aussi (meschonnique) et que la naissance du post-postmodernisme ou post-millénialisme (Gans) est annoncée. Après la supposée mort de la poésie, l’idée de post-poésie est avancée (Gleize). Études post-structuralistes, ère post-vérité, post-littérature. Et qu’est-ce que ce post-signifie, exactement? Cela signifie à la fois rupture et continuité (Hassan), effacement du passé et du patrimoine, fin d’une ère et début d’un nouveau.

Le but de cette revue est donc de rechercher de nouveaux outils poétiques pour représenter la société contemporaine, caractérisée par la mondialisation (suppression des frontières géographiques, mélange des langues) et la pluralité (fluidité sous toutes ses formes, fragmentation des identités).

Nous voulons lire des poèmes de toutes sortes (vers libre, narratif, expérimental, fragmentaire), en anglais, en français, en français, des poèmes courts, de longs poèmes, des poèmes lyriques ou mécaniques ou des poèmes lyriques et mécaniques, des poèmes urbains , des poèmes qui ont le goût du sol, des poèmes qui mêlent l’ancien et le nouveau pour récupérer l’humain du ghetto où les significations ne cessent de s’étendre et de se contredire – surtout de contredire le monde tel qu’il est devenu.

Arabesques se veut être le miroir de la création et de l’actualité littéraire algérienne et mondiale, tout en posant un regard critique sur la francophonie et sa diaspora d’un point de vue littéraire.

De nombreux débats ont eu lieu et continuent dans les milieux littéraires à propos de la définition même de la littérature algérienne. Chez Arabesques, nous considérons que la littérature en général est fortement influencée par l’histoire des peuples auxquels appartiennent les auteurs, influencée aussi par les environnements immédiats, modelés ou suggérés par les ballottements des vécus de ces auteurs dans le temps et dans l’espace. De ce point de vue, la littérature algérienne, de langues arabe, française ou amazighe serait donc l’ensemble de la création littéraire issue de l’Algérie et de sa diaspora dispersée à travers le monde.

Nous sommes donc au service des acteurs et des amoureux du livre, et plus particulièrement au service de ceux qui ont une passion pour la littérature en général ou qui veulent la (re)découvrir. Nos contributeurs, qui peuvent être des lecteurs tout à fait ordinaires ou des spécialistes en littérature, partagent leurs voyages et coups de cœur à travers des notes de lecture dans la rubrique “Livres et Critiques” .

Les lecteurs sont également informés sur l’actualité dans le domaine du livre, des nouvelles publications et des événements relatifs à la littérature dans le monde. Ces événements sont inscrits dans l’agenda et régulièrement mis à jour par la rédaction ou les organisateurs d’événements qui ont la possibilité d’y ajouter gratuitement leurs événements dont l’entrée est libre.

Les Rédacteurs