Revue Littéraire et Culturelle Internationale

L’anonymographie et l’oralisation : autour du secret sur l’identité de l’auteur

dans Essais

Dans le texte d’une conférence donnée à Rabat en 1966 et récemment publié, Joseph Gabel définit anonymographie par le fait de détruire la dialectique sujet-objet en escamotant le sujet (alors que le mensonge la détruit en mystifiant l’objet) . Nous donnerons une extension de sens à ce terme en l’appliquant aux procédés de distanciation entre le texte (considéré comme objet) et l’auteur (le sujet). Nous nous intéresserons aux textes anonymographiques, c’est-à-dire ceux présentant cette distanciation, et aux motivations qui sous-tendent cette pratique.

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Jacques Chessex et les deux flammes, par Florian Préclaire

dans Essais

Il importera ici pour nous de relever quelques symboliques associées au feu dans l’œuvre de Jacques Chessex, et de les mettre en perspective avec les travaux de Gaston Bachelard. Dès lors et d’emblée, nous tenons à reprendre cette assertion du philosophe :
« Parmi tous les phénomènes il est le seul qui puisse recevoir aussi nettement les deux valorisations contraires : le bien et le mal. Il brille au Paradis. Il brûle à l’Enfer. Il est douceur et torture. Il est cuisine et apocalypse. »[1]

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Pages philosophiques sur la théorie de la poésie (1), par Monsif Ouadai Saleh

dans Essais

La poésie est une parole éveillée. Pur éveil du soi pour-soi. Son « éveillance » est pour-soi insaisissable en soi. Eveil fuyant. Parole fuyante. Nécessité libre de l’arbitraire dans la quête de soi. La poésie est un refus ontologique de la nécessité, et une postulation éthique de l’arbitraire.

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Malek Haddad, « La langue française est mon exil » Un auteur attaché à ses racines

dans Essais

Il prit alors « le chemin de l’errance ». A Paris, il travailla quelque temps à la radiodiffusion française. Ensuite, il effectua des missions en URSS, en Egypte et en Inde pour le compte du Front de libération nationale (FLN). De 1958 à 1961, il publie un roman chaque année. Après l’indépendance, il dirigea à Constantine la page culturelle du quotidien An Nasr, de 1965 à 1968.

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Malek Haddad, itinéraire d’un écrivain ignoré

dans Essais

"Malek Haddad ne mérite pas le procès de sorcellerie qu’on lui a intenté, c’est un homme de culture." Tels sont les propos tenus hier, par M. Abdelmadjid Merdaci, professeur à l’université Mentouri de Constantine, lors de la deuxième rencontre littéraire des talents, organisée au théâtre régional de Constantine (TRC), à l’occasion de la commémoration de l’anniversaire de la mort du grand poète et écrivain algérien d’expression française, Malek Haddad.

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Mourad Bourboune

dans Biographies

Né le 23 janvier 1938 à Jijel en Petite Kabylie. Études à Constantine, puis à Tunis et à Paris. Grève des étudiants en 1956. En 1958, il se trouve à Tunis et joue dans la pièce de Kateb Le Cadavre encerclé. Participe à la fondation de l’Union des Écrivains algériens le 28 octobre 1963. Directeur de cabinet de Bachir Boumaza, ministre du Travail et des Affaires sociales. En octobre 1963, il dirige la Commission culturelle mise en place par le FLN. Après le coup d’État du 19 juin 1965, il part pour la France. Retour en Algérie quelques années plus tard, puis retour à Paris où il a travaillé quelque temps à Demain l’Afrique. Réside à Paris.

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Maissa Bey

dans Biographies

De son vrai nom Samia Benameur, Maïssa Bey est née en 1950 à Ksar-el-Boukhari, petit village au sud d’ Alger. Elle est professeur de français dans un lycée de l’Ouest algérien et mère de quatre enfants. "Au commencement était la mer…" est son premier roman. Elle a publié chez Grasset "Nouvelles d’Algérie" (1998) (tiré de "Cinq romans algériens" Marsa, France, 1998)
Elle a été « une enfant colonisée ». Son père , combattant du FLN, a été tué durant la guerre. Après des études au lycée Fromentin d’Alger, puis universitaires, Maïssa Bey est actuellement professeur de français dans son pays. Nourrie, imprégnée de culture française, elle écrit dans cette langue, dont elle déclare qu’ « il est bien plus réaliste de (la) considérer comme un acquis, un bien précieux, et peut-être même un « butin de guerre » ainsi que la définissait Kateb Yacine. »

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La fleur : métaphore de la passion dans « Henri d’Ofterdingen » de Novalis et « l’Arrière-saison » d’Adalbert Stifter

dans Essais

La fleur, symbole de l’amour qu’il soit rêvé, vécu ou sublimé a toujours traversé les siècles. Elle apparaît comme un élément évocateur du désir d’aimer ou d’être aimé. Les romantiques allemands l’ont souvent associée à une passion non avouée et pourtant si présente chez celui qui désire ardemment conquérir le cœur d’une bien-aimée. La forme poétique du monde que projettent les romantiques allemands dans leurs poèmes, leurs contes ou leurs romans transparaît dans la description de la fleur, et notamment dans la description de la fleur bleue.

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Un Long Voyage vers Soi, par Francesca Fava

dans Nouvelles

Parti d’un pays d’où il a dû s’en aller, l’immigré peut être considéré comme un éternel voyageur : comme tout voyageur, en effet, il visite de nouveaux lieux, il connaît différentes cultures et il s’imprègne d’univers tant inconnus que souvent séduisants. Mais, à différence de tout autre voyageur, il ne voyage pas seulement de pays en pays, mais aussi de rêves en rêves, de peur en peur, de remords en remords, bref, à l’intérieur de soi. Obligé à se soumettre aux nouvelles règles et aux inconnues normes de vie, mais, en même temps, désireux de garder ses traditions, il doit voyager à l’intérieur de ses désirs présents, de ses besoins passés et de ses espoirs futurs et chercher la seule chose qui peut lui permettre de terminer ce long et difficile voyage : sa vraie et libre identité.

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